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591
visiteur(s).
77 contribution(s).
La seconde guerre mondiale, par Alain
Léon BLUM, par Alain
Nos hommes célèbres :
Zénobe Gramme, par DoM
Nos hommes célèbres : Victor
Horta, par DoM
Nos hommes célèbres :
Mercator, par DoM
Nos hommes célèbres :
Hergé, par DoM
Nos hommes célèbres :
Adolphe Sax, par DoM
Nos hommes
célèbres, par DoM
Nos hommes célèbres :
Clovis, par DoM
Nos hommes célèbres :
Maurice Grévisse, par DoM
Nos hommes célèbres : Jan
van Eyck, par DoM
Nos hommes célèbres :
André Vésale, par DoM
Non, j'mettrai pas Annie
Cordy ! :-)), par DoM
Dans la série, Nos hommes
célèbres : Soeur
Emmanuelle :-), par DoM
Dans la série, Nos hommes
célèbres : Amélie
Nothomb :-), par DoM
Petite annonce., par Alain
Les femmes de la Révolution
française., par Alain
Les hommes de la Révolution
française, par Alain
Les hommes de la Révolution
française., par Alain
Les hommes de la Révolution
française., par Alain
Les hommes de la Révolution
française., par Alain
A-t-il inventé
l'école ?, par Alain
>Ch'tite question, par aton (qui cause
avant l'aube..)
Une statue : VERCINGETORIX, par Alain
Héros de livre :
d'ARTAGNAN, par Alain
Tour de la Défense :
ARAGO, par Alain
Expression célèbre : sans
peur et sans reproche., par Alain
Un sadique donne son nom à
l'histoire., par Alain
Un nom donne un plat : le hachis
parmentier., par Alain
Les plus connus sous un autre
nom., par Alain
Ecole célèbre :
CONDORCET, par Alain
Hôpital célèbre :
BICHAT, par Alain
Mesure célèbre :
AMPERE, par Alain
Monnaie célèbre :
RICHELIEU, par Alain
Lieu coquin : PIGALLE, par Alain
Institut célèbre :
PASTEUR, par Alain
Place célèbre : ETOILE
CHARLES DE GAULLE, par Alain
Avenue célèbre :
FOCH, par Alain
Monument célèbre : la Tour
Eiffel, par Alain
Station de métro :
BARBES, par Alain
> Jacques de Molay ..., par
serghis
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La seconde guerre
mondiale
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28 juin
2002, par Alain
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1939-1945
La seconde guerre mondiale
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Des sites
sur la seconde guerre mondiale il y en a des
tonnes. Tant pis ! Je vais moi aussi
créer un site sur cette époque. Vous
n'y verez rien d'original puisque tout ou presque
tout est ou a été dit. Enfin vous y
verrez quand même quelques films en WMV
(fonctionne avec le Media Player)tournés par
des amateurs de cette époque dont l'un de
ces amateurs est Eva Hitler en personne. Que
filme-t-elle ? Son abominable amant, bien
sûr, en compagnie de ses copains du
moment.
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Léon BLUM
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28 mai
2002, par Alain
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Pourquoi
parler de Léon Blum ? Parce qu'il n'est
resté que peu de temps au pouvoir et
pourtant on parle beaucoup de lui pour toutes les
avancées sociales.
Léon Blum est un
esthète, un homme avide de justice et de
morale. C'est un disciple de Jean Jaurès,
c'est un des artisans du Front populaire qui
incarne le socialisme de son époque.
Ancien
normalien qui mène de front une
carrière juridique et littéraire,
Léon blum est originaire d'une famille
israélite. C'est sous l'influence de Lucien
Herr qu'il devient socialiste.
En
1914-1916, Léon Blum est chef du cabinet du
socialiste Marcel Sembat et devient l'un des
avocats de l'Union sacrée. En 1920, il est
avec Jean Jaurès le principal interlocuteur
du congrès de Tours. Il s'oppose à la
transformation de la SFIO en SFIC et les
communistes le haÔront toujours. En 1929, il
devient député et président du
groupe parlementaire socialiste. En 1936, alors que
deux millions d'ouvriers sont en grève, Blum
est élu président du Conseil et forme
le Front populaire. Son gouvernement sera
contesté par les communistes et
l'extrême-droite, ce dernier n'acceptant pas
ce président d'origine juive. Très
rapidement Léon Blum agit et prend des
mesures spectaculaires : augmentation des
salaires de 12%, semaine de 40 heures, deux
semaines de congés payés, etc.
L'euphorie est à son comble mais ne dure
pas. Léon Blum doit faire face à la
guerre civile espagnole et vote, à
contre-cúur, la non-intervention en Espagne.
Il se le reprochera toute sa vie.
Devant la
montée des fascismes (parti populaire de
Jacques Doriot, les Croix de feu), la
dévaluation et la fuite des capitaux, le
gouvernement de Blum ne tient plus. En 1937, il est
renversé. Ce qui fut une avancée
spectaculaire dont on parlera longtemps, n'a
duré qu'un an.
Léon Blum condamne le
pacte de Munich qu'il dit être un
"lâche soulagement ". Le 10 juillet
1940, il sera des 80 parlementaires qui refusent de
voter les pleins pouvoirs au maréchal
Pétain. Arrêté par le
régime de Vichy, il est jugé au
procès de Riom, en 1942, où il
prononce un admirable réquisitoire. Vichy le
livre aux Nazis qui le déportent. Il est
libéré par les
Américains.
A son
retour, il continue de jouer un rôle dans
l'avènement de la IVè
République.
Ses
adversaires comme ses amis pensent que Léon
Blum a été un homme courageux tout au
long de sa vie.
