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Histoire du Monde, l'homme & l'histoire

Du 23 décembre 2001au 28 juin 2002



591 visiteur(s).
77 contribution(s).

La seconde guerre mondiale, par Alain
Léon BLUM, par Alain
Nos hommes célèbres : Zénobe Gramme, par DoM
Nos hommes célèbres : Victor Horta, par DoM
Nos hommes célèbres : Mercator, par DoM
Nos hommes célèbres : Hergé, par DoM
Nos hommes célèbres : Adolphe Sax, par DoM
Nos hommes célèbres, par DoM
Nos hommes célèbres : Clovis, par DoM
Nos hommes célèbres : Maurice Grévisse, par DoM
Nos hommes célèbres : Jan van Eyck, par DoM
Nos hommes célèbres : André Vésale, par DoM
Non, j'mettrai pas Annie Cordy ! :-)), par DoM
Dans la série, Nos hommes célèbres : Soeur Emmanuelle :-), par DoM
Dans la série, Nos hommes célèbres : Amélie Nothomb :-), par DoM
Petite annonce., par Alain
Les femmes de la Révolution française., par Alain
Les hommes de la Révolution française, par Alain
Les hommes de la Révolution française., par Alain
Les hommes de la Révolution française., par Alain
Les hommes de la Révolution française., par Alain
A-t-il inventé l'école ?, par Alain
>Ch'tite question, par aton (qui cause avant l'aube..)
Une statue : VERCINGETORIX, par Alain
Héros de livre : d'ARTAGNAN, par Alain
Tour de la Défense : ARAGO, par Alain
Expression célèbre : sans peur et sans reproche., par Alain
Un sadique donne son nom à l'histoire., par Alain
Un nom donne un plat : le hachis parmentier., par Alain
Les plus connus sous un autre nom., par Alain
Ecole célèbre : CONDORCET, par Alain
Hôpital célèbre : BICHAT, par Alain
Mesure célèbre : AMPERE, par Alain
Monnaie célèbre : RICHELIEU, par Alain
Lieu coquin : PIGALLE, par Alain
Institut célèbre : PASTEUR, par Alain
Place célèbre : ETOILE CHARLES DE GAULLE, par Alain
Avenue célèbre : FOCH, par Alain
Monument célèbre : la Tour Eiffel, par Alain
Station de métro : BARBES, par Alain
> Jacques de Molay ..., par serghis




La seconde guerre mondiale

28 juin 2002, par Alain   [retour au début des forums]
1939-1945 La seconde guerre mondiale

Des sites sur la seconde guerre mondiale il y en a des tonnes. Tant pis ! Je vais moi aussi créer un site sur cette époque. Vous n'y verez rien d'original puisque tout ou presque tout est ou a été dit. Enfin vous y verrez quand même quelques films en WMV (fonctionne avec le Media Player)tournés par des amateurs de cette époque dont l'un de ces amateurs est Eva Hitler en personne. Que filme-t-elle ? Son abominable amant, bien sûr, en compagnie de ses copains du moment.

Léon BLUM

28 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Pourquoi parler de Léon Blum ? Parce qu'il n'est resté que peu de temps au pouvoir et pourtant on parle beaucoup de lui pour toutes les avancées sociales.

Léon Blum est un esthète, un homme avide de justice et de morale. C'est un disciple de Jean Jaurès, c'est un des artisans du Front populaire qui incarne le socialisme de son époque.

Ancien normalien qui mène de front une carrière juridique et littéraire, Léon blum est originaire d'une famille israélite. C'est sous l'influence de Lucien Herr qu'il devient socialiste.

En 1914-1916, Léon Blum est chef du cabinet du socialiste Marcel Sembat et devient l'un des avocats de l'Union sacrée. En 1920, il est avec Jean Jaurès le principal interlocuteur du congrès de Tours. Il s'oppose à la transformation de la SFIO en SFIC et les communistes le haÔront toujours. En 1929, il devient député et président du groupe parlementaire socialiste. En 1936, alors que deux millions d'ouvriers sont en grève, Blum est élu président du Conseil et forme le Front populaire. Son gouvernement sera contesté par les communistes et l'extrême-droite, ce dernier n'acceptant pas ce président d'origine juive. Très rapidement Léon Blum agit et prend des mesures spectaculaires : augmentation des salaires de 12%, semaine de 40 heures, deux semaines de congés payés, etc. L'euphorie est à son comble mais ne dure pas. Léon Blum doit faire face à la guerre civile espagnole et vote, à contre-cúur, la non-intervention en Espagne. Il se le reprochera toute sa vie.

Devant la montée des fascismes (parti populaire de Jacques Doriot, les Croix de feu), la dévaluation et la fuite des capitaux, le gouvernement de Blum ne tient plus. En 1937, il est renversé. Ce qui fut une avancée spectaculaire dont on parlera longtemps, n'a duré qu'un an.

Léon Blum condamne le pacte de Munich qu'il dit être un "lâche soulagement ". Le 10 juillet 1940, il sera des 80 parlementaires qui refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Arrêté par le régime de Vichy, il est jugé au procès de Riom, en 1942, où il prononce un admirable réquisitoire. Vichy le livre aux Nazis qui le déportent. Il est libéré par les Américains.

A son retour, il continue de jouer un rôle dans l'avènement de la IVè République.

Ses adversaires comme ses amis pensent que Léon Blum a été un homme courageux tout au long de sa vie.

