|
591
visiteur(s).
77 contribution(s).
La seconde guerre mondiale, par Alain
Léon BLUM, par Alain
Nos hommes célèbres :
Zénobe Gramme, par DoM
Nos hommes célèbres : Victor
Horta, par DoM
Nos hommes célèbres :
Mercator, par DoM
Nos hommes célèbres :
Hergé, par DoM
Nos hommes célèbres :
Adolphe Sax, par DoM
Nos hommes
célèbres, par DoM
Nos hommes célèbres :
Clovis, par DoM
Nos hommes célèbres :
Maurice Grévisse, par DoM
Nos hommes célèbres : Jan
van Eyck, par DoM
Nos hommes célèbres :
André Vésale, par DoM
Non, j'mettrai pas Annie
Cordy ! :-)), par DoM
Dans la série, Nos hommes
célèbres : Soeur
Emmanuelle :-), par DoM
Dans la série, Nos hommes
célèbres : Amélie
Nothomb :-), par DoM
Petite annonce., par Alain
Les femmes de la Révolution
française., par Alain
Les hommes de la Révolution
française, par Alain
Les hommes de la Révolution
française., par Alain
Les hommes de la Révolution
française., par Alain
Les hommes de la Révolution
française., par Alain
A-t-il inventé
l'école ?, par Alain
>Ch'tite question, par aton (qui cause
avant l'aube..)
Une statue : VERCINGETORIX, par Alain
Héros de livre :
d'ARTAGNAN, par Alain
Tour de la Défense :
ARAGO, par Alain
Expression célèbre : sans
peur et sans reproche., par Alain
Un sadique donne son nom à
l'histoire., par Alain
Un nom donne un plat : le hachis
parmentier., par Alain
Les plus connus sous un autre
nom., par Alain
Ecole célèbre :
CONDORCET, par Alain
Hôpital célèbre :
BICHAT, par Alain
Mesure célèbre :
AMPERE, par Alain
Monnaie célèbre :
RICHELIEU, par Alain
Lieu coquin : PIGALLE, par Alain
Institut célèbre :
PASTEUR, par Alain
Place célèbre : ETOILE
CHARLES DE GAULLE, par Alain
Avenue célèbre :
FOCH, par Alain
Monument célèbre : la Tour
Eiffel, par Alain
Station de métro :
BARBES, par Alain
> Jacques de Molay ..., par
serghis
|
|
|
La seconde guerre
mondiale
|
|
28 juin
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
1939-1945
La seconde guerre mondiale
|
|
Des sites
sur la seconde guerre mondiale il y en a des
tonnes. Tant pis ! Je vais moi aussi
créer un site sur cette époque. Vous
n'y verez rien d'original puisque tout ou presque
tout est ou a été dit. Enfin vous y
verrez quand même quelques films en WMV
(fonctionne avec le Media Player)tournés par
des amateurs de cette époque dont l'un de
ces amateurs est Eva Hitler en personne. Que
filme-t-elle ? Son abominable amant, bien
sûr, en compagnie de ses copains du
moment.
|
|
Léon BLUM
|
|
28 mai
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Pourquoi
parler de Léon Blum ? Parce qu'il n'est
resté que peu de temps au pouvoir et
pourtant on parle beaucoup de lui pour toutes les
avancées sociales.
Léon Blum est un
esthète, un homme avide de justice et de
morale. C'est un disciple de Jean Jaurès,
c'est un des artisans du Front populaire qui
incarne le socialisme de son époque.
Ancien
normalien qui mène de front une
carrière juridique et littéraire,
Léon blum est originaire d'une famille
israélite. C'est sous l'influence de Lucien
Herr qu'il devient socialiste.
En
1914-1916, Léon Blum est chef du cabinet du
socialiste Marcel Sembat et devient l'un des
avocats de l'Union sacrée. En 1920, il est
avec Jean Jaurès le principal interlocuteur
du congrès de Tours. Il s'oppose à la
transformation de la SFIO en SFIC et les
communistes le haÔront toujours. En 1929, il
devient député et président du
groupe parlementaire socialiste. En 1936, alors que
deux millions d'ouvriers sont en grève, Blum
est élu président du Conseil et forme
le Front populaire. Son gouvernement sera
contesté par les communistes et
l'extrême-droite, ce dernier n'acceptant pas
ce président d'origine juive. Très
rapidement Léon Blum agit et prend des
mesures spectaculaires : augmentation des
salaires de 12%, semaine de 40 heures, deux
semaines de congés payés, etc.
L'euphorie est à son comble mais ne dure
pas. Léon Blum doit faire face à la
guerre civile espagnole et vote, à
contre-cúur, la non-intervention en Espagne.
Il se le reprochera toute sa vie.
Devant la
montée des fascismes (parti populaire de
Jacques Doriot, les Croix de feu), la
dévaluation et la fuite des capitaux, le
gouvernement de Blum ne tient plus. En 1937, il est
renversé. Ce qui fut une avancée
spectaculaire dont on parlera longtemps, n'a
duré qu'un an.
Léon Blum condamne le
pacte de Munich qu'il dit être un
"lâche soulagement ". Le 10 juillet
1940, il sera des 80 parlementaires qui refusent de
voter les pleins pouvoirs au maréchal
Pétain. Arrêté par le
régime de Vichy, il est jugé au
procès de Riom, en 1942, où il
prononce un admirable réquisitoire. Vichy le
livre aux Nazis qui le déportent. Il est
libéré par les
Américains.
A son
retour, il continue de jouer un rôle dans
l'avènement de la IVè
République.
Ses
adversaires comme ses amis pensent que Léon
Blum a été un homme courageux tout au
long de sa vie.