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Nos hommes
célèbres : Zénobe
Gramme
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8 mai
2002, par DoM
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au début des forums]
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ingénieur
électricien, chercheur, inventeur de la
dynamo, Jehay-Bodenée 1826 -
Bois-Colombes,France 1907, En fait, une bonne
partie de son parcours est fort mal connu et a
donné lieu à des écrits sujets
à caution. Il aurait suivi une formation de
menuisier et serait allé exercer cette
profession en France. Toujours est-il qu'on le
retrouve à Paris en 1856. En 1860 il fait la
connaissance d'un contremaître d'une
société de fabrication de machines
magnéto-electriques, puis d'un constructeur
d'instruments scientifiques. Il dépose
quelques brevets entre 1863 et 1869. Au moment du
siège de Paris par l'armée
prussienne, en 70-71, il se réfugie à
Arlon puis revient à Paris où il
présente son invention de l'"anneau de
Gramme" devant l'Académie des Sciences. La
même année est créée la
Sté "d'Ivernois et Gramme" qui propose la
machine de Gramme pour remplacer les machines
à vapeur. En 1874, la dynamo d'atelier
connaît un succès fulgurant, procurant
de l'électricité et du mouvement. Un
brevet est homologué pour une machine qui
donne plusieurs courants alternatifs, ce qui
constitue la 1ère description de
l'alternateur. En 1904, Zénobe Gramme se
retire. Il meurt à Paris en 1907. Bien des
zones d'ombre planent sur son existence. L'Histoire
retient de lui qu'il a été
l'inventeur de la génératrice
dynamoélectrique. (source : Wallons
à l'étranger)
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Nos hommes
célèbres : Victor
Horta
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8 mai
2002, par DoM
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au début des forums]
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architecte,
décorateur, designer, Gand 1861 - Bruxelles
1947, Victor Horta est probablement l'architecte
belge le plus connu (1861-1947). Après sa
formation à Gand, il s'installe à
Paris en 1878. Il achève ses études
en 1880 chez Alphonse Balat, à
l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. A
l'âge de 25 ans, il construit ses premiers
logements, à Gand. Avec Henry Van de Velde
et Paul Hankar, il est l'une des figures de proue
de l'architecture moderne en Belgique. Suivant
l'exemple des architectes français Labrouste
et Dutert, il utilise le verre et le métal
dans ses constructions. Il construit notamment
plusieurs maisons de maître à
Bruxelles, l'Hôtel Tassel (1893),
l'Hôtel Solvay (1695), les grands magasins "A
l'Innovation" de Bruxelles (1901, détruits
depuis lors par un incendie) et le Grand Bazar
à Francfort sur le Main (1903) et à
Anvers (1906), la Maison du Peuple à
Bruxelles (1896-1899) aujourd'hui démolie
(par sa construction en fer et en verre, elle
présentait un caractère
exceptionnellement élégant et
osé), l'hôpital Brugmann à
Bruxelles (1912-1924) et le Musée des
Beaux-Arts de Tournai (1903). Il séjourne en
Grande-Bretagne et aux Etats-Unis entre 1915 et
1919. A son retour en Belgique, sa passion pour la
décoration semble s'être
tempérée : la ligne droite
domine. Il construit avec un nouveau
matériau, le béton armé, des
constructions telles que le Palais des Beaux-Arts
(1922-1928) à Bruxelles. L'oeuvre de Horta
est novatrice : il réalise, à la
fin du 19e siècle, une oeuvre originale,
gracieuse et lyrique, avec des arabesques
fantasques (style nouilles, coup de fouet ou
anguille) et une profusion de décorations
(art nouveau). Horta est lié à
l'Université libre de Bruxelles et aux
Académies d'Anvers et de Bruxelles en tant
que chargé de cours (et en tant que
directeur de 1927 à 1931). En 1969, le
musée Horta est aménagé dans
sa maison de la Rue Américaine, 23-25,
à Bruxelles (1898-1900). (source :
sfi)
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Nos hommes
célèbres :
Mercator
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8 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
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Mercator
(Gerhard Kremer) géographe, Rupelmonde 1512
- Duisbourg 1594, Le vrai nom de Gerardus Mercator
était Gerhard Kremer. Il a fait ses
études à l'université de
Louvain. Il fonda sa propre affaire et orienta son
activité vers la gravure de cartes et de
cartes de navigation. En 1522, il partit à
Duisbourg et commença à travailler
sur sa célèbre mappemonde qu'il
publia en 1569 et qui reproduisait les côtes
d'Amérique centrale et méridionale et
comprenait un tracé plus exact de l'Asie,
incluant le sud-est de ce continent, bien que la
plus grande réussite de cette carte fut la
projection cylindrique, qui porte son nom et
d'où vient la projection la plus
employée aujourd'hui, la projection UTM
(Transverse Universelle de Mercator). Dans ce
système, des lignes parallèles
représentent les méridiens, et les
parallèles sont des lignes droites qui
coupent les méridiens à angle droit.
Très utilisée en navigation, la
projection de Mercator permet de tracer une route
en ligne droite entre deux points sur la carte et
de la suivre sans modifier la direction de la
boussole. Le sens complet de la carte et sa
projection ne furent pas reconnus pendant
près de cent ans. Mercator fut le premier
à utiliser le mot atlas pour désigner
une collection de cartes. Son travail ne connut pas
un grand succès commercial, jusqu'à
ce que Jodocus Hondius acquit les planches des
héritiers de Mercator, et y ajouta d'autre
cartes pour donner une plus grande portée
à son édition. La première
édition de l'Atlas de Mercator-Hondius
apparut en 1606 et compta à peu près
30 éditions avant 1640. (source :
Cervera Centre)
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Nos hommes
célèbres :
Hergé
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8 mai
2002, par DoM
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au début des forums]
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Hergé (Georges
Rémi), Etterbeek 1907 - Bruxelles 1983,
Georges REMI, alias REMI Georges, R.G.