Nos hommes célèbres : Zénobe Gramme

8 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

ingénieur électricien, chercheur, inventeur de la dynamo, Jehay-Bodenée 1826 - Bois-Colombes,France 1907, En fait, une bonne partie de son parcours est fort mal connu et a donné lieu à des écrits sujets à caution. Il aurait suivi une formation de menuisier et serait allé exercer cette profession en France. Toujours est-il qu'on le retrouve à Paris en 1856. En 1860 il fait la connaissance d'un contremaître d'une société de fabrication de machines magnéto-electriques, puis d'un constructeur d'instruments scientifiques. Il dépose quelques brevets entre 1863 et 1869. Au moment du siège de Paris par l'armée prussienne, en 70-71, il se réfugie à Arlon puis revient à Paris où il présente son invention de l'"anneau de Gramme" devant l'Académie des Sciences. La même année est créée la Sté "d'Ivernois et Gramme" qui propose la machine de Gramme pour remplacer les machines à vapeur. En 1874, la dynamo d'atelier connaît un succès fulgurant, procurant de l'électricité et du mouvement. Un brevet est homologué pour une machine qui donne plusieurs courants alternatifs, ce qui constitue la 1ère description de l'alternateur. En 1904, Zénobe Gramme se retire. Il meurt à Paris en 1907. Bien des zones d'ombre planent sur son existence. L'Histoire retient de lui qu'il a été l'inventeur de la génératrice dynamoélectrique. (source : Wallons à l'étranger)

Nos hommes célèbres : Victor Horta

8 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

architecte, décorateur, designer, Gand 1861 - Bruxelles 1947, Victor Horta est probablement l'architecte belge le plus connu (1861-1947). Après sa formation à Gand, il s'installe à Paris en 1878. Il achève ses études en 1880 chez Alphonse Balat, à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. A l'âge de 25 ans, il construit ses premiers logements, à Gand. Avec Henry Van de Velde et Paul Hankar, il est l'une des figures de proue de l'architecture moderne en Belgique. Suivant l'exemple des architectes français Labrouste et Dutert, il utilise le verre et le métal dans ses constructions. Il construit notamment plusieurs maisons de maître à Bruxelles, l'Hôtel Tassel (1893), l'Hôtel Solvay (1695), les grands magasins "A l'Innovation" de Bruxelles (1901, détruits depuis lors par un incendie) et le Grand Bazar à Francfort sur le Main (1903) et à Anvers (1906), la Maison du Peuple à Bruxelles (1896-1899) aujourd'hui démolie (par sa construction en fer et en verre, elle présentait un caractère exceptionnellement élégant et osé), l'hôpital Brugmann à Bruxelles (1912-1924) et le Musée des Beaux-Arts de Tournai (1903). Il séjourne en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis entre 1915 et 1919. A son retour en Belgique, sa passion pour la décoration semble s'être tempérée : la ligne droite domine. Il construit avec un nouveau matériau, le béton armé, des constructions telles que le Palais des Beaux-Arts (1922-1928) à Bruxelles. L'oeuvre de Horta est novatrice : il réalise, à la fin du 19e siècle, une oeuvre originale, gracieuse et lyrique, avec des arabesques fantasques (style nouilles, coup de fouet ou anguille) et une profusion de décorations (art nouveau). Horta est lié à l'Université libre de Bruxelles et aux Académies d'Anvers et de Bruxelles en tant que chargé de cours (et en tant que directeur de 1927 à 1931). En 1969, le musée Horta est aménagé dans sa maison de la Rue Américaine, 23-25, à Bruxelles (1898-1900). (source : sfi)

Nos hommes célèbres : Mercator

8 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

Mercator (Gerhard Kremer) géographe, Rupelmonde 1512 - Duisbourg 1594, Le vrai nom de Gerardus Mercator était Gerhard Kremer. Il a fait ses études à l'université de Louvain. Il fonda sa propre affaire et orienta son activité vers la gravure de cartes et de cartes de navigation. En 1522, il partit à Duisbourg et commença à travailler sur sa célèbre mappemonde qu'il publia en 1569 et qui reproduisait les côtes d'Amérique centrale et méridionale et comprenait un tracé plus exact de l'Asie, incluant le sud-est de ce continent, bien que la plus grande réussite de cette carte fut la projection cylindrique, qui porte son nom et d'où vient la projection la plus employée aujourd'hui, la projection UTM (Transverse Universelle de Mercator). Dans ce système, des lignes parallèles représentent les méridiens, et les parallèles sont des lignes droites qui coupent les méridiens à angle droit. Très utilisée en navigation, la projection de Mercator permet de tracer une route en ligne droite entre deux points sur la carte et de la suivre sans modifier la direction de la boussole. Le sens complet de la carte et sa projection ne furent pas reconnus pendant près de cent ans. Mercator fut le premier à utiliser le mot atlas pour désigner une collection de cartes. Son travail ne connut pas un grand succès commercial, jusqu'à ce que Jodocus Hondius acquit les planches des héritiers de Mercator, et y ajouta d'autre cartes pour donner une plus grande portée à son édition. La première édition de l'Atlas de Mercator-Hondius apparut en 1606 et compta à peu près 30 éditions avant 1640. (source : Cervera Centre)