|
|
Nos hommes
célèbres : Zénobe
Gramme
|
|
8 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
ingénieur
électricien, chercheur, inventeur de la
dynamo, Jehay-Bodenée 1826 -
Bois-Colombes,France 1907, En fait, une bonne
partie de son parcours est fort mal connu et a
donné lieu à des écrits sujets
à caution. Il aurait suivi une formation de
menuisier et serait allé exercer cette
profession en France. Toujours est-il qu'on le
retrouve à Paris en 1856. En 1860 il fait la
connaissance d'un contremaître d'une
société de fabrication de machines
magnéto-electriques, puis d'un constructeur
d'instruments scientifiques. Il dépose
quelques brevets entre 1863 et 1869. Au moment du
siège de Paris par l'armée
prussienne, en 70-71, il se réfugie à
Arlon puis revient à Paris où il
présente son invention de l'"anneau de
Gramme" devant l'Académie des Sciences. La
même année est créée la
Sté "d'Ivernois et Gramme" qui propose la
machine de Gramme pour remplacer les machines
à vapeur. En 1874, la dynamo d'atelier
connaît un succès fulgurant, procurant
de l'électricité et du mouvement. Un
brevet est homologué pour une machine qui
donne plusieurs courants alternatifs, ce qui
constitue la 1ère description de
l'alternateur. En 1904, Zénobe Gramme se
retire. Il meurt à Paris en 1907. Bien des
zones d'ombre planent sur son existence. L'Histoire
retient de lui qu'il a été
l'inventeur de la génératrice
dynamoélectrique. (source : Wallons
à l'étranger)
|
|
Nos hommes
célèbres : Victor
Horta
|
|
8 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
architecte,
décorateur, designer, Gand 1861 - Bruxelles
1947, Victor Horta est probablement l'architecte
belge le plus connu (1861-1947). Après sa
formation à Gand, il s'installe à
Paris en 1878. Il achève ses études
en 1880 chez Alphonse Balat, à
l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. A
l'âge de 25 ans, il construit ses premiers
logements, à Gand. Avec Henry Van de Velde
et Paul Hankar, il est l'une des figures de proue
de l'architecture moderne en Belgique. Suivant
l'exemple des architectes français Labrouste
et Dutert, il utilise le verre et le métal
dans ses constructions. Il construit notamment
plusieurs maisons de maître à
Bruxelles, l'Hôtel Tassel (1893),
l'Hôtel Solvay (1695), les grands magasins "A
l'Innovation" de Bruxelles (1901, détruits
depuis lors par un incendie) et le Grand Bazar
à Francfort sur le Main (1903) et à
Anvers (1906), la Maison du Peuple à
Bruxelles (1896-1899) aujourd'hui démolie
(par sa construction en fer et en verre, elle
présentait un caractère
exceptionnellement élégant et
osé), l'hôpital Brugmann à
Bruxelles (1912-1924) et le Musée des
Beaux-Arts de Tournai (1903). Il séjourne en
Grande-Bretagne et aux Etats-Unis entre 1915 et
1919. A son retour en Belgique, sa passion pour la
décoration semble s'être
tempérée : la ligne droite
domine. Il construit avec un nouveau
matériau, le béton armé, des
constructions telles que le Palais des Beaux-Arts
(1922-1928) à Bruxelles. L'oeuvre de Horta
est novatrice : il réalise, à la
fin du 19e siècle, une oeuvre originale,
gracieuse et lyrique, avec des arabesques
fantasques (style nouilles, coup de fouet ou
anguille) et une profusion de décorations
(art nouveau). Horta est lié à
l'Université libre de Bruxelles et aux
Académies d'Anvers et de Bruxelles en tant
que chargé de cours (et en tant que
directeur de 1927 à 1931). En 1969, le
musée Horta est aménagé dans
sa maison de la Rue Américaine, 23-25,
à Bruxelles (1898-1900). (source :
sfi)
|
|
Nos hommes
célèbres :
Mercator
|
|
8 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
Mercator
(Gerhard Kremer) géographe, Rupelmonde 1512
- Duisbourg 1594, Le vrai nom de Gerardus Mercator
était Gerhard Kremer. Il a fait ses
études à l'université de
Louvain. Il fonda sa propre affaire et orienta son
activité vers la gravure de cartes et de
cartes de navigation. En 1522, il partit à
Duisbourg et commença à travailler
sur sa célèbre mappemonde qu'il
publia en 1569 et qui reproduisait les côtes
d'Amérique centrale et méridionale et
comprenait un tracé plus exact de l'Asie,
incluant le sud-est de ce continent, bien que la
plus grande réussite de cette carte fut la
projection cylindrique, qui porte son nom et
d'où vient la projection la plus
employée aujourd'hui, la projection UTM
(Transverse Universelle de Mercator). Dans ce
système, des lignes parallèles
représentent les méridiens, et les
parallèles sont des lignes droites qui
coupent les méridiens à angle droit.
Très utilisée en navigation, la
projection de Mercator permet de tracer une route
en ligne droite entre deux points sur la carte et
de la suivre sans modifier la direction de la
boussole. Le sens complet de la carte et sa
projection ne furent pas reconnus pendant
près de cent ans. Mercator fut le premier
à utiliser le mot atlas pour désigner
une collection de cartes. Son travail ne connut pas
un grand succès commercial, jusqu'à
ce que Jodocus Hondius acquit les planches des
héritiers de Mercator, et y ajouta d'autre
cartes pour donner une plus grande portée
à son édition. La première
édition de l'Atlas de Mercator-Hondius
apparut en 1606 et compta à peu près
30 éditions avant 1640. (source :
Cervera Centre)
|
|
Nos hommes
célèbres :
Hergé
|
|
8 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
Hergé (Georges
Rémi), Etterbeek 1907 - Bruxelles 1983,
Georges REMI, alias REMI Georges, R.G.
(Hergé) naît dans une famille modeste
et catholique. Dès l'âge de quinze
ans, ses croquis sont publiés dans le
magazine de son école aussi bien que dans le
journal des scouts belges. A 18 ans, il
débute réellement sa carrière
dans le XXe siècle. Il y publie des
illustrations sous le pseudo d'Hergé. Cinq
ans plus tard, il est promu directeur du Petit
Vingtième. Au départ, il se contente
d'illustrer des scénarii de propagande puis
on lui confie l'élaboration de sa
première vraie BD. C'est ainsi qu'en 1929
parait Tintin, reporter au petit vingtième,
au pays des soviets. Le succès est
immédiat. En 1930, il crée Quick et
Flupke. Puis c'est Tintin au Congo. Hergé
enchaîne très vite sur Tintin en
Amérique. En 1934, Hergé publie Les
cigares du pharaons. Puis il envisage d'envoyer son
héros en Chine. C'est une époque
charnière qui va marquer son style car c'est
dans cette optique qu'il rencontre Tchang
Tchong-Jen, étudiant chinois aux Beaux Arts
de Bruxelles. Ce sont les aventures de Tintin,
reporter, en Extrême Orient (Le lotus Bleu)
qui paraissent en 1935. Par la suite, Hergé
publie des aventures plus anecdotiques (L'oreille
cassée et L'île noire) et donne
naissance à Jo, Zette et Jocko. En 1938, il
imagine l'histoire d'un anschluss raté entre
deux pays imaginaires, que l'on devinera être
l'Allemagne et l'Autriche. Le sceptre d'Ottokar est
en quelques sortes une fiction qui dépasse
la réalité car c'est la même
année qu'Hitler s'allie aux Autrichiens. Peu
après la guerre éclate. Durant la
guerre, Hergé laisse son imaginaire prendre
le dessus. Il publie toujours les aventures de
Tintin dans un autre journal. A la
libération, il est arrêté et
mis en cause devant un tribunal. Aucune suite n'est
donnée à cette affaire mais Tintin
s'arrête pendant 2 ans. Mais Hergé
remanie ses anciennes histoires et rencontre
plusieurs nouveaux amis. Avec leur aide, il fondera
en 1950 le journal de Tintin, pour les 7 à
77 ans. On y publie d'abord d'anciennes planches
retravaillées où Tintin est
colorisé. Puis Hergé sort Objectif
Lune et On a marché sur la Lune qui auront
un succès extraordinaire. Il continue
après cela à mettre en scène
son héros dans diverses aventures où
les intrigues sont de plus en plus
élaborées. En 1974, le dernier album,
Tintin et les Picaros, est édité.
L'auteur décide alors de se reposer. Il
tentera de concevoir une dernière aventure
pour son personnage, l'Alph-art mais la maladie
l'emporte avant qu'il puisse y parvenir, en
1983.Hergé est aujourd'hui
considéré comme le fondateur de
l'école de Bruxelles et la réputation
de son petit reporter n'est plus à faire.