(Hergé) naît dans une famille modeste
et catholique. Dès l'âge de quinze
ans, ses croquis sont publiés dans le
magazine de son école aussi bien que dans le
journal des scouts belges. A 18 ans, il
débute réellement sa carrière
dans le XXe siècle. Il y publie des
illustrations sous le pseudo d'Hergé. Cinq
ans plus tard, il est promu directeur du Petit
Vingtième. Au départ, il se contente
d'illustrer des scénarii de propagande puis
on lui confie l'élaboration de sa
première vraie BD. C'est ainsi qu'en 1929
parait Tintin, reporter au petit vingtième,
au pays des soviets. Le succès est
immédiat. En 1930, il crée Quick et
Flupke. Puis c'est Tintin au Congo. Hergé
enchaîne très vite sur Tintin en
Amérique. En 1934, Hergé publie Les
cigares du pharaons. Puis il envisage d'envoyer son
héros en Chine. C'est une époque
charnière qui va marquer son style car c'est
dans cette optique qu'il rencontre Tchang
Tchong-Jen, étudiant chinois aux Beaux Arts
de Bruxelles. Ce sont les aventures de Tintin,
reporter, en Extrême Orient (Le lotus Bleu)
qui paraissent en 1935. Par la suite, Hergé
publie des aventures plus anecdotiques (L'oreille
cassée et L'île noire) et donne
naissance à Jo, Zette et Jocko. En 1938, il
imagine l'histoire d'un anschluss raté entre
deux pays imaginaires, que l'on devinera être
l'Allemagne et l'Autriche. Le sceptre d'Ottokar est
en quelques sortes une fiction qui dépasse
la réalité car c'est la même
année qu'Hitler s'allie aux Autrichiens. Peu
après la guerre éclate. Durant la
guerre, Hergé laisse son imaginaire prendre
le dessus. Il publie toujours les aventures de
Tintin dans un autre journal. A la
libération, il est arrêté et
mis en cause devant un tribunal. Aucune suite n'est
donnée à cette affaire mais Tintin
s'arrête pendant 2 ans. Mais Hergé
remanie ses anciennes histoires et rencontre
plusieurs nouveaux amis. Avec leur aide, il fondera
en 1950 le journal de Tintin, pour les 7 à
77 ans. On y publie d'abord d'anciennes planches
retravaillées où Tintin est
colorisé. Puis Hergé sort Objectif
Lune et On a marché sur la Lune qui auront
un succès extraordinaire. Il continue
après cela à mettre en scène
son héros dans diverses aventures où
les intrigues sont de plus en plus
élaborées. En 1974, le dernier album,
Tintin et les Picaros, est édité.
L'auteur décide alors de se reposer. Il
tentera de concevoir une dernière aventure
pour son personnage, l'Alph-art mais la maladie
l'emporte avant qu'il puisse y parvenir, en
1983.Hergé est aujourd'hui
considéré comme le fondateur de
l'école de Bruxelles et la réputation
de son petit reporter n'est plus à faire.
(source : Aurelien)
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- > Nos
hommes célèbres :
Hergé
8 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
Hergé se plaignait de son enfance : "Mon
enfance me paraît très grise. J'ai des
souvenirs, bien sûr, comme tout le monde, mais ils
ne commencent à s'éclairer, à se
colorer, qu'au moment du scoutisme. Avant cela, je le
répète, c'est une sorte de grisaille. Mes
parents m'aimaient bien, je n'ai pas eu à me
plaindre, mais il y avait peu de contact. Par exemple, il
n'y avait pas un livre à la maison. Il est vrai
que mon père était orphelin et qu'il a
commencé à travailler très jeune
(Nota : son père était employé
dans une maison de confection où il esquissait des
modèles de vêtements)"
- > Nos
hommes célèbres :
Hergé
8 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
Son premier héros était Totor (1926)qui
rappelait déjà celui qui allait devenir
Tintin. Totor est apparu de 1926 à 1930 dans Le
Boy Scout qui deviendra plus tard Le Boy Scout
Belge.
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Nos hommes
célèbres : Adolphe
Sax
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8 mai
2002, par DoM
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au début des forums]
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facteur
d'instruments, inventeur du saxophone, Dinant 1814
- Paris 1894, belge, Antoine Joseph Sax, alias
Adolphe Sax, est issu d'une famille de fabriquants
d'instruments. Son père, Charles Joseph Sax
possède un atelier de fabrication
d'instruments à vent situé à
Bruxelles. Cette petite entreprise emploie 250
travailleurs. Sax senior reçoit de
nombreuses commandes de l'Etat. Sax junior s'initie
à la musique, dès 1828, à
l'Ecole Royale de Musique de Bruxelles. Il suit
également des leçons de clarinette.
Pour cet instrument, il développe un nouveau
système de 24 clefs qu'il présente
à l'Exposition industrielle de Bruxelles en
1835 et qu'il fera breveter. Sax travaille ensuite
à la création d'une série de
nouveaux instruments. C'est à l'occasion de
l'Exposition industrielle de Bruxelles de 1841
qu'il organise, pour la première fois, une
audition officielle de sa création : le
saxophone. En Belgique, cependant, Sax n'obtient
pas la reconnaissance escomptée. Il part
donc pour l'étranger. Il débarque
à Paris en 1842 et ouvre une première
fabrique d'instruments en 1843 : "Adolphe Sax
& Cie". Au sommet de son activité, il
emploie quelques 200 ouvriers. Dans toute sa
carrière, Sax produira environ 40.000
instruments. En 1845, Sax sort vainqueur d'un
concours le confrontant avec des formations
musicales traditionnelles : un
arrêté ministériel
décrète même que les
instruments de Sax doivent être
obligatoirement repris dans les chapelles musicales
militaires françaises ce qui donne à
Sax une position de monopole. Après la
révolution de 1848, la toute jeune
République fait fi du décret
ministériel de 1845. Il s'ensuit une
première faillite de l'entreprise de Sax. Le
décret est néanmoins
réhabilité en 1854, sous le Second
Empire et Sax temporairement sauvé !
Durant la guerre franco-allemande, la production
est à nouveau battue en brèche et
lors de la 3e faillite, sa collection personnelle
d'instruments, 467 pièces, fait même
l'objet d'une vente publique. Sax meurt en 1894,
après avoir obtenu, au terme de sa vie, la
reconnaissance qu'il méritait.
(source : sfi)
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Nos hommes
célèbres
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6 mai
2002, par DoM
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au début des forums]
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je ne
voudrais pas vous assommer.. :-)) Z'avez
qu'à dire si vous en voulez
d'autres !