Nos hommes célèbres : Hergé

8 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

Hergé (Georges Rémi), Etterbeek 1907 - Bruxelles 1983, Georges REMI, alias REMI Georges, R.G. (Hergé) naît dans une famille modeste et catholique. Dès l'âge de quinze ans, ses croquis sont publiés dans le magazine de son école aussi bien que dans le journal des scouts belges. A 18 ans, il débute réellement sa carrière dans le XXe siècle. Il y publie des illustrations sous le pseudo d'Hergé. Cinq ans plus tard, il est promu directeur du Petit Vingtième. Au départ, il se contente d'illustrer des scénarii de propagande puis on lui confie l'élaboration de sa première vraie BD. C'est ainsi qu'en 1929 parait Tintin, reporter au petit vingtième, au pays des soviets. Le succès est immédiat. En 1930, il crée Quick et Flupke. Puis c'est Tintin au Congo. Hergé enchaîne très vite sur Tintin en Amérique. En 1934, Hergé publie Les cigares du pharaons. Puis il envisage d'envoyer son héros en Chine. C'est une époque charnière qui va marquer son style car c'est dans cette optique qu'il rencontre Tchang Tchong-Jen, étudiant chinois aux Beaux Arts de Bruxelles. Ce sont les aventures de Tintin, reporter, en Extrême Orient (Le lotus Bleu) qui paraissent en 1935. Par la suite, Hergé publie des aventures plus anecdotiques (L'oreille cassée et L'île noire) et donne naissance à Jo, Zette et Jocko. En 1938, il imagine l'histoire d'un anschluss raté entre deux pays imaginaires, que l'on devinera être l'Allemagne et l'Autriche. Le sceptre d'Ottokar est en quelques sortes une fiction qui dépasse la réalité car c'est la même année qu'Hitler s'allie aux Autrichiens. Peu après la guerre éclate. Durant la guerre, Hergé laisse son imaginaire prendre le dessus. Il publie toujours les aventures de Tintin dans un autre journal. A la libération, il est arrêté et mis en cause devant un tribunal. Aucune suite n'est donnée à cette affaire mais Tintin s'arrête pendant 2 ans. Mais Hergé remanie ses anciennes histoires et rencontre plusieurs nouveaux amis. Avec leur aide, il fondera en 1950 le journal de Tintin, pour les 7 à 77 ans. On y publie d'abord d'anciennes planches retravaillées où Tintin est colorisé. Puis Hergé sort Objectif Lune et On a marché sur la Lune qui auront un succès extraordinaire. Il continue après cela à mettre en scène son héros dans diverses aventures où les intrigues sont de plus en plus élaborées. En 1974, le dernier album, Tintin et les Picaros, est édité. L'auteur décide alors de se reposer. Il tentera de concevoir une dernière aventure pour son personnage, l'Alph-art mais la maladie l'emporte avant qu'il puisse y parvenir, en 1983.Hergé est aujourd'hui considéré comme le fondateur de l'école de Bruxelles et la réputation de son petit reporter n'est plus à faire. (source : Aurelien)

  • > Nos hommes célèbres : Hergé
    8 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]
    Hergé se plaignait de son enfance : "Mon enfance me paraît très grise. J'ai des souvenirs, bien sûr, comme tout le monde, mais ils ne commencent à s'éclairer, à se colorer, qu'au moment du scoutisme. Avant cela, je le répète, c'est une sorte de grisaille. Mes parents m'aimaient bien, je n'ai pas eu à me plaindre, mais il y avait peu de contact. Par exemple, il n'y avait pas un livre à la maison. Il est vrai que mon père était orphelin et qu'il a commencé à travailler très jeune (Nota : son père était employé dans une maison de confection où il esquissait des modèles de vêtements)"

     

  • > Nos hommes célèbres : Hergé
    8 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]
    Son premier héros était Totor (1926)qui rappelait déjà celui qui allait devenir Tintin. Totor est apparu de 1926 à 1930 dans Le Boy Scout qui deviendra plus tard Le Boy Scout Belge.

 

Nos hommes célèbres : Adolphe Sax

8 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

facteur d'instruments, inventeur du saxophone, Dinant 1814 - Paris 1894, belge, Antoine Joseph Sax, alias Adolphe Sax, est issu d'une famille de fabriquants d'instruments. Son père, Charles Joseph Sax possède un atelier de fabrication d'instruments à vent situé à Bruxelles. Cette petite entreprise emploie 250 travailleurs. Sax senior reçoit de nombreuses commandes de l'Etat. Sax junior s'initie à la musique, dès 1828, à l'Ecole Royale de Musique de Bruxelles. Il suit également des leçons de clarinette. Pour cet instrument, il développe un nouveau système de 24 clefs qu'il présente à l'Exposition industrielle de Bruxelles en 1835 et qu'il fera breveter. Sax travaille ensuite à la création d'une série de nouveaux instruments. C'est à l'occasion de l'Exposition industrielle de Bruxelles de 1841 qu'il organise, pour la première fois, une audition officielle de sa création : le saxophone. En Belgique, cependant, Sax n'obtient pas la reconnaissance escomptée. Il part donc pour l'étranger. Il débarque à Paris en 1842 et ouvre une première fabrique d'instruments en 1843 : "Adolphe Sax & Cie". Au sommet de son activité, il emploie quelques 200 ouvriers. Dans toute sa carrière, Sax produira environ 40.000 instruments. En 1845, Sax sort vainqueur d'un concours le confrontant avec des formations musicales traditionnelles : un arrêté ministériel décrète même que les instruments de Sax doivent être obligatoirement repris dans les chapelles musicales militaires françaises ce qui donne à Sax une position de monopole. Après la révolution de 1848, la toute jeune République fait fi du décret ministériel de 1845. Il s'ensuit une première faillite de l'entreprise de Sax. Le décret est néanmoins réhabilité en 1854, sous le Second Empire et Sax temporairement sauvé ! Durant la guerre franco-allemande, la production est à nouveau battue en brèche et lors de la 3e faillite, sa collection personnelle d'instruments, 467 pièces, fait même l'objet d'une vente publique. Sax meurt en 1894, après avoir obtenu, au terme de sa vie, la reconnaissance qu'il méritait. (source : sfi)

Nos hommes célèbres

6 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

je ne voudrais pas vous assommer.. :-)) Z'avez qu'à dire si vous en voulez d'autres !