(source : Aurelien)
|
- > Nos
hommes célèbres :
Hergé
8 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
Hergé se plaignait de son enfance : "Mon
enfance me paraît très grise. J'ai des
souvenirs, bien sûr, comme tout le monde, mais ils
ne commencent à s'éclairer, à se
colorer, qu'au moment du scoutisme. Avant cela, je le
répète, c'est une sorte de grisaille. Mes
parents m'aimaient bien, je n'ai pas eu à me
plaindre, mais il y avait peu de contact. Par exemple, il
n'y avait pas un livre à la maison. Il est vrai
que mon père était orphelin et qu'il a
commencé à travailler très jeune
(Nota : son père était employé
dans une maison de confection où il esquissait des
modèles de vêtements)"
- > Nos
hommes célèbres :
Hergé
8 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
Son premier héros était Totor (1926)qui
rappelait déjà celui qui allait devenir
Tintin. Totor est apparu de 1926 à 1930 dans Le
Boy Scout qui deviendra plus tard Le Boy Scout
Belge.
|
Nos hommes
célèbres : Adolphe
Sax
|
|
8 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
facteur
d'instruments, inventeur du saxophone, Dinant 1814
- Paris 1894, belge, Antoine Joseph Sax, alias
Adolphe Sax, est issu d'une famille de fabriquants
d'instruments. Son père, Charles Joseph Sax
possède un atelier de fabrication
d'instruments à vent situé à
Bruxelles. Cette petite entreprise emploie 250
travailleurs. Sax senior reçoit de
nombreuses commandes de l'Etat. Sax junior s'initie
à la musique, dès 1828, à
l'Ecole Royale de Musique de Bruxelles. Il suit
également des leçons de clarinette.
Pour cet instrument, il développe un nouveau
système de 24 clefs qu'il présente
à l'Exposition industrielle de Bruxelles en
1835 et qu'il fera breveter. Sax travaille ensuite
à la création d'une série de
nouveaux instruments. C'est à l'occasion de
l'Exposition industrielle de Bruxelles de 1841
qu'il organise, pour la première fois, une
audition officielle de sa création : le
saxophone. En Belgique, cependant, Sax n'obtient
pas la reconnaissance escomptée. Il part
donc pour l'étranger. Il débarque
à Paris en 1842 et ouvre une première
fabrique d'instruments en 1843 : "Adolphe Sax
& Cie". Au sommet de son activité, il
emploie quelques 200 ouvriers. Dans toute sa
carrière, Sax produira environ 40.000
instruments. En 1845, Sax sort vainqueur d'un
concours le confrontant avec des formations
musicales traditionnelles : un
arrêté ministériel
décrète même que les
instruments de Sax doivent être
obligatoirement repris dans les chapelles musicales
militaires françaises ce qui donne à
Sax une position de monopole. Après la
révolution de 1848, la toute jeune
République fait fi du décret
ministériel de 1845. Il s'ensuit une
première faillite de l'entreprise de Sax. Le
décret est néanmoins
réhabilité en 1854, sous le Second
Empire et Sax temporairement sauvé !
Durant la guerre franco-allemande, la production
est à nouveau battue en brèche et
lors de la 3e faillite, sa collection personnelle
d'instruments, 467 pièces, fait même
l'objet d'une vente publique. Sax meurt en 1894,
après avoir obtenu, au terme de sa vie, la
reconnaissance qu'il méritait.
(source : sfi)
|
|
Nos hommes
célèbres
|
|
6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
je ne
voudrais pas vous assommer.. :-)) Z'avez
qu'à dire si vous en voulez
d'autres !
|
|
Nos hommes
célèbres :
Clovis
|
|
6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
roi des
Francs, Tournai ± 465 — 511 En 457, le
père de Clovis, Childéric 1er, est
proclamé roi des Francs saliens de la
région de la Sambre et de la Lys et a sa
capitale à Tournai. A sa mort, Clovis,
âgé de 16 ans, est nommé roi
des Francs saliens à Tournai. Cinq ans plus
tard, lors de la bataille de Soissons, Clovis bat
son faible voisin Syagrius qui constituait le
dernier héritage du pouvoir Romain.
Après la victoire, Clovis partage le butin
sous forme de lots tirés au sort comme le
veut la coutume. Mais à la demande de
l'évêque Rémi il met de
côté un vase liturgique en argent , un
soldat proteste et abîme le vase avec sa
hache. Lors de l'inspection générale
suivant la bataille Clovis fend le crâne du
contestataire avec sa hache. A 28 ans, Clovis
épouse Clotilde, une princesse Burgonde
catholique. Trois ans plus tard à Tolbiac,
il remporte une bataille contre les Alamans. La
légende veut que cela soit au cours de cette
bataille qu'il promit de se convertir s'il
remportait le succès. C'est le 25
décembre 506 à Reims que
l'évêque Rémi baptise Clovis et
ses 3000 guerriers. Clovis s'installe à
Paris, sa nouvelle capitale. Il devient enfin roi
des Francs en faisant assassiner le roi des
Ripuaires, Sigebert, ainsi que son fils
Chlodéric (vers 509). A sa mort ses
descendants (les rois fainéants) se
partageront le territoire unifié par leur
père et l'émietteront pour plusieurs
siècles.
|
|
Nos hommes
célèbres : Maurice
Grévisse
|
|
6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
grammairien, Rulles 1895 -
La Louvière 1980, belge, Celui qui, par
tradition familiale, devait reprendre la forge
paternelle, devient instituteur (1914) à
l'Ecole communale de Carlsbourg, régent
littéraire (à Malonne) et docteur en
philosophie et lettres (philologie classique)
à l'ULg (1925). Parallèlement
à ses études universitaires, il
enseigne à l'Ecole des Pupilles de
l'Armée à Marneffe, à l'Ecole
royale des Cadets à Namur (1927), puis
à Bruxelles, jusqu'en 1957. Afin de mieux
mettre à la portée de ses
élèves un manuel de grammaire,
Grevisse ajoute tant de nouveaux feuillets que,
finalement, on ne retrouve plus trace de la
grammaire initiale. Le Bon usage, volumineuse
grammaire, née en 1936, constamment
rééditée est
considérée par les philologues et les
auteurs - André Gide en premier (il cite le
Bon usage comme son ouvrage de
référence) - comme la meilleure
grammaire française, faisant autorité
dans tous les pays francophones. Des ouvrages
scolaires ou philologiques forment le
complément de son oeuvre essentielle
(Précis de grammaire française, Cours
de dictées, Le Français correct). Il
a consacré son existence à l'examen
des faits de langue chez les auteurs reconnus, les
plus divers, et en a dressé, sans
volonté normative, un constat d'usage.
Chroniqueur de langage dans La Libre Belgique, il a
réuni ses études en plusieurs volumes
sous le titre collectif Problèmes de langage
(1961-1970). Médaille d'or de
l'Académie française (1946),
titulaire du prix De Keyn de l'Académie
royale de Belgique, prix Vaugelas à
Genève en 1961, officier de la Légion
d'Honneur (1971), membre du Conseil international
de la Langue française (1967-1980), il sort
la onzième édition du Bon usage,
ouvrage de 1532 pages, quelques mois avant sa mort.