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Nos hommes
célèbres :
Clovis
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6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
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roi des
Francs, Tournai ± 465 — 511 En 457, le
père de Clovis, Childéric 1er, est
proclamé roi des Francs saliens de la
région de la Sambre et de la Lys et a sa
capitale à Tournai. A sa mort, Clovis,
âgé de 16 ans, est nommé roi
des Francs saliens à Tournai. Cinq ans plus
tard, lors de la bataille de Soissons, Clovis bat
son faible voisin Syagrius qui constituait le
dernier héritage du pouvoir Romain.
Après la victoire, Clovis partage le butin
sous forme de lots tirés au sort comme le
veut la coutume. Mais à la demande de
l'évêque Rémi il met de
côté un vase liturgique en argent , un
soldat proteste et abîme le vase avec sa
hache. Lors de l'inspection générale
suivant la bataille Clovis fend le crâne du
contestataire avec sa hache. A 28 ans, Clovis
épouse Clotilde, une princesse Burgonde
catholique. Trois ans plus tard à Tolbiac,
il remporte une bataille contre les Alamans. La
légende veut que cela soit au cours de cette
bataille qu'il promit de se convertir s'il
remportait le succès. C'est le 25
décembre 506 à Reims que
l'évêque Rémi baptise Clovis et
ses 3000 guerriers. Clovis s'installe à
Paris, sa nouvelle capitale. Il devient enfin roi
des Francs en faisant assassiner le roi des
Ripuaires, Sigebert, ainsi que son fils
Chlodéric (vers 509). A sa mort ses
descendants (les rois fainéants) se
partageront le territoire unifié par leur
père et l'émietteront pour plusieurs
siècles.
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Nos hommes
célèbres : Maurice
Grévisse
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6 mai
2002, par DoM
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au début des forums]
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grammairien, Rulles 1895 -
La Louvière 1980, belge, Celui qui, par
tradition familiale, devait reprendre la forge
paternelle, devient instituteur (1914) à
l'Ecole communale de Carlsbourg, régent
littéraire (à Malonne) et docteur en
philosophie et lettres (philologie classique)
à l'ULg (1925). Parallèlement
à ses études universitaires, il
enseigne à l'Ecole des Pupilles de
l'Armée à Marneffe, à l'Ecole
royale des Cadets à Namur (1927), puis
à Bruxelles, jusqu'en 1957. Afin de mieux
mettre à la portée de ses
élèves un manuel de grammaire,
Grevisse ajoute tant de nouveaux feuillets que,
finalement, on ne retrouve plus trace de la
grammaire initiale. Le Bon usage, volumineuse
grammaire, née en 1936, constamment
rééditée est
considérée par les philologues et les
auteurs - André Gide en premier (il cite le
Bon usage comme son ouvrage de
référence) - comme la meilleure
grammaire française, faisant autorité
dans tous les pays francophones. Des ouvrages
scolaires ou philologiques forment le
complément de son oeuvre essentielle
(Précis de grammaire française, Cours
de dictées, Le Français correct). Il
a consacré son existence à l'examen
des faits de langue chez les auteurs reconnus, les
plus divers, et en a dressé, sans
volonté normative, un constat d'usage.
Chroniqueur de langage dans La Libre Belgique, il a
réuni ses études en plusieurs volumes
sous le titre collectif Problèmes de langage
(1961-1970). Médaille d'or de
l'Académie française (1946),
titulaire du prix De Keyn de l'Académie
royale de Belgique, prix Vaugelas à
Genève en 1961, officier de la Légion
d'Honneur (1971), membre du Conseil international
de la Langue française (1967-1980), il sort
la onzième édition du Bon usage,
ouvrage de 1532 pages, quelques mois avant sa mort.
Il a 84 ans. Plusieurs millions d'exemplaires de
ses livres sont lus dans le monde. (source :
Cent Wallons du siècle)
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Nos hommes
célèbres : Jan van
Eyck
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6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
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peintre,
Maaseick ? ± 1385 - Bruges 1441, belge,
Jan Van Eyck fut le principal représentant
des primitifs flamands. Les caractéristiques
fondamentales du style de Van Eyck sont la
reproduction d'espaces en trois dimensions
grâce à la perspective
aérienne, la plasticité des formes et
la représentation réaliste des
personnes et de leur proche entourage. Toutes ces
caractéristiques sont bien illustrées
dans le célèbre polyptyque de vingt
volets, l'Adoration de l'Agneau mystique, qui est
exposé à l'Eglise Saint-Bavon de
Gand. Ce polyptyque comporte une inscription selon
laquelle cette oeuvre aurait été
commencée par Hubert Van Eyck pour
être achevée par son frère Jan
en 1432. Elle a donné lieu à de
nombreuses disputes et cette énigme qui
n'est toujours pas résolue. Dans l'Adoration
de l'Agneau mystique, Jan Van Eyck présente
les personnages d'Adam et Eve comme deux nus
réalistes (à ce que l'on sait, les
premiers dans la peinture flamande). Les
personnages des commanditaires sont
représentés par deux portraits
réalistes. La lumière splendide et la
profondeur du paysage en arrière-plan sont
des caractéristiques permettant de
reconnaître l'authenticité de Van
Eyck. Le polyptyque ouvert se compose de deux
registres se trouvant l'un au-dessus de l'autre.
L'Adoration de l'Agneau mystique est le panneau
central du registre inférieur. De gauche
à droite, les volets
représentent : les juges
intègres (ce panneau fut volé en 1934
et remplacé par une copie), les chevaliers
du Christ, les ermites et les pèlerins. Au
registre supérieur trône le Christ
entre la Ste Vierge et St Jean-Baptiste. Aux
extrémités se trouvent Adam, à
gauche, et Eve, à droite, tous deux
flanqués de choeurs d'anges. Le polyptyque
fermé présente notamment
l'annonciation et les portraits des donateurs.
L'Agneau mystique est considéré comme
le début de la peinture flamande. Il se
distingue par une conception monumentale et une
harmonie des couleurs inégalée.
D'autres grands moments de l'oeuvre de Van Eyck
sont La Vierge au chancelier Rolin (v. 1436,
Louvre) et La Vierge au chanoine Van der Paele
(1436, Musée Groeninge, Bruges).