 

Nos hommes célèbres : Clovis

6 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

roi des Francs, Tournai ± 465 — 511 En 457, le père de Clovis, Childéric 1er, est proclamé roi des Francs saliens de la région de la Sambre et de la Lys et a sa capitale à Tournai. A sa mort, Clovis, âgé de 16 ans, est nommé roi des Francs saliens à Tournai. Cinq ans plus tard, lors de la bataille de Soissons, Clovis bat son faible voisin Syagrius qui constituait le dernier héritage du pouvoir Romain. Après la victoire, Clovis partage le butin sous forme de lots tirés au sort comme le veut la coutume. Mais à la demande de l'évêque Rémi il met de côté un vase liturgique en argent , un soldat proteste et abîme le vase avec sa hache. Lors de l'inspection générale suivant la bataille Clovis fend le crâne du contestataire avec sa hache. A 28 ans, Clovis épouse Clotilde, une princesse Burgonde catholique. Trois ans plus tard à Tolbiac, il remporte une bataille contre les Alamans. La légende veut que cela soit au cours de cette bataille qu'il promit de se convertir s'il remportait le succès. C'est le 25 décembre 506 à Reims que l'évêque Rémi baptise Clovis et ses 3000 guerriers. Clovis s'installe à Paris, sa nouvelle capitale. Il devient enfin roi des Francs en faisant assassiner le roi des Ripuaires, Sigebert, ainsi que son fils Chlodéric (vers 509). A sa mort ses descendants (les rois fainéants) se partageront le territoire unifié par leur père et l'émietteront pour plusieurs siècles.

  • > Nos hommes célèbres : Clovis
    7 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]
    D'où l'expression "Souviens-toi du vase de Soissons" pour ceux qui se venge quand le plat est froid.

    Il faut dire aussi que Cloclo avait une tendance à manier un peu trop souvent sa francisque et qu'il a fendu pas mal de crânes, surtout quand il y avait de l'opposition dans l'air.

     

    • > > Nos hommes célèbres : Clovis
      7 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]
      l'époque était rude.. à propos, faut pas que j'oublie de demander à Sun de nous faire Ambiorix ! :-)) Et la douce Clotilde devait manier le rouleau à patisserie comme pas deux, si tu veux mon avis...

       

      • > > > Nos hommes célèbres : Clovis
        9 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]
        Il semblerait que Clotilde était assez autoritaire. Utilisait-elle le rouleau à pâtisserie pour calmer son époux ? L'histoire ne le dit pas. Toujours est-il qu'elle persuada son "tendre" mari d'adopter la religion catholique en lui montrant les bienfaits de son alliance avec l'église qui avait déjà beaucoup d'influence. Vers 498, il se fit donc baptiser par Rémi (qui devint saint Rémi)à Reims. Le premier roi barbare devint donc un enfant de Dieu. Enfin, il ne respecta pourtant pas le "Aimez-vous les uns les autres" ni le "Tu ne tueras point".

 

Nos hommes célèbres : Maurice Grévisse

6 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

grammairien, Rulles 1895 - La Louvière 1980, belge, Celui qui, par tradition familiale, devait reprendre la forge paternelle, devient instituteur (1914) à l'Ecole communale de Carlsbourg, régent littéraire (à Malonne) et docteur en philosophie et lettres (philologie classique) à l'ULg (1925). Parallèlement à ses études universitaires, il enseigne à l'Ecole des Pupilles de l'Armée à Marneffe, à l'Ecole royale des Cadets à Namur (1927), puis à Bruxelles, jusqu'en 1957. Afin de mieux mettre à la portée de ses élèves un manuel de grammaire, Grevisse ajoute tant de nouveaux feuillets que, finalement, on ne retrouve plus trace de la grammaire initiale. Le Bon usage, volumineuse grammaire, née en 1936, constamment rééditée est considérée par les philologues et les auteurs - André Gide en premier (il cite le Bon usage comme son ouvrage de référence) - comme la meilleure grammaire française, faisant autorité dans tous les pays francophones. Des ouvrages scolaires ou philologiques forment le complément de son oeuvre essentielle (Précis de grammaire française, Cours de dictées, Le Français correct). Il a consacré son existence à l'examen des faits de langue chez les auteurs reconnus, les plus divers, et en a dressé, sans volonté normative, un constat d'usage. Chroniqueur de langage dans La Libre Belgique, il a réuni ses études en plusieurs volumes sous le titre collectif Problèmes de langage (1961-1970). Médaille d'or de l'Académie française (1946), titulaire du prix De Keyn de l'Académie royale de Belgique, prix Vaugelas à Genève en 1961, officier de la Légion d'Honneur (1971), membre du Conseil international de la Langue française (1967-1980), il sort la onzième édition du Bon usage, ouvrage de 1532 pages, quelques mois avant sa mort. Il a 84 ans. Plusieurs millions d'exemplaires de ses livres sont lus dans le monde. (source : Cent Wallons du siècle)

Nos hommes célèbres : Jan van Eyck

6 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

peintre, Maaseick ? ± 1385 - Bruges 1441, belge, Jan Van Eyck fut le principal représentant des primitifs flamands. Les caractéristiques fondamentales du style de Van Eyck sont la reproduction d'espaces en trois dimensions grâce à la perspective aérienne, la plasticité des formes et la représentation réaliste des personnes et de leur proche entourage. Toutes ces caractéristiques sont bien illustrées dans le célèbre polyptyque de vingt volets, l'Adoration de l'Agneau mystique, qui est exposé à l'Eglise Saint-Bavon de Gand. Ce polyptyque comporte une inscription selon laquelle cette oeuvre aurait été commencée par Hubert Van Eyck pour être achevée par son frère Jan en 1432. Elle a donné lieu à de nombreuses disputes et cette énigme qui n'est toujours pas résolue. Dans l'Adoration de l'Agneau mystique, Jan Van Eyck présente les personnages d'Adam et Eve comme deux nus réalistes (à ce que l'on sait, les premiers dans la peinture flamande). Les personnages des commanditaires sont représentés par deux portraits réalistes. La lumière splendide et la profondeur du paysage en arrière-plan sont des caractéristiques permettant de reconnaître l'authenticité de Van Eyck. Le polyptyque ouvert se compose de deux registres se trouvant l'un au-dessus de l'autre. L'Adoration de l'Agneau mystique est le panneau central du registre inférieur. De gauche à droite, les volets représentent : les juges intègres (ce panneau fut volé en 1934 et remplacé par une copie), les chevaliers du Christ, les ermites et les pèlerins. Au registre supérieur trône le Christ entre la Ste Vierge et St Jean-Baptiste. Aux extrémités se trouvent Adam, à gauche, et Eve, à droite, tous deux flanqués de choeurs d'anges. Le polyptyque fermé présente notamment l'annonciation et les portraits des donateurs. L'Agneau mystique est considéré comme le début de la peinture flamande. Il se distingue par une conception monumentale et une harmonie des couleurs inégalée. D'autres grands moments de l'oeuvre de Van Eyck sont La Vierge au chancelier Rolin (v. 1436, Louvre) et La Vierge au chanoine Van der Paele (1436, Musée Groeninge, Bruges). Thimothée (1432, Londres, National Gallery), L'Homme au turban (1433), Le portrait de Marguerite Van Eyck, l'épouse du peintre (1439) et les Arnolfini font partie des portraits les plus suggestifs, qui ont inspiré les meilleurs portraitistes du 15ème siècle. (source : sfi)