Il a 84 ans. Plusieurs millions d'exemplaires de
ses livres sont lus dans le monde. (source :
Cent Wallons du siècle)
|
|
Nos hommes
célèbres : Jan van
Eyck
|
|
6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
peintre,
Maaseick ? ± 1385 - Bruges 1441, belge,
Jan Van Eyck fut le principal représentant
des primitifs flamands. Les caractéristiques
fondamentales du style de Van Eyck sont la
reproduction d'espaces en trois dimensions
grâce à la perspective
aérienne, la plasticité des formes et
la représentation réaliste des
personnes et de leur proche entourage. Toutes ces
caractéristiques sont bien illustrées
dans le célèbre polyptyque de vingt
volets, l'Adoration de l'Agneau mystique, qui est
exposé à l'Eglise Saint-Bavon de
Gand. Ce polyptyque comporte une inscription selon
laquelle cette oeuvre aurait été
commencée par Hubert Van Eyck pour
être achevée par son frère Jan
en 1432. Elle a donné lieu à de
nombreuses disputes et cette énigme qui
n'est toujours pas résolue. Dans l'Adoration
de l'Agneau mystique, Jan Van Eyck présente
les personnages d'Adam et Eve comme deux nus
réalistes (à ce que l'on sait, les
premiers dans la peinture flamande). Les
personnages des commanditaires sont
représentés par deux portraits
réalistes. La lumière splendide et la
profondeur du paysage en arrière-plan sont
des caractéristiques permettant de
reconnaître l'authenticité de Van
Eyck. Le polyptyque ouvert se compose de deux
registres se trouvant l'un au-dessus de l'autre.
L'Adoration de l'Agneau mystique est le panneau
central du registre inférieur. De gauche
à droite, les volets
représentent : les juges
intègres (ce panneau fut volé en 1934
et remplacé par une copie), les chevaliers
du Christ, les ermites et les pèlerins. Au
registre supérieur trône le Christ
entre la Ste Vierge et St Jean-Baptiste. Aux
extrémités se trouvent Adam, à
gauche, et Eve, à droite, tous deux
flanqués de choeurs d'anges. Le polyptyque
fermé présente notamment
l'annonciation et les portraits des donateurs.
L'Agneau mystique est considéré comme
le début de la peinture flamande. Il se
distingue par une conception monumentale et une
harmonie des couleurs inégalée.
D'autres grands moments de l'oeuvre de Van Eyck
sont La Vierge au chancelier Rolin (v. 1436,
Louvre) et La Vierge au chanoine Van der Paele
(1436, Musée Groeninge, Bruges).
Thimothée (1432, Londres, National Gallery),
L'Homme au turban (1433), Le portrait de Marguerite
Van Eyck, l'épouse du peintre (1439) et les
Arnolfini font partie des portraits les plus
suggestifs, qui ont inspiré les meilleurs
portraitistes du 15ème siècle.
(source : sfi)
|
- > Nos
hommes célèbres : Jan van
Eyck
7 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
Il a travaillé aussi pour Jean de Bavière
en lui peignant les "Très Belles Heures de
Notre-Dame" (miniatures que l'on trouve aujourd'hui dans
un musée d'Italie).
- Il est
époustouflant..
7 mai
2002, par DoM [retour
au début des forums]
Il y a une exposition de ses oeuvres à Bruges
pour le moment, je vais essayer d'avoir des
renseignements là-dessus, parce que ça
n'arrive pas tous les 10 ans...
- Et
voilà !
9 mai
2002, par DoM [retour
au début des forums]
Jan Van Eyck, les primitifs flamands et le Sud
(1450-1530) Musée Groeninge, Dijver 16, B-8000,
Bruges (Belgique), réservations à
l'avance pour la France (recommandée) :
0892 684 694. Infos sur www.brugge2002.be, Catalogue
(Flammarion, 30 euros). Jusqu'au 30 juin.
|
Nos hommes
célèbres : André
Vésale
|
|
6 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
médecin Bruxelles
1514 — île de Zante, Grèce 1564
belge Né à Bruxelles, Andries Van
Wesel (Vesalius) étudia la médecine
à Paris, puis à Louvain. Professeur
d'anatomie à Padoue, il innova par la
pratique de dissections systématiques et
méthodiques. En 1543, il publia le De Humani
Corporis Fabrica : cette première
description rigoureuse du corps humain
rénova l'enseignement traditionnel de
médecine. Toutefois, la remise en question
de l'anatomie de Galien devait lui valoir
l'opposition des sommités médicales
de l'époque (en particulier de son
maître Sylvius) et surtout de l'Šglise.
Vésale abandonna l'enseignement et entra au
service de Charles Quint à Bruxelles comme
premier médecin, puis de Philippe II
à Madrid. Condamné à mort
à Madrid par l'Inquisition, il vit sa peine
commuée en pèlerinage à
Jérusalem par Philippe II. Il mourut sur
l'île de Zante à la suite d'un
naufrage. (source : Hachette
Multimédia)
|
|
Dans la série, Nos hommes
célèbres : Soeur
Emmanuelle :-)
|
|
5 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
religieuse Bruxelles 1908
belge, de père français et de
mère belge Née Madeleine Cinquin. A
la suite de la noyade de son père elle
comprend que la vie est
éphémère et qu'aucun homme ne
pourra satisfaire son grand cœur. Elle entre
au couvent à vingt ans. Elle prononce ses
vœux à Paris en 1931 et devient
Sœur Emmanuelle de la Congrégation de
Notre-Dame-de-Sion.En 1932 elle part pour Istanbul
où elle restera 28 ans avec un aparté
de 1959 à 1964 où elle sera en
Tunisie pendant la guerre d'Algérie. En 1965
elle découvre l'Egypte qui l'impressionne
beaucoup et en 1971, elle s'établit avec les
chiffonniers du Caire dans le bidonville
d'Azbet-el-Nakhl.Dans un océan de
souffrances humaines et des montagnes d'ordures,
elle aide sans répit ses frères de
misère avec un cœur de jeune fille
toujours motivée et enthousiaste. En 1982,
elle repart à zéro dans un nouveau
bidonville 'Mokattam'. Elle a 74 ans. Elle prend sa
retraite en 1993 dans le midi de la France et
écrit un livre "Yalla les jeunes" qui sera
édité en 1997. Sœur Emmanuelle
est une vraie personnalité. Son uniforme de
travail est célèbre et parait triste
et grossier, blouse grise et chandail noir, tennis
usés mais son cœur est pur et
poète. Son physique frêle, ses yeux
d'un bleu très clair, sont teint
basané, son allure discrète et forte
à la fois la font accepter dans un pays
islamisé. 5 ans après son
dévouement constant aux pauvres du Caire,
elle obtient la nationalité
égyptienne grâce à
l'épouse du président Moubarak. C'est
un cas unique !Elle fonde une association,
"les amis de sœur Emmanuelle" qui aident plus
de 50000 enfants de par le monde. De nombreuses
personnalités politiques ou artistiques
convertis par sa vocation la soutiennent par des
dons. Elle parcourt le monde et voit des grandes
tragédies humaines mais ne voulant pas faire
de politique, ne dénonce jamais les auteurs
des faits.Médiatisée, elle
plaît beaucoup par son franc parlé qui
dérange quelquefois les purs catholiques.
Elle tutoie facilement et prône une
transcendance de Dieu immédiate en laissant
un peu la vie de Jésus de Côté.
Elle pense que c'est dans l'action que se vit la
chrétienté."Avec mes amies des
bidonvilles, j'ai connu la vraie joie", dit-elle,
loin de la fugacité des plaisirs
matériels. (source : syrius48)
|
- Merci pour
ce personnage.
6 mai 2002,
par Alain [retour au
début des forums]
En effet, elle est une de celles que j'admire le plus.
Donc, encore merci pour ce portrait.
- Merci,
petit loup !
6 mai
2002, par DoM [retour
au début des forums]
je vais en ajouter quelques autres,
là.. :-))
- Je me
souviens d'une de ses phrases...