Thimothée (1432, Londres, National Gallery),
L'Homme au turban (1433), Le portrait de Marguerite
Van Eyck, l'épouse du peintre (1439) et les
Arnolfini font partie des portraits les plus
suggestifs, qui ont inspiré les meilleurs
portraitistes du 15ème siècle.
(source : sfi)
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- > Nos
hommes célèbres : Jan van
Eyck
7 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
Il a travaillé aussi pour Jean de Bavière
en lui peignant les "Très Belles Heures de
Notre-Dame" (miniatures que l'on trouve aujourd'hui dans
un musée d'Italie).
- Il est
époustouflant..
7 mai
2002, par DoM [retour
au début des forums]
Il y a une exposition de ses oeuvres à Bruges
pour le moment, je vais essayer d'avoir des
renseignements là-dessus, parce que ça
n'arrive pas tous les 10 ans...
- Et
voilà !
9 mai
2002, par DoM [retour
au début des forums]
Jan Van Eyck, les primitifs flamands et le Sud
(1450-1530) Musée Groeninge, Dijver 16, B-8000,
Bruges (Belgique), réservations à
l'avance pour la France (recommandée) :
0892 684 694. Infos sur www.brugge2002.be, Catalogue
(Flammarion, 30 euros). Jusqu'au 30 juin.
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Nos hommes
célèbres : André
Vésale
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6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
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médecin Bruxelles
1514 — île de Zante, Grèce 1564
belge Né à Bruxelles, Andries Van
Wesel (Vesalius) étudia la médecine
à Paris, puis à Louvain. Professeur
d'anatomie à Padoue, il innova par la
pratique de dissections systématiques et
méthodiques. En 1543, il publia le De Humani
Corporis Fabrica : cette première
description rigoureuse du corps humain
rénova l'enseignement traditionnel de
médecine. Toutefois, la remise en question
de l'anatomie de Galien devait lui valoir
l'opposition des sommités médicales
de l'époque (en particulier de son
maître Sylvius) et surtout de l'glise.
Vésale abandonna l'enseignement et entra au
service de Charles Quint à Bruxelles comme
premier médecin, puis de Philippe II
à Madrid. Condamné à mort
à Madrid par l'Inquisition, il vit sa peine
commuée en pèlerinage à
Jérusalem par Philippe II. Il mourut sur
l'île de Zante à la suite d'un
naufrage. (source : Hachette
Multimédia)
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Dans la série, Nos hommes
célèbres : Soeur
Emmanuelle :-)
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5 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
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religieuse Bruxelles 1908
belge, de père français et de
mère belge Née Madeleine Cinquin. A
la suite de la noyade de son père elle
comprend que la vie est
éphémère et qu'aucun homme ne
pourra satisfaire son grand cœur. Elle entre
au couvent à vingt ans. Elle prononce ses
vœux à Paris en 1931 et devient
Sœur Emmanuelle de la Congrégation de
Notre-Dame-de-Sion.En 1932 elle part pour Istanbul
où elle restera 28 ans avec un aparté
de 1959 à 1964 où elle sera en
Tunisie pendant la guerre d'Algérie. En 1965
elle découvre l'Egypte qui l'impressionne
beaucoup et en 1971, elle s'établit avec les
chiffonniers du Caire dans le bidonville
d'Azbet-el-Nakhl.Dans un océan de
souffrances humaines et des montagnes d'ordures,
elle aide sans répit ses frères de
misère avec un cœur de jeune fille
toujours motivée et enthousiaste. En 1982,
elle repart à zéro dans un nouveau
bidonville 'Mokattam'. Elle a 74 ans. Elle prend sa
retraite en 1993 dans le midi de la France et
écrit un livre "Yalla les jeunes" qui sera
édité en 1997. Sœur Emmanuelle
est une vraie personnalité. Son uniforme de
travail est célèbre et parait triste
et grossier, blouse grise et chandail noir, tennis
usés mais son cœur est pur et
poète. Son physique frêle, ses yeux
d'un bleu très clair, sont teint
basané, son allure discrète et forte
à la fois la font accepter dans un pays
islamisé. 5 ans après son
dévouement constant aux pauvres du Caire,
elle obtient la nationalité
égyptienne grâce à
l'épouse du président Moubarak. C'est
un cas unique !Elle fonde une association,
"les amis de sœur Emmanuelle" qui aident plus
de 50000 enfants de par le monde. De nombreuses
personnalités politiques ou artistiques
convertis par sa vocation la soutiennent par des
dons. Elle parcourt le monde et voit des grandes
tragédies humaines mais ne voulant pas faire
de politique, ne dénonce jamais les auteurs
des faits.Médiatisée, elle
plaît beaucoup par son franc parlé qui
dérange quelquefois les purs catholiques.
Elle tutoie facilement et prône une
transcendance de Dieu immédiate en laissant
un peu la vie de Jésus de Côté.
Elle pense que c'est dans l'action que se vit la
chrétienté."Avec mes amies des
bidonvilles, j'ai connu la vraie joie", dit-elle,
loin de la fugacité des plaisirs
matériels. (source : syrius48)
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- Merci pour
ce personnage.
6 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
En effet, elle est une de celles que j'admire le plus.
Donc, encore merci pour ce portrait.
- Merci,
petit loup !
6 mai
2002, par DoM [retour
au début des forums]
je vais en ajouter quelques autres,
là.. :-))
- Je me
souviens d'une de ses phrases...
7 mai
2002 [retour
au début des forums]
... "Si vous voulez vivre il vous faut aimer".
C'est ce qu'on devrait nous tatouer sur le front
à notre naissance.
- J'en
connais
7
mai 2002, par DoM
[retour
au début des forums]
qui ont le front large, vais proposer ça
au conseil d'entreprise... pfff il y a des fois
où je me dis qu'on est des martiens.. et
pourtant, le respect, la tolérance, la
dignité, c'est pas incompatible avec le
fait du gagner du pognon, il me semble...