  • > Nos hommes célèbres : Jan van Eyck
    7 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]
    Il a travaillé aussi pour Jean de Bavière en lui peignant les "Très Belles Heures de Notre-Dame" (miniatures que l'on trouve aujourd'hui dans un musée d'Italie).

     

    • Il est époustouflant..
      7 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]
      Il y a une exposition de ses oeuvres à Bruges pour le moment, je vais essayer d'avoir des renseignements là-dessus, parce que ça n'arrive pas tous les 10 ans...

       

    • Et voilà !
      9 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]
      Jan Van Eyck, les primitifs flamands et le Sud (1450-1530) Musée Groeninge, Dijver 16, B-8000, Bruges (Belgique), réservations à l'avance pour la France (recommandée) : 0892 684 694. Infos sur www.brugge2002.be, Catalogue (Flammarion, 30 euros). Jusqu'au 30 juin.

 

Nos hommes célèbres : André Vésale

6 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

médecin Bruxelles 1514 — île de Zante, Grèce 1564 belge Né à Bruxelles, Andries Van Wesel (Vesalius) étudia la médecine à Paris, puis à Louvain. Professeur d'anatomie à Padoue, il innova par la pratique de dissections systématiques et méthodiques. En 1543, il publia le De Humani Corporis Fabrica : cette première description rigoureuse du corps humain rénova l'enseignement traditionnel de médecine. Toutefois, la remise en question de l'anatomie de Galien devait lui valoir l'opposition des sommités médicales de l'époque (en particulier de son maître Sylvius) et surtout de l'Šglise. Vésale abandonna l'enseignement et entra au service de Charles Quint à Bruxelles comme premier médecin, puis de Philippe II à Madrid. Condamné à mort à Madrid par l'Inquisition, il vit sa peine commuée en pèlerinage à Jérusalem par Philippe II. Il mourut sur l'île de Zante à la suite d'un naufrage. (source : Hachette Multimédia)

Non, j'mettrai pas Annie Cordy ! :-))

5 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

Demain, j'vous fais la totale..

Dans la série, Nos hommes célèbres : Soeur Emmanuelle :-)

5 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

religieuse Bruxelles 1908 belge, de père français et de mère belge Née Madeleine Cinquin. A la suite de la noyade de son père elle comprend que la vie est éphémère et qu'aucun homme ne pourra satisfaire son grand cœur. Elle entre au couvent à vingt ans. Elle prononce ses vœux à Paris en 1931 et devient Sœur Emmanuelle de la Congrégation de Notre-Dame-de-Sion.En 1932 elle part pour Istanbul où elle restera 28 ans avec un aparté de 1959 à 1964 où elle sera en Tunisie pendant la guerre d'Algérie. En 1965 elle découvre l'Egypte qui l'impressionne beaucoup et en 1971, elle s'établit avec les chiffonniers du Caire dans le bidonville d'Azbet-el-Nakhl.Dans un océan de souffrances humaines et des montagnes d'ordures, elle aide sans répit ses frères de misère avec un cœur de jeune fille toujours motivée et enthousiaste. En 1982, elle repart à zéro dans un nouveau bidonville 'Mokattam'. Elle a 74 ans. Elle prend sa retraite en 1993 dans le midi de la France et écrit un livre "Yalla les jeunes" qui sera édité en 1997. Sœur Emmanuelle est une vraie personnalité. Son uniforme de travail est célèbre et parait triste et grossier, blouse grise et chandail noir, tennis usés mais son cœur est pur et poète. Son physique frêle, ses yeux d'un bleu très clair, sont teint basané, son allure discrète et forte à la fois la font accepter dans un pays islamisé. 5 ans après son dévouement constant aux pauvres du Caire, elle obtient la nationalité égyptienne grâce à l'épouse du président Moubarak. C'est un cas unique !Elle fonde une association, "les amis de sœur Emmanuelle" qui aident plus de 50000 enfants de par le monde. De nombreuses personnalités politiques ou artistiques convertis par sa vocation la soutiennent par des dons. Elle parcourt le monde et voit des grandes tragédies humaines mais ne voulant pas faire de politique, ne dénonce jamais les auteurs des faits.Médiatisée, elle plaît beaucoup par son franc parlé qui dérange quelquefois les purs catholiques. Elle tutoie facilement et prône une transcendance de Dieu immédiate en laissant un peu la vie de Jésus de Côté. Elle pense que c'est dans l'action que se vit la chrétienté."Avec mes amies des bidonvilles, j'ai connu la vraie joie", dit-elle, loin de la fugacité des plaisirs matériels. (source : syrius48)

  • Merci pour ce personnage.
    6 mai 2002, par Alain   [retour au début des forums]
    En effet, elle est une de celles que j'admire le plus. Donc, encore merci pour ce portrait.