7 mai
2002 [retour
au début des forums]
... "Si vous voulez vivre il vous faut aimer".
C'est ce qu'on devrait nous tatouer sur le front
à notre naissance.
- J'en
connais
7
mai 2002, par DoM
[retour
au début des forums]
qui ont le front large, vais proposer ça
au conseil d'entreprise... pfff il y a des fois
où je me dis qu'on est des martiens.. et
pourtant, le respect, la tolérance, la
dignité, c'est pas incompatible avec le
fait du gagner du pognon, il me semble...
|
Dans la série, Nos hommes
célèbres : Amélie
Nothomb :-)
|
|
5 mai
2002, par DoM
[retour
au début des forums]
|
|
écrivain Kobe, Japon
1967 belge Amélie Nothomb n'est pas une
artiste comme les autres. Elle émerge du lot
grâce à son parfum
d'authenticité, d'audace, de conscience
professionnelle et d'une humilité qui
perdure et lui fait honneur. Fille d'ambassadeur de
Belgique à Rome (Patrick Nothomb),
petite-nièce de l'homme politique
Charles-Ferdinand Nothomb, elle est issue d'une
ancienne et illustre famille bruxelloise qui
apporta autrefois la province de Luxembourg au
royaume de Belgique. Cette famille a donné
une juste proportion de politiques et
d'écrivains. Son père, Patrick
Nothomb, est ambassadeur, baron et écrivain
(Dans Stanleyville, 1993). Amélie Nothomb
est la plus jeune des enfants après une
soeur (Juliette) et un frère. Elle passe ses
cinq premières années au Japon, puis
en Chine, à New York, au Bengladesh en
Birmanie et au Laos au grè des affectations
successives de son père.A 17 ans, elle
débarque enfin en Belgique, le berceau de sa
famille où elle entreprend des études
de philologie romane à l'Université
Libre de Bruxelles. Elle garde des souvenirs
douloureux de cette arrivée en Europe et en
Belgique. A 33 ans, elle se dit " malade de
l'écriture ", avoue avoir déjà
écrit 37 romans. L'écrivain à
en tiroir ses 29 manuscrits qu'elle refuse de
publier parce qu'elle les juge trop personnels,
sont rangés dans un carton. Elle reste
profondément marquée par le
Japon ; elle parle couramment japonais et a
été interprète à Tokyo.
"Graphomane", comme elle se définit
elle-même, elle écrit depuis
longtemps. C'est en 1992, alors âgée
de 25 ans, qu'elle fait son entrée
fracassante dans le monde des lettres avec son
roman Hygiène de l'assassin. Son talent est
confirmé en 1993 avec Le Sabotage amoureux,
en 1994 avec Les Combustibles. Suivront Les
Catilinaires (1995), Péplum (1996), Attentat
(1997), Mercure (1998), Stupeur et tremblements
(1999, Grand Prix du roman de l'Académie
française), et Métaphysique des tubes
(2000), tous publiés par Albin
Michel.
|
|
Les femmes de la Révolution
française.
|
|
30 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Jeanne
Marie ou Manon Philipon Roland de la
Platière dite madame Roland - (1754-8
novembre 1793)
Jeune
fille, elle a reçu une éducation
exceptionnelle. Elle a étudié les
mathématiques, lu Plutarque, discuté
avec Greuze et Chardin grâce à son
père, graveur... Passionnée par les
enjeux et les projets de la Révolution, elle
s'installe à Paris en 1791, avec celui
qu'elle a épousé en 1780 et qui est
inspecteur des manufactures à Lyon.
Très vite, dans son appartement de la rue
Guénégaud, des députés
comme Pétion, Robespierre, l'abbé
Grégoire ou Brissot, au journal duquel elle
a envoyé des articles publiés sous un
pseudonyme, se retrouvent. Son influence devient
décisive sur les Girondins, qui se
réunissent chez elle. Son influence est plus
grande encore lorsque son mari de mars à
juin 1792 est ministre de l'Intérieur. La
chute des Girondins est la sienne.
Incarcérée, elle écrit ses
mémoires. Lorsqu'elle comparaît devant
le Tribunal révolutionnaire, elle assume
elle-même sa défense. Condamnée
à mort, elle est exécutée le
jour même. En montant sur l'échafaud,
le 8 novembre 1793, elle se tourne vers la statue
de la Liberté, qui se dresse place de la
Révolution, et murmure : " Oh
liberté, que de crimes on commet en ton
nom ! "
|
|
Les hommes de la Révolution
française
|
|
30 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Maximilien Marie Isidore de
ROBESPIERRE - Arras 1758 - Paris 1794
C'est
chez les oratoriens à Arras que ce jeune
homme issu de la petite noblesse provinciale
commence ses études. Une bourse lui permet
de les poursuivre au collège Louis le Grand
de Paris. Il devient avocat au conseil
supérieur de l'Artois, juge au Tribunal et
est élu député du tiers aux
Etats généraux de 1789. Il est
à l'origine du décret qui stipule que
les membres de la Constituante ne sauraient
être élus à l'Assemblée
législative. La modestie de sa vie, son
ascétisme et sa solitude lui valent
d'être appelé l'Incorruptible. Ce
n'est qu'après la déchéance de
Louis XVI, le 10 août 1792, qu'il entre le
soir même au conseil général de
la Commune insurrectionnelle de Paris. Il commence
alors, en tant que député de Paris
élu à la Convention, de jouer un
rôle déterminant. Il vote la mort du
roi. S'oppose avec détermination aux
Girondins dont il provoque l'élimination.
Après avoir écarté Danton, il
entre au Comité de salut public, le 27
juillet 1793. Il y impose les mesures d'exception
qu'il juge nécessaires pour sauver les
acquis de la Révolution menacés. Il
impose la Terreur. Elle lui sert aussi bien
à éliminer les Hébertistes les
plus intransigeants que les " Indulgents " comme
Danton ou Desmoulins. Il veut mettre en place une
république vertueuse de petits
propriétaires libres et égaux en
droit qui rendraient hommage à l'Etre
suprême. La loi qui instaure la Grande
Terreur le 10 juin 1794, alors que la victoire de
Fleurus vient de conjurer la menace d'une invasion,
discrédite Robespierre. Lorsque le 8
thermidor, il veut imposer une nouvelle
épuration au sein du Comité de
sûreté générale comme au
sein du Comité de salut public, la peur
pousse les députés qui ne sont plus
sûrs de leur immunité à se
révolter. Le 9 thermidor, la Convention
tient tête à Robespierre et à
Saint-Just qui sont arrêtés. Le
lendemain, 28 juillet 1794, avec son frère,
avec Couthon, avec Saint-Just, avec près de
vingt de ses amis encore, Robespierre est
guillotiné place de la
Révolution.
|
|
Les hommes de la Révolution
française.