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Dans la série, Nos hommes
célèbres : Amélie
Nothomb :-)
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5 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
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écrivain Kobe, Japon
1967 belge Amélie Nothomb n'est pas une
artiste comme les autres. Elle émerge du lot
grâce à son parfum
d'authenticité, d'audace, de conscience
professionnelle et d'une humilité qui
perdure et lui fait honneur. Fille d'ambassadeur de
Belgique à Rome (Patrick Nothomb),
petite-nièce de l'homme politique
Charles-Ferdinand Nothomb, elle est issue d'une
ancienne et illustre famille bruxelloise qui
apporta autrefois la province de Luxembourg au
royaume de Belgique. Cette famille a donné
une juste proportion de politiques et
d'écrivains. Son père, Patrick
Nothomb, est ambassadeur, baron et écrivain
(Dans Stanleyville, 1993). Amélie Nothomb
est la plus jeune des enfants après une
soeur (Juliette) et un frère. Elle passe ses
cinq premières années au Japon, puis
en Chine, à New York, au Bengladesh en
Birmanie et au Laos au grè des affectations
successives de son père.A 17 ans, elle
débarque enfin en Belgique, le berceau de sa
famille où elle entreprend des études
de philologie romane à l'Université
Libre de Bruxelles. Elle garde des souvenirs
douloureux de cette arrivée en Europe et en
Belgique. A 33 ans, elle se dit " malade de
l'écriture ", avoue avoir déjà
écrit 37 romans. L'écrivain à
en tiroir ses 29 manuscrits qu'elle refuse de
publier parce qu'elle les juge trop personnels,
sont rangés dans un carton. Elle reste
profondément marquée par le
Japon ; elle parle couramment japonais et a
été interprète à Tokyo.
"Graphomane", comme elle se définit
elle-même, elle écrit depuis
longtemps. C'est en 1992, alors âgée
de 25 ans, qu'elle fait son entrée
fracassante dans le monde des lettres avec son
roman Hygiène de l'assassin. Son talent est
confirmé en 1993 avec Le Sabotage amoureux,
en 1994 avec Les Combustibles. Suivront Les
Catilinaires (1995), Péplum (1996), Attentat
(1997), Mercure (1998), Stupeur et tremblements
(1999, Grand Prix du roman de l'Académie
française), et Métaphysique des tubes
(2000), tous publiés par Albin
Michel.
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Les femmes de la Révolution
française.
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30 avril
2002, par Alain
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au début des forums]
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Jeanne
Marie ou Manon Philipon Roland de la
Platière dite madame Roland - (1754-8
novembre 1793)
Jeune
fille, elle a reçu une éducation
exceptionnelle. Elle a étudié les
mathématiques, lu Plutarque, discuté
avec Greuze et Chardin grâce à son
père, graveur... Passionnée par les
enjeux et les projets de la Révolution, elle
s'installe à Paris en 1791, avec celui
qu'elle a épousé en 1780 et qui est
inspecteur des manufactures à Lyon.
Très vite, dans son appartement de la rue
Guénégaud, des députés
comme Pétion, Robespierre, l'abbé
Grégoire ou Brissot, au journal duquel elle
a envoyé des articles publiés sous un
pseudonyme, se retrouvent. Son influence devient
décisive sur les Girondins, qui se
réunissent chez elle. Son influence est plus
grande encore lorsque son mari de mars à
juin 1792 est ministre de l'Intérieur. La
chute des Girondins est la sienne.
Incarcérée, elle écrit ses
mémoires. Lorsqu'elle comparaît devant
le Tribunal révolutionnaire, elle assume
elle-même sa défense. Condamnée
à mort, elle est exécutée le
jour même. En montant sur l'échafaud,
le 8 novembre 1793, elle se tourne vers la statue
de la Liberté, qui se dresse place de la
Révolution, et murmure : " Oh
liberté, que de crimes on commet en ton
nom ! "
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Les hommes de la Révolution
française
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30 avril
2002, par Alain
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au début des forums]
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Maximilien Marie Isidore de
ROBESPIERRE - Arras 1758 - Paris 1794
C'est
chez les oratoriens à Arras que ce jeune
homme issu de la petite noblesse provinciale
commence ses études. Une bourse lui permet
de les poursuivre au collège Louis le Grand
de Paris. Il devient avocat au conseil
supérieur de l'Artois, juge au Tribunal et
est élu député du tiers aux
Etats généraux de 1789. Il est
à l'origine du décret qui stipule que
les membres de la Constituante ne sauraient
être élus à l'Assemblée
législative. La modestie de sa vie, son
ascétisme et sa solitude lui valent
d'être appelé l'Incorruptible. Ce
n'est qu'après la déchéance de
Louis XVI, le 10 août 1792, qu'il entre le
soir même au conseil général de
la Commune insurrectionnelle de Paris. Il commence
alors, en tant que député de Paris
élu à la Convention, de jouer un
rôle déterminant. Il vote la mort du
roi. S'oppose avec détermination aux
Girondins dont il provoque l'élimination.
Après avoir écarté Danton, il
entre au Comité de salut public, le 27
juillet 1793. Il y impose les mesures d'exception
qu'il juge nécessaires pour sauver les
acquis de la Révolution menacés. Il
impose la Terreur. Elle lui sert aussi bien
à éliminer les Hébertistes les
plus intransigeants que les " Indulgents " comme
Danton ou Desmoulins. Il veut mettre en place une
république vertueuse de petits
propriétaires libres et égaux en
droit qui rendraient hommage à l'Etre
suprême. La loi qui instaure la Grande
Terreur le 10 juin 1794, alors que la victoire de
Fleurus vient de conjurer la menace d'une invasion,
discrédite Robespierre. Lorsque le 8
thermidor, il veut imposer une nouvelle
épuration au sein du Comité de
sûreté générale comme au
sein du Comité de salut public, la peur
pousse les députés qui ne sont plus
sûrs de leur immunité à se
révolter. Le 9 thermidor, la Convention
tient tête à Robespierre et à
Saint-Just qui sont arrêtés. Le
lendemain, 28 juillet 1794, avec son frère,
avec Couthon, avec Saint-Just, avec près de
vingt de ses amis encore, Robespierre est
guillotiné place de la
Révolution.