     

    • Merci, petit loup !
      6 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]
      je vais en ajouter quelques autres, là.. :-))

       

      • Je me souviens d'une de ses phrases...
        7 mai 2002   [retour au début des forums]
        ... "Si vous voulez vivre il vous faut aimer". C'est ce qu'on devrait nous tatouer sur le front à notre naissance.

         

        • J'en connais
          7 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]
          qui ont le front large, vais proposer ça au conseil d'entreprise... pfff il y a des fois où je me dis qu'on est des martiens.. et pourtant, le respect, la tolérance, la dignité, c'est pas incompatible avec le fait du gagner du pognon, il me semble...

 

Dans la série, Nos hommes célèbres : Amélie Nothomb :-)

5 mai 2002, par DoM   [retour au début des forums]

écrivain Kobe, Japon 1967 belge Amélie Nothomb n'est pas une artiste comme les autres. Elle émerge du lot grâce à son parfum d'authenticité, d'audace, de conscience professionnelle et d'une humilité qui perdure et lui fait honneur. Fille d'ambassadeur de Belgique à Rome (Patrick Nothomb), petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb, elle est issue d'une ancienne et illustre famille bruxelloise qui apporta autrefois la province de Luxembourg au royaume de Belgique. Cette famille a donné une juste proportion de politiques et d'écrivains. Son père, Patrick Nothomb, est ambassadeur, baron et écrivain (Dans Stanleyville, 1993). Amélie Nothomb est la plus jeune des enfants après une soeur (Juliette) et un frère. Elle passe ses cinq premières années au Japon, puis en Chine, à New York, au Bengladesh en Birmanie et au Laos au grè des affectations successives de son père.A 17 ans, elle débarque enfin en Belgique, le berceau de sa famille où elle entreprend des études de philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. Elle garde des souvenirs douloureux de cette arrivée en Europe et en Belgique. A 33 ans, elle se dit " malade de l'écriture ", avoue avoir déjà écrit 37 romans. L'écrivain à en tiroir ses 29 manuscrits qu'elle refuse de publier parce qu'elle les juge trop personnels, sont rangés dans un carton. Elle reste profondément marquée par le Japon ; elle parle couramment japonais et a été interprète à Tokyo. "Graphomane", comme elle se définit elle-même, elle écrit depuis longtemps. C'est en 1992, alors âgée de 25 ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman Hygiène de l'assassin. Son talent est confirmé en 1993 avec Le Sabotage amoureux, en 1994 avec Les Combustibles. Suivront Les Catilinaires (1995), Péplum (1996), Attentat (1997), Mercure (1998), Stupeur et tremblements (1999, Grand Prix du roman de l'Académie française), et Métaphysique des tubes (2000), tous publiés par Albin Michel.

Petite annonce.

30 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Recherche Belge pouvant nous parler de leurs Hommes célèbres.

 

Les femmes de la Révolution française.

30 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Jeanne Marie ou Manon Philipon Roland de la Platière dite madame Roland - (1754-8 novembre 1793)

Jeune fille, elle a reçu une éducation exceptionnelle. Elle a étudié les mathématiques, lu Plutarque, discuté avec Greuze et Chardin grâce à son père, graveur... Passionnée par les enjeux et les projets de la Révolution, elle s'installe à Paris en 1791, avec celui qu'elle a épousé en 1780 et qui est inspecteur des manufactures à Lyon. Très vite, dans son appartement de la rue Guénégaud, des députés comme Pétion, Robespierre, l'abbé Grégoire ou Brissot, au journal duquel elle a envoyé des articles publiés sous un pseudonyme, se retrouvent. Son influence devient décisive sur les Girondins, qui se réunissent chez elle. Son influence est plus grande encore lorsque son mari de mars à juin 1792 est ministre de l'Intérieur. La chute des Girondins est la sienne. Incarcérée, elle écrit ses mémoires. Lorsqu'elle comparaît devant le Tribunal révolutionnaire, elle assume elle-même sa défense. Condamnée à mort, elle est exécutée le jour même. En montant sur l'échafaud, le 8 novembre 1793, elle se tourne vers la statue de la Liberté, qui se dresse place de la Révolution, et murmure : " Oh liberté, que de crimes on commet en ton nom ! "

Les hommes de la Révolution française

30 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Maximilien Marie Isidore de ROBESPIERRE - Arras 1758 - Paris 1794

C'est chez les oratoriens à Arras que ce jeune homme issu de la petite noblesse provinciale commence ses études. Une bourse lui permet de les poursuivre au collège Louis le Grand de Paris. Il devient avocat au conseil supérieur de l'Artois, juge au Tribunal et est élu député du tiers aux Etats généraux de 1789. Il est à l'origine du décret qui stipule que les membres de la Constituante ne sauraient être élus à l'Assemblée législative. La modestie de sa vie, son ascétisme et sa solitude lui valent d'être appelé l'Incorruptible. Ce n'est qu'après la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, qu'il entre le soir même au conseil général de la Commune insurrectionnelle de Paris. Il commence alors, en tant que député de Paris élu à la Convention, de jouer un rôle déterminant. Il vote la mort du roi. S'oppose avec détermination aux Girondins dont il provoque l'élimination. Après avoir écarté Danton, il entre au Comité de salut public, le 27 juillet 1793. Il y impose les mesures d'exception qu'il juge nécessaires pour sauver les acquis de la Révolution menacés. Il impose la Terreur. Elle lui sert aussi bien à éliminer les Hébertistes les plus intransigeants que les " Indulgents " comme Danton ou Desmoulins. Il veut mettre en place une république vertueuse de petits propriétaires libres et égaux en droit qui rendraient hommage à l'Etre suprême. La loi qui instaure la Grande Terreur le 10 juin 1794, alors que la victoire de Fleurus vient de conjurer la menace d'une invasion, discrédite Robespierre. Lorsque le 8 thermidor, il veut imposer une nouvelle épuration au sein du Comité de sûreté générale comme au sein du Comité de salut public, la peur pousse les députés qui ne sont plus sûrs de leur immunité à se révolter. Le 9 thermidor, la Convention tient tête à Robespierre et à Saint-Just qui sont arrêtés. Le lendemain, 28 juillet 1794, avec son frère, avec Couthon, avec Saint-Just, avec près de vingt de ses amis encore, Robespierre est guillotiné place de la Révolution.