|
|
30 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Louis XVI
- Versailles 1754 - Paris 1793
Il est le
petit-fils de Louis XV et le fils du dauphin Louis
mort en 1765 et de Marie-Josèphe de Saxe. En
1770, il épouse l'archiduchesse
Marie-Antoinette d'Autriche. Pieux, scrupuleux,
réticent à l'égard des
idées nouvelles prônées par les
philosophes ; s'il est assez cultivé,
il est indécis. La chasse ou la serrurerie
l'intéressent plus que la politique. Il
monte sur le trône à vingt ans et
choisit pour ministre le vieux Maurepas, qui a
servi son grand-père dont il a
été un temps secrétaire d'Etat
à la Marine. Autour de lui, Vergennes aux
Affaires étrangères, Malesherbes
à la maison du roi et Turgot comme
Contrôleur général. Maurepas
qui rappelle les Parlements crée
malgré lui une opposition. Le Parlement de
Paris n'hésite pas à avoir recours au
droit de remontrance, ce qui contraint Turgot plus
tard, Necker en 1781, à devoir renoncer aux
réformes fiscales et financières
qu'il juge nécessaires, mais qui
soulèvent l'opposition des
privilégiés. La guerre aux
côtés des insurgés
américains, si elle est un succès
politique qui aboutit à la paix de
Versailles en 1783, creuse la dette. Les
dépenses inconsidérées de la
cour, l'affaire du collier, le poids de la dette
interdisent à tous les ministres successifs
que sont Calonne, Loménie de Brienne de
rétablir l'équilibre du budget de la
France et le prestige de la monarchie. Le roi doit
rappeler Necker et convoquer des Etats
généraux. L'indécision et la
maladresse de Louis XVI, ses tergiversations encore
lui seront fatales. Influencé par le comte
de Provence et le comte d'Artois, ses
frères, il cherche à
discréditer l'Assemblée nationale,
qui s'est créée malgré lui. Il
renvoie Necker, mais doit le rappeler. Après
avoir, semble-t-il, porté le 17 juillet 1789
la cocarde tricolore, qui symbolise l'alliance de
la monarchie et du peuple de Paris, il se refuse
à accepter que, dans la nuit du 4
août, les privilèges aient
été abolis. La colère
populaire imposera au roi son retour à Paris
en octobre 1789. Aux Tuileries, il semble devenir
un monarque constitutionnel. La Révolution
pourrait s'arrêter le 14 juillet 1790, lors
de la fête de la Fédération,
mais, parce qu'il refuse la Constitution civile du
clergé, qu'il fait à plusieurs
reprises usage de son droit de veto et qu'enfin il
fait le choix de rejoindre l'armée du
marquis de Bouillé à Metz, il
lève toutes les oppositions contre lui.
Suspendu à son retour de Varennes, où
il a été arrêté, il
n'est rétabli dans ses fonctions de roi des
Français qu'après avoir juré
fidélité à la nouvelle
Constitution, le 14 septembre 1791. Il ne cesse pas
pour autant d'entretenir des relations avec les
émigrés, de souhaiter que les
armées révolutionnaires soient
battues et que la " politique du pire " l'emporte.
Le manifeste de Brunswick, dont la menace est
connue à Paris le 1er août 1792,
exaspère la colère populaire. Le 10,
les Tuileries sont prises, le roi,
réfugié avec sa famille à
l'Assemblée, est suspendu. Emprisonné
au Temple, il n'est plus rien que Louis Capet,
lorsque, le 21 septembre 1792, la république
est proclamée par la Convention,
après la victoire de Valmy. L'épreuve
des trahisons, des intrigues et des complots
découverts dans l'Armoire de fer est fatale
à celui qui a été le roi.
Coupable de " conspiration contre la liberté
de la nation ", il est condamné à
mort sans appel ni sursis par 387 voix contre 334,
le 17 janvier 1793. Le 21 janvier 1793, à 10
heures du matin, il est exécuté place
de la Révolution (actuelle place de la
Concorde). Son frère, Louis XVIII, ne
montera sur le trône que le 2 mai 1814,
après l'abdication de Napoléon
Ier.
|
|
Les hommes de la Révolution
française.
|
|
30 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Georges
Jacques DANTON - Arcis-sur-Aube 1759 - Paris
1794
Pauvre,
il commence ses études chez les oratoriens
de Troyes. En 1780, ses fonctions de clerc de
procureur lui permettent de poursuivre sa formation
juridique à Paris. Sept ans plus tard, son
mariage avec la riche héritière d'un
cafetier parisien, Gabrielle Charpentier, lui
permet de faire l'acquisition de la charge d'avocat
au Conseil du roi. Dès juillet 1789, la
Révolution qui se lève
l'enthousiasme. Il harangue la foule. Il anime le
club des Cordeliers. Ce n'est pourtant
qu'après le 10 août 1792 que Danton,
qui a dû se réfugier en Angleterre
pendant quelques semaines après la fusillade
sur le Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, prend un
rôle déterminant. Au sein du Conseil
exécutif, il devient ministre de la Justice.
Le 2 septembre 1792, sa fougue d'orateur l'incite
à proclamer " de l'audace, encore de
l'audace, toujours de l'audace et la France est
sauvée ". Dans les jours qui suivent, il
ferme les yeux sur les massacres de septembre. Les
Girondins ne lui pardonnent pourtant pas sa
popularité. Ils le soupçonnent de
concussion, d'avoir détourné des
fonds secrets qui lui ont été
confiés. Ces soupçons le rejettent
vers les Montagnards. Le 7 avril 1793, il est
élu au Comité de salut public. Mais,
épuisé, remarié à
Louise Gély qui n'a que seize ans, il
demande à prendre ses distances. Qu'il ait
été le créateur du Tribunal
révolutionnaire n'empêche pas Danton
de devenir suspect aux yeux des Montagnards, parce
qu'il demande parfois de la clémence, parce
qu'il n'admet pas la déchristianisation,
parce que l'extrémisme des Enragés
lui répugne. Après quelques jours
passés en Champagne, Danton, rentré
à Paris le 20 novembre 1793, soutient de
toutes ses forces le courant modéré
de la Montagne. Robespierre fait alliance avec lui
parce qu'il craint plus que tout d'être
débordé par sa gauche. Mais à
peine les têtes des Hébertistes
sont-elles tombées que Robespierre, pour
maintenir l'équilibre de son gouvernement,
sacrifie Danton. Le 31 mars 1794, il est
arrêté. Le scandale de la liquidation
de la Compagnie française des Indes, dans
lequel ses amis Camille Desmoulins et Fabre
d'Eglantine sont compromis, tient lieu de
prétexte. Le procès de Danton s'ouvre
le 2 avril. Parce que sa voix puissante de tribun
provoque des attroupements, il est exclu du
tribunal. Le 5 avril 1794, il exige du bourreau
Sanson qu'il montre sa tête au peuple :
" Il n'en voit pas tous les jours de pareille.
"
|
|
Les hommes de la Révolution
française.
|
|
30 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Jacques
Pierre BRISSOT de WARVILLE - Chartres 1754 - Paris
1793
D'abord
greffier chez un procureur de Chartres, Brissot,
auteur en 1780 d'une Théorie des lois
criminelles, voyage en Angleterre, en Suisse, aux
Etats-Unis, aux frais du duc d'Orléans,
après avoir été enfermé
quelques temps à la Bastille, en raison d'un
pamphlet qu'il a publié contre la reine, en
1784. A son retour, en 1786, il crée la
Société des amis des Noirs, qui
préconise l'abolition de l'esclavage dans
les colonies. Il fonde, dès avril 1789, le
journal Le Patriote français. Membre du club
des Jacobins, il est élu
député de Paris à
l'Assemblée législative de 1791
à 1792. Certain que, pour asseoir les acquis
de la Révolution, il faut porter la guerre
à l'étranger, il amène la
France à déclarer la guerre à
l'Autriche puis à l'Angleterre et à
la Hollande. Réélu à la
Convention, il s'oppose avec ferveur aux
excès de Robespierre et des Montagnards, en
tant que chef des Girondins, appelés
brissotins par leurs adversaires. Proscrit le 2
juin 1793, il prend la fuite. Il est
arrêté à Moulins,
traîné devant le Tribunal
révolutionnaire qui le condamne pour
fédéralisme. Il est guillotiné
le 31 octobre 1793.
|
|
A-t-il inventé
l'école ?
|
|
27 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Non, bien
sûr. Mais la légende lui colle
à la peau.