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Les hommes de la Révolution
française.
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30 avril
2002, par Alain
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Louis XVI
- Versailles 1754 - Paris 1793
Il est le
petit-fils de Louis XV et le fils du dauphin Louis
mort en 1765 et de Marie-Josèphe de Saxe. En
1770, il épouse l'archiduchesse
Marie-Antoinette d'Autriche. Pieux, scrupuleux,
réticent à l'égard des
idées nouvelles prônées par les
philosophes ; s'il est assez cultivé,
il est indécis. La chasse ou la serrurerie
l'intéressent plus que la politique. Il
monte sur le trône à vingt ans et
choisit pour ministre le vieux Maurepas, qui a
servi son grand-père dont il a
été un temps secrétaire d'Etat
à la Marine. Autour de lui, Vergennes aux
Affaires étrangères, Malesherbes
à la maison du roi et Turgot comme
Contrôleur général. Maurepas
qui rappelle les Parlements crée
malgré lui une opposition. Le Parlement de
Paris n'hésite pas à avoir recours au
droit de remontrance, ce qui contraint Turgot plus
tard, Necker en 1781, à devoir renoncer aux
réformes fiscales et financières
qu'il juge nécessaires, mais qui
soulèvent l'opposition des
privilégiés. La guerre aux
côtés des insurgés
américains, si elle est un succès
politique qui aboutit à la paix de
Versailles en 1783, creuse la dette. Les
dépenses inconsidérées de la
cour, l'affaire du collier, le poids de la dette
interdisent à tous les ministres successifs
que sont Calonne, Loménie de Brienne de
rétablir l'équilibre du budget de la
France et le prestige de la monarchie. Le roi doit
rappeler Necker et convoquer des Etats
généraux. L'indécision et la
maladresse de Louis XVI, ses tergiversations encore
lui seront fatales. Influencé par le comte
de Provence et le comte d'Artois, ses
frères, il cherche à
discréditer l'Assemblée nationale,
qui s'est créée malgré lui. Il
renvoie Necker, mais doit le rappeler. Après
avoir, semble-t-il, porté le 17 juillet 1789
la cocarde tricolore, qui symbolise l'alliance de
la monarchie et du peuple de Paris, il se refuse
à accepter que, dans la nuit du 4
août, les privilèges aient
été abolis. La colère
populaire imposera au roi son retour à Paris
en octobre 1789. Aux Tuileries, il semble devenir
un monarque constitutionnel. La Révolution
pourrait s'arrêter le 14 juillet 1790, lors
de la fête de la Fédération,
mais, parce qu'il refuse la Constitution civile du
clergé, qu'il fait à plusieurs
reprises usage de son droit de veto et qu'enfin il
fait le choix de rejoindre l'armée du
marquis de Bouillé à Metz, il
lève toutes les oppositions contre lui.
Suspendu à son retour de Varennes, où
il a été arrêté, il
n'est rétabli dans ses fonctions de roi des
Français qu'après avoir juré
fidélité à la nouvelle
Constitution, le 14 septembre 1791. Il ne cesse pas
pour autant d'entretenir des relations avec les
émigrés, de souhaiter que les
armées révolutionnaires soient
battues et que la " politique du pire " l'emporte.
Le manifeste de Brunswick, dont la menace est
connue à Paris le 1er août 1792,
exaspère la colère populaire. Le 10,
les Tuileries sont prises, le roi,
réfugié avec sa famille à
l'Assemblée, est suspendu. Emprisonné
au Temple, il n'est plus rien que Louis Capet,
lorsque, le 21 septembre 1792, la république
est proclamée par la Convention,
après la victoire de Valmy. L'épreuve
des trahisons, des intrigues et des complots
découverts dans l'Armoire de fer est fatale
à celui qui a été le roi.
Coupable de " conspiration contre la liberté
de la nation ", il est condamné à
mort sans appel ni sursis par 387 voix contre 334,
le 17 janvier 1793. Le 21 janvier 1793, à 10
heures du matin, il est exécuté place
de la Révolution (actuelle place de la
Concorde). Son frère, Louis XVIII, ne
montera sur le trône que le 2 mai 1814,
après l'abdication de Napoléon
Ier.
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Les hommes de la Révolution
française.
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30 avril
2002, par Alain
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au début des forums]
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Georges
Jacques DANTON - Arcis-sur-Aube 1759 - Paris
1794
Pauvre,
il commence ses études chez les oratoriens
de Troyes. En 1780, ses fonctions de clerc de
procureur lui permettent de poursuivre sa formation
juridique à Paris. Sept ans plus tard, son
mariage avec la riche héritière d'un
cafetier parisien, Gabrielle Charpentier, lui
permet de faire l'acquisition de la charge d'avocat
au Conseil du roi. Dès juillet 1789, la
Révolution qui se lève
l'enthousiasme. Il harangue la foule. Il anime le
club des Cordeliers. Ce n'est pourtant
qu'après le 10 août 1792 que Danton,
qui a dû se réfugier en Angleterre
pendant quelques semaines après la fusillade
sur le Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, prend un
rôle déterminant. Au sein du Conseil
exécutif, il devient ministre de la Justice.