Les hommes de la Révolution française.

30 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Louis XVI - Versailles 1754 - Paris 1793

Il est le petit-fils de Louis XV et le fils du dauphin Louis mort en 1765 et de Marie-Josèphe de Saxe. En 1770, il épouse l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche. Pieux, scrupuleux, réticent à l'égard des idées nouvelles prônées par les philosophes ; s'il est assez cultivé, il est indécis. La chasse ou la serrurerie l'intéressent plus que la politique. Il monte sur le trône à vingt ans et choisit pour ministre le vieux Maurepas, qui a servi son grand-père dont il a été un temps secrétaire d'Etat à la Marine. Autour de lui, Vergennes aux Affaires étrangères, Malesherbes à la maison du roi et Turgot comme Contrôleur général. Maurepas qui rappelle les Parlements crée malgré lui une opposition. Le Parlement de Paris n'hésite pas à avoir recours au droit de remontrance, ce qui contraint Turgot plus tard, Necker en 1781, à devoir renoncer aux réformes fiscales et financières qu'il juge nécessaires, mais qui soulèvent l'opposition des privilégiés. La guerre aux côtés des insurgés américains, si elle est un succès politique qui aboutit à la paix de Versailles en 1783, creuse la dette. Les dépenses inconsidérées de la cour, l'affaire du collier, le poids de la dette interdisent à tous les ministres successifs que sont Calonne, Loménie de Brienne de rétablir l'équilibre du budget de la France et le prestige de la monarchie. Le roi doit rappeler Necker et convoquer des Etats généraux. L'indécision et la maladresse de Louis XVI, ses tergiversations encore lui seront fatales. Influencé par le comte de Provence et le comte d'Artois, ses frères, il cherche à discréditer l'Assemblée nationale, qui s'est créée malgré lui. Il renvoie Necker, mais doit le rappeler. Après avoir, semble-t-il, porté le 17 juillet 1789 la cocarde tricolore, qui symbolise l'alliance de la monarchie et du peuple de Paris, il se refuse à accepter que, dans la nuit du 4 août, les privilèges aient été abolis. La colère populaire imposera au roi son retour à Paris en octobre 1789. Aux Tuileries, il semble devenir un monarque constitutionnel. La Révolution pourrait s'arrêter le 14 juillet 1790, lors de la fête de la Fédération, mais, parce qu'il refuse la Constitution civile du clergé, qu'il fait à plusieurs reprises usage de son droit de veto et qu'enfin il fait le choix de rejoindre l'armée du marquis de Bouillé à Metz, il lève toutes les oppositions contre lui. Suspendu à son retour de Varennes, où il a été arrêté, il n'est rétabli dans ses fonctions de roi des Français qu'après avoir juré fidélité à la nouvelle Constitution, le 14 septembre 1791. Il ne cesse pas pour autant d'entretenir des relations avec les émigrés, de souhaiter que les armées révolutionnaires soient battues et que la " politique du pire " l'emporte. Le manifeste de Brunswick, dont la menace est connue à Paris le 1er août 1792, exaspère la colère populaire. Le 10, les Tuileries sont prises, le roi, réfugié avec sa famille à l'Assemblée, est suspendu. Emprisonné au Temple, il n'est plus rien que Louis Capet, lorsque, le 21 septembre 1792, la république est proclamée par la Convention, après la victoire de Valmy. L'épreuve des trahisons, des intrigues et des complots découverts dans l'Armoire de fer est fatale à celui qui a été le roi. Coupable de " conspiration contre la liberté de la nation ", il est condamné à mort sans appel ni sursis par 387 voix contre 334, le 17 janvier 1793. Le 21 janvier 1793, à 10 heures du matin, il est exécuté place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). Son frère, Louis XVIII, ne montera sur le trône que le 2 mai 1814, après l'abdication de Napoléon Ier.

Les hommes de la Révolution française.

30 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Georges Jacques DANTON - Arcis-sur-Aube 1759 - Paris 1794

Pauvre, il commence ses études chez les oratoriens de Troyes. En 1780, ses fonctions de clerc de procureur lui permettent de poursuivre sa formation juridique à Paris. Sept ans plus tard, son mariage avec la riche héritière d'un cafetier parisien, Gabrielle Charpentier, lui permet de faire l'acquisition de la charge d'avocat au Conseil du roi. Dès juillet 1789, la Révolution qui se lève l'enthousiasme. Il harangue la foule. Il anime le club des Cordeliers. Ce n'est pourtant qu'après le 10 août 1792 que Danton, qui a dû se réfugier en Angleterre pendant quelques semaines après la fusillade sur le Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, prend un rôle déterminant. Au sein du Conseil exécutif, il devient ministre de la Justice. Le 2 septembre 1792, sa fougue d'orateur l'incite à proclamer " de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace et la France est sauvée ". Dans les jours qui suivent, il ferme les yeux sur les massacres de septembre. Les Girondins ne lui pardonnent pourtant pas sa popularité. Ils le soupçonnent de concussion, d'avoir détourné des fonds secrets qui lui ont été confiés. Ces soupçons le rejettent vers les Montagnards. Le 7 avril 1793, il est élu au Comité de salut public. Mais, épuisé, remarié à Louise Gély qui n'a que seize ans, il demande à prendre ses distances. Qu'il ait été le créateur du Tribunal révolutionnaire n'empêche pas Danton de devenir suspect aux yeux des Montagnards, parce qu'il demande parfois de la clémence, parce qu'il n'admet pas la déchristianisation, parce que l'extrémisme des Enragés lui répugne. Après quelques jours passés en Champagne, Danton, rentré à Paris le 20 novembre 1793, soutient de toutes ses forces le courant modéré de la Montagne. Robespierre fait alliance avec lui parce qu'il craint plus que tout d'être débordé par sa gauche. Mais à peine les têtes des Hébertistes sont-elles tombées que Robespierre, pour maintenir l'équilibre de son gouvernement, sacrifie Danton. Le 31 mars 1794, il est arrêté. Le scandale de la liquidation de la Compagnie française des Indes, dans lequel ses amis Camille Desmoulins et Fabre d'Eglantine sont compromis, tient lieu de prétexte. Le procès de Danton s'ouvre le 2 avril. Parce que sa voix puissante de tribun provoque des attroupements, il est exclu du tribunal. Le 5 avril 1794, il exige du bourreau Sanson qu'il montre sa tête au peuple : " Il n'en voit pas tous les jours de pareille. "