Charles
le Grand ou CHARLEMAGNE
vers 742
- Aix-la-Chapelle 814
Fils
aîné de Pépin le Bref et de
Bertrade (ou Berthe au grand pied), Charles a
vingt-six ans quand il succède à son
père. En année 768, il partage avec
son frère Carloman l'héritage
laissé par Pépin. Au
décès de Carloman (771) Charles prend
possession de tous les territoires de son
frère. Qu'elle soit militaire,
administrative, politique ou culturelle,
l'úuvre immense de Charlemagne occupera sans
relâche les quarante-trois années de
son règne. Charlemagne accourt à
l'aide du pape. Il assiège et prend Pavie
(juin 774), fait prisonnier Didier et se fait
couronner roi des Lombards, à Monza,
près de Milan. La menace permanente
d'incursions sarrasines exige de nombreuses
campagnes (795-801), avant la création de la
marche d'Espagne, entre Pyrénées et
Ebre. Une première expédition se
solde par un épisode malheureux,
rapporté dans la Chanson de Roland. A la
prière du gouverneur de Saragosse, et pour
secourir les chrétiens espagnols,
Charlemagne prend personnellement le commandement
de deux armées (778). La première
occupe Pampelune, la seconde Barcelone et
Gérone, mais quoique réunies devant
Saragosse elles ne peuvent s'emparer de la ville.
Charlemagne décide de repasser les
Pyrénées avant l'hiver. Au
défilé de Roncevaux,
l'arrière-garde tombe dans une embuscade
montée par des montagnards basques :
Roland, comte de la marche de Bretagne, et nombre
de ses compagnons y perdent la vie (15 août
778). Il réussit à maintenir dans
l'obéissance les Aquitains. Pour
ménager leurs tendances autonomistes, il
fait de cette province un royaume particulier, sous
l'autorité de son fils Louis, en 781. Aussi
fermement qu'il conduit sa politique de
conquête territoriale et d'intense
colonisation franque, Charlemagne entreprend la
réorganisation de ses Etats. Les sujets
(vassaux) sont regroupés en royaumes,
duchés, comtés (plus de 200),
diocèses. Les comtes, nommés et
révocables par le souverain, sont les
rouages essentiels dans la machinerie
administrative. Ils gèrent les immenses
domaines royaux, lèvent les tributs,
réunissent les assemblées juridiques
(les plaids), fournissent les contingents
militaires, participent aux assemblées
annuelles des dignitaires au palais du roi.
Egalement nommés, les évêques
n'ont pas seulement un rôle religieux. Ce
sont des auxiliaires du pouvoir, assurant la
transmission et l'exécution des ordonnances
ou décrets royaux (capitulaires), des
commissaires chargés d'inspecter les
régions (missi dominici). En s'appuyant
encore sur l'Eglise, et à l'instigation du
moine Alcuin, Charlemagne réalise sa grande
úuvre de politique scolaire et culturelle.
Tout l'effort d'éducation du peuple, et par
là d'unification, passe par l'instauration
d'écoles paroissiales, épiscopales ou
monastiques. Ces dernières instruisent les
clercs, réforment l'écriture
(création de la " caroline ") et se
révèleront bientôt de brillants
foyers de culture, formant les futures
élites de savants et de lettrés. Le
pape Léon III met la couronne
impériale sur la tête de Charlemagne,
le 25 décembre 800. L'Empire chrétien
d'Occident était né (reconnu à
Byzance par l'empereur d'Orient en 812 seulement).
Vieillissant et le plus souvent retiré dans
son palais, il préside au règlement
de sa succession (806), en respectant la pratique
franque de partage du pouvoir monarchique, entre
ses trois fils, Charles, Pépin et Louis.
Quelques mois avant de mourir dans sa capitale
d'Aix-La-Chapelle (28 janv. 814), Charlemagne lui
avait imposé lui-même la couronne
impériale.
|
|
>Ch'tite
question
|
|
25 avril
2002, par aton (qui
cause avant l'aube..) [retour
au début des forums]
|
|
J'ai
trouvé le message suivant dnas un forum.
N'étant pas un grand spécialiste de
la période et ne connaissant pas l'allemand,
j'aimerais avoir confirmation.
"> Le
Pen a pompé son :"Economiquement je
suis de droite, socialement je suis > de gauche,
nationalement je suis de France" > Vous me direz
" Et alors, est ce le premier homme politique
a pomper ses > discours ? ". Mais
savez vous à qui il l'a pompé ?
> > "Unser National Sozialismus ist die
Zukunft Deutschlands. Trotz diese > Zukunft
wirtschaftlich rechts-orientiert wird, werden
unsere Herzen links > orientiert bleiben. Aber
vor allem Werden wir niemals vergessen, dass wir
> Deutschen sind." > > "Notre
National-socialisme est le futur de l'Allemagne.
Bien que ce futur > soit économiquement
résolument à droite, nos coeurs
resteront à gauche. Mais > par dessus
tout, jamais nous n'oublierons que nous sommes
Allemands". > A. Hitler, 29 novembre 1932,
discours de clôture du congrès annuel
du > NSDAP..."
|
- >
>Ch'tite question
25 avril
2002, par rocbo [retour au
début des forums]
"Le bouche à oreille a fonctionné, et
encore plus l'e-mail. La phrase de Le Pen :
" Socialement je suis de gauche,
économiquement je suis de droite et nationalement
je suis de France ", serait une citation d'Adolf
Hitler, le 29 novembre 1932 au congrès du parti
nazi. Des radios répercutent l'" info ",
des organisations s'indignent. Renseignement pris, il n'y
a pas eu de congrès du NSDAP en novembre 1932, et
Hitler n'a jamais prétendu que son " coeur
était de gauche ", pour reprendre les termes
exacts de la rumeur. Il s'est néanmoins
passé quelque chose le 29 novembre 1932 : la
naissance de Jacques Chirac."
In Libé
- >
>Ch'tite question
26 avril
2002, par tatagigi [retour au
début des forums]
j'ai lu dans leLibé d'hier qu'aucun congrès
du NSDAPn'eut lieu le 29 novembre 1932. En revanche,
cette date est celledela naissance de Jacques Chirac.
Subversif, n'est-il pas ? On sait tous que Le Pen
est un gros porc nazi. C'est intéressant de citer
des phrases, mais nous n'avons pas besoin de les
référencer avec autant de précision.
Quoiqu'il en soit, va voter, mec. Sans être
français, j'ai quand mêmela nausée.
Et moi aussi j'ai manifesté. Mais devant le
consulat de France.
Bien à
toi,
Tatagigi
- Pas de
congrès...
27 avril
2002, par Alain [retour
au début des forums]
... mais une réunion nazie pour décider
d'un gouvernement avec pour chancelier Hitler.
Hélas pour Adolf, ils n'ont pas réussi
à se mettre d'accord.
- Partie de
réponse
27 avril
2002, par DoM [retour au
début des forums]
la traduction est impeccable !
|
Une statue :
VERCINGETORIX
|
|
25 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
VERCINGETORIX - vers 72-46
av. JC
Chef
gaulois.