Le 2 septembre 1792, sa fougue d'orateur l'incite
à proclamer " de l'audace, encore de
l'audace, toujours de l'audace et la France est
sauvée ". Dans les jours qui suivent, il
ferme les yeux sur les massacres de septembre. Les
Girondins ne lui pardonnent pourtant pas sa
popularité. Ils le soupçonnent de
concussion, d'avoir détourné des
fonds secrets qui lui ont été
confiés. Ces soupçons le rejettent
vers les Montagnards. Le 7 avril 1793, il est
élu au Comité de salut public. Mais,
épuisé, remarié à
Louise Gély qui n'a que seize ans, il
demande à prendre ses distances. Qu'il ait
été le créateur du Tribunal
révolutionnaire n'empêche pas Danton
de devenir suspect aux yeux des Montagnards, parce
qu'il demande parfois de la clémence, parce
qu'il n'admet pas la déchristianisation,
parce que l'extrémisme des Enragés
lui répugne. Après quelques jours
passés en Champagne, Danton, rentré
à Paris le 20 novembre 1793, soutient de
toutes ses forces le courant modéré
de la Montagne. Robespierre fait alliance avec lui
parce qu'il craint plus que tout d'être
débordé par sa gauche. Mais à
peine les têtes des Hébertistes
sont-elles tombées que Robespierre, pour
maintenir l'équilibre de son gouvernement,
sacrifie Danton. Le 31 mars 1794, il est
arrêté. Le scandale de la liquidation
de la Compagnie française des Indes, dans
lequel ses amis Camille Desmoulins et Fabre
d'Eglantine sont compromis, tient lieu de
prétexte. Le procès de Danton s'ouvre
le 2 avril. Parce que sa voix puissante de tribun
provoque des attroupements, il est exclu du
tribunal. Le 5 avril 1794, il exige du bourreau
Sanson qu'il montre sa tête au peuple :
" Il n'en voit pas tous les jours de pareille.
"
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Les hommes de la Révolution
française.
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30 avril
2002, par Alain
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au début des forums]
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Jacques
Pierre BRISSOT de WARVILLE - Chartres 1754 - Paris
1793
D'abord
greffier chez un procureur de Chartres, Brissot,
auteur en 1780 d'une Théorie des lois
criminelles, voyage en Angleterre, en Suisse, aux
Etats-Unis, aux frais du duc d'Orléans,
après avoir été enfermé
quelques temps à la Bastille, en raison d'un
pamphlet qu'il a publié contre la reine, en
1784. A son retour, en 1786, il crée la
Société des amis des Noirs, qui
préconise l'abolition de l'esclavage dans
les colonies. Il fonde, dès avril 1789, le
journal Le Patriote français. Membre du club
des Jacobins, il est élu
député de Paris à
l'Assemblée législative de 1791
à 1792. Certain que, pour asseoir les acquis
de la Révolution, il faut porter la guerre
à l'étranger, il amène la
France à déclarer la guerre à
l'Autriche puis à l'Angleterre et à
la Hollande. Réélu à la
Convention, il s'oppose avec ferveur aux
excès de Robespierre et des Montagnards, en
tant que chef des Girondins, appelés
brissotins par leurs adversaires. Proscrit le 2
juin 1793, il prend la fuite. Il est
arrêté à Moulins,
traîné devant le Tribunal
révolutionnaire qui le condamne pour
fédéralisme. Il est guillotiné
le 31 octobre 1793.
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A-t-il inventé
l'école ?
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27 avril
2002, par Alain
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Non, bien
sûr. Mais la légende lui colle
à la peau.
Charles
le Grand ou CHARLEMAGNE
vers 742
- Aix-la-Chapelle 814
Fils
aîné de Pépin le Bref et de
Bertrade (ou Berthe au grand pied), Charles a
vingt-six ans quand il succède à son
père. En année 768, il partage avec
son frère Carloman l'héritage
laissé par Pépin. Au
décès de Carloman (771) Charles prend
possession de tous les territoires de son
frère. Qu'elle soit militaire,
administrative, politique ou culturelle,
l'úuvre immense de Charlemagne occupera sans
relâche les quarante-trois années de
son règne. Charlemagne accourt à
l'aide du pape. Il assiège et prend Pavie
(juin 774), fait prisonnier Didier et se fait
couronner roi des Lombards, à Monza,
près de Milan. La menace permanente
d'incursions sarrasines exige de nombreuses
campagnes (795-801), avant la création de la
marche d'Espagne, entre Pyrénées et
Ebre. Une première expédition se
solde par un épisode malheureux,
rapporté dans la Chanson de Roland. A la
prière du gouverneur de Saragosse, et pour
secourir les chrétiens espagnols,
Charlemagne prend personnellement le commandement
de deux armées (778). La première
occupe Pampelune, la seconde Barcelone et
Gérone, mais quoique réunies devant
Saragosse elles ne peuvent s'emparer de la ville.
Charlemagne décide de repasser les
Pyrénées avant l'hiver. Au
défilé de Roncevaux,
l'arrière-garde tombe dans une embuscade
montée par des montagnards basques :
Roland, comte de la marche de Bretagne, et nombre
de ses compagnons y perdent la vie (15 août
778). Il réussit à maintenir dans
l'obéissance les Aquitains. Pour
ménager leurs tendances autonomistes, il
fait de cette province un royaume particulier, sous
l'autorité de son fils Louis, en 781. Aussi
fermement qu'il conduit sa politique de
conquête territoriale et d'intense
colonisation franque, Charlemagne entreprend la
réorganisation de ses Etats. Les sujets
(vassaux) sont regroupés en royaumes,
duchés, comtés (plus de 200),
diocèses. Les comtes, nommés et
révocables par le souverain, sont les
rouages essentiels dans la machinerie
administrative. Ils gèrent les immenses
domaines royaux, lèvent les tributs,
réunissent les assemblées juridiques
(les plaids), fournissent les contingents
militaires, participent aux assemblées
annuelles des dignitaires au palais du roi.
Egalement nommés, les évêques
n'ont pas seulement un rôle religieux. Ce
sont des auxiliaires du pouvoir, assurant la
transmission et l'exécution des ordonnances
ou décrets royaux (capitulaires), des
commissaires chargés d'inspecter les
régions (missi dominici). En s'appuyant
encore sur l'Eglise, et à l'instigation du
moine Alcuin, Charlemagne réalise sa grande
úuvre de politique scolaire et culturelle.
Tout l'effort d'éducation du peuple, et par
là d'unification, passe par l'instauration
d'écoles paroissiales, épiscopales ou
monastiques. Ces dernières instruisent les
clercs, réforment l'écriture
(création de la " caroline ") et se
révèleront bientôt de brillants
foyers de culture, formant les futures
élites de savants et de lettrés. Le
pape Léon III met la couronne
impériale sur la tête de Charlemagne,
le 25 décembre 800. L'Empire chrétien
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