Les hommes de la Révolution française.

30 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Jacques Pierre BRISSOT de WARVILLE - Chartres 1754 - Paris 1793

D'abord greffier chez un procureur de Chartres, Brissot, auteur en 1780 d'une Théorie des lois criminelles, voyage en Angleterre, en Suisse, aux Etats-Unis, aux frais du duc d'Orléans, après avoir été enfermé quelques temps à la Bastille, en raison d'un pamphlet qu'il a publié contre la reine, en 1784. A son retour, en 1786, il crée la Société des amis des Noirs, qui préconise l'abolition de l'esclavage dans les colonies. Il fonde, dès avril 1789, le journal Le Patriote français. Membre du club des Jacobins, il est élu député de Paris à l'Assemblée législative de 1791 à 1792. Certain que, pour asseoir les acquis de la Révolution, il faut porter la guerre à l'étranger, il amène la France à déclarer la guerre à l'Autriche puis à l'Angleterre et à la Hollande. Réélu à la Convention, il s'oppose avec ferveur aux excès de Robespierre et des Montagnards, en tant que chef des Girondins, appelés brissotins par leurs adversaires. Proscrit le 2 juin 1793, il prend la fuite. Il est arrêté à Moulins, traîné devant le Tribunal révolutionnaire qui le condamne pour fédéralisme. Il est guillotiné le 31 octobre 1793.

A-t-il inventé l'école ?

27 avril 2002, par Alain   [retour au début des forums]

Non, bien sûr. Mais la légende lui colle à la peau.

Charles le Grand ou CHARLEMAGNE

vers 742 - Aix-la-Chapelle 814

Fils aîné de Pépin le Bref et de Bertrade (ou Berthe au grand pied), Charles a vingt-six ans quand il succède à son père. En année 768, il partage avec son frère Carloman l'héritage laissé par Pépin. Au décès de Carloman (771) Charles prend possession de tous les territoires de son frère. Qu'elle soit militaire, administrative, politique ou culturelle, l'úuvre immense de Charlemagne occupera sans relâche les quarante-trois années de son règne. Charlemagne accourt à l'aide du pape. Il assiège et prend Pavie (juin 774), fait prisonnier Didier et se fait couronner roi des Lombards, à Monza, près de Milan. La menace permanente d'incursions sarrasines exige de nombreuses campagnes (795-801), avant la création de la marche d'Espagne, entre Pyrénées et Ebre. Une première expédition se solde par un épisode malheureux, rapporté dans la Chanson de Roland. A la prière du gouverneur de Saragosse, et pour secourir les chrétiens espagnols, Charlemagne prend personnellement le commandement de deux armées (778). La première occupe Pampelune, la seconde Barcelone et Gérone, mais quoique réunies devant Saragosse elles ne peuvent s'emparer de la ville. Charlemagne décide de repasser les Pyrénées avant l'hiver. Au défilé de Roncevaux, l'arrière-garde tombe dans une embuscade montée par des montagnards basques : Roland, comte de la marche de Bretagne, et nombre de ses compagnons y perdent la vie (15 août 778). Il réussit à maintenir dans l'obéissance les Aquitains. Pour ménager leurs tendances autonomistes, il fait de cette province un royaume particulier, sous l'autorité de son fils Louis, en 781. Aussi fermement qu'il conduit sa politique de conquête territoriale et d'intense colonisation franque, Charlemagne entreprend la réorganisation de ses Etats. Les sujets (vassaux) sont regroupés en royaumes, duchés, comtés (plus de 200), diocèses. Les comtes, nommés et révocables par le souverain, sont les rouages essentiels dans la machinerie administrative. Ils gèrent les immenses domaines royaux, lèvent les tributs, réunissent les assemblées juridiques (les plaids), fournissent les contingents militaires, participent aux assemblées annuelles des dignitaires au palais du roi. Egalement nommés, les évêques n'ont pas seulement un rôle religieux. Ce sont des auxiliaires du pouvoir, assurant la transmission et l'exécution des ordonnances ou décrets royaux (capitulaires), des commissaires chargés d'inspecter les régions (missi dominici). En s'appuyant encore sur l'Eglise, et à l'instigation du moine Alcuin, Charlemagne réalise sa grande úuvre de politique scolaire et culturelle. Tout l'effort d'éducation du peuple, et par là d'unification, passe par l'instauration d'écoles paroissiales, épiscopales ou monastiques. Ces dernières instruisent les clercs, réforment l'écriture (création de la " caroline ") et se révèleront bientôt de brillants foyers de culture, formant les futures élites de savants et de lettrés. Le pape Léon III met la couronne impériale sur la tête de Charlemagne, le 25 décembre 800. L'Empire chrétien