Il est
issu d'un des peuples les plus puissants, les
Arvernes, occupant le Massif central, l'est du
Rhône, le nord-est de la Gaule. En 52 av
J.-C., Vercingétorix prend la tête
d'un soulèvement né dans les
régions du centre de la France,
étendu à l'Armorique et attisé
par les druides. Désintéressé,
animé par un sincère amour de la
liberté, c'est un homme de guerre audacieux,
prompt à l'action mais prudent, un habile
tacticien, un organisateur né. Pour rallier
à ses troupes les hésitants, il
n'hésite pas à prendre des otages
dans les cités, leur imposant une discipline
de fer. Il engage les Gaulois dans une entreprise
de guerilla contre les Romains. L'échec que
subit César en juin 52 av J.-C. renforce
encore le rôle de Vercingétorix et son
autorité, puisque les plus anciens
alliés de Rome, les Eduens, se rallient
à lui. César réagit
immédiatement et, après avoir
écrasé la cavalerie gauloise
près de Dijon, il contraint
Vercingétorix à se retirer dans la
citadelle d'Alésia. Après une
quarantaine de jours de siège, qui affament
ses troupes, Vercingétorix se rend à
César. Il est emmené par celui-ci
pour paraître lors du triomphe que Rome fait
à son vainqueur. C'est six ans plus tard que
Vercingétorix est étranglé
dans sa prison.
|
|
Héros de livre :
d'ARTAGNAN
|
|
22 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Charles
de BATZ de CASTELMORE, comte d'ARTAGNAN -
Castelmore 1613 - MaÎstricht 1673
Il porte
le nom, Artagnan, d'une seigneurie près de
Vic-en-Bigorre (Gascogne), qui appartient à
sa famile maternelle. Il entre aux gardes,
compagnie des Essarts, vers 1640. Il devient comte
à la mort de son frère
aîné et participe à la campagne
du Roussillon.
Vers
1614, il devient mousquetaire et remplit quelques
missions sur l'ordre du cardinal de Mazarin. Avec
le vicomte de Turenne il combat en Flandre. Il part
avec Louis XIV lorsque celui-ci se rend à
Saint-Jean-de-Luz accueillir Marie
Thérèse d'Autriche en 1660. Il
arrête Nicolas Fouquet et l'ammène
à la forteresse de Pignerol en 1664.
Il meurt
devant MaÎstricht, une balle dans la gorge.
C'est en lisant ses mémoires qu'Alexandre
Dumas entreprend d'écrire le roman "Les
Trois Mousquetaires".
|
|
Tour de la Défense :
ARAGO
|
|
22 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Dominique
François ARAGO - Estagel 1786 - Paris
1853
Secrétaire au Bureau
des longitudes, il participe à
l'achèvement du calcul de l'arc
méridien terrestre en 1806-1807. Il est
élu membre de l'Académie des sciences
en 1809. Il professe à l'Ecole
polytechnique, dirige l'Observatoire de Paris en
1830. Représentant à la Chambre du
département des
Pyrénées-Orientales de 1830 à
1848, il siège à l'extrême
gauche. Membre du gouvernement provisoire de
février 1848, il paraphe le 27 avril le
décret d'abolition de l'esclavage. Il quitte
la politique le 02 décembre 1851, refusant
le serment au gouvernement né du coup
d'Etat.
|
|
Expression
célèbre : sans peur et sans
reproche.
|
|
19 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Pierre
TERRAIL seigneur de BAYARD - Pontcharra 1475 -
Romagnano Sesia 1524
C'est
à la bataille de Fornoue, auprès de
Charles VIII, que se distingue celui qui n'est
encore qu'un page du duc de Savoie. Sa bravoure lui
vaut d'être armé chevalier.
Après une brève captivité
à Milan, il se met au service du roi Louis
XII et s'illustre lors des combats contre le duc
Ludovic Sforza. Il se bat sur le pont du Garigliano
seul, rapporte-t-on alors, contre deux cents
soldats espagnols. Il se bat encore à
Ravennes lorsque les troupes françaises se
retirent d'Italie. François Ier, au soir de
la bataille de Marignan, n'admet d'être
armé chevalier que par celui que l'on dit "
sans peur et sans reproche ". En 1521, Bayard
résiste aux troupes impériales
à Mézières, puis la guerre le
ramène en Italie. C'est là que dans
le Milanais, il est grièvement blessé
lors d'un engagement à Abbiategrasso. Alors
que ses compagnons d'armes le portent, il exige
d'être tourné face aux ennemis. "Je
n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi,
je ne veux pas commencer à la fin de ma
vie."
|
|
Un sadique donne son nom à
l'histoire.
|
|
19 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Donatien
Alphonse François, dit le Marquis de Sade,
seigneur de la Coste et de Saumane, coseigneur de
Mazan - (2 juin 1740- 2 décembre
1814)
Ecrivain
C'est par
son oncle paternel, l'abbé de Sade
d'Ebreuil, et par les jésuites du
collège d'Harcourt qu'a été
élevé le jeune Donatien. A quinze
ans, il est sous-lieutenant au régiment
d'infanterie du roi. Deux ans plus tard, en 1757,
il participe à la guerre de Sept ans avec le
grade de capitaine de cavalerie. Le 17 mai 1763,
Renée-Pélagie Cordier de Launay de
Montreuil devient son épouse. Cinq mois
à peine plus tard, Sade est enfermé
pour deux semaines au donjon de Vincennes. Ce sont
les excès dont il a été
coupable dans ce que l'on nomme une " petite
maison " qui lui valent cette première
condamnation.
Le 3
avril 1768, une certaine Rose Keller qui demande
l'aumône sur la place des Victoires accepte
de suivre Sade à Arcueil. Là, la
jeune femme est déshabillée,
flagellée encore et encore, et
enfermée. Elle parvient à
s'évader. En dépit de la plainte
qu'elle a portée et si elle obtient une
indemnité importante, Sade, parce qu'il est
marquis, n'est condamné qu'à une
amende. Sur ordre du roi, pourtant, il reste
enfermé jusqu'en novembre 1768. Quatre ans
plus tard, Sade est à nouveau
arrêté, le 8 décembre 1772, sur
l'ordre du roi de Sardaigne. Il avait fui la
France, après avoir, à Marseille,
entraîné avec son valet quatre filles
qu'il a soumises à la flagellation et
à d'autres débauches. Le soir
même encore, il contraignait une
prostituée à finir une boîte
d'anis cantharidées. Sade a
été condamné à mort par
le parlement de Provence pour empoisonnement et
sodomie. Le 12 septembre, c'est son effigie qui est
exécutée à Aix-en-Provence
où, lorsqu'on l'y ramène en 1778,
l'arrêt du parlement est cassé.
Entre-temps, après s'être
évadé, son séjour à
Lacoste, est ponctué de divers scandales,
entre 1774 et 1777. Sur la route de Paris,
où on le ramène en raison d'une
lettre de cachet, il parvient à prendre la
fuite. Le 26 août 1778, il est
arrêté à Lacoste. Ramené
à Paris, il est enfermé à
Vincennes puis à la Bastille. Quelques jours
avant le 14 juillet 1789, il est
transféré chez les religieux de
Charenton-Saint-Maurice. Ce n'est qu'à un
décret sur les lettres de cachet que Sade
doit d'être libéré le 2 avril
1790. Dès le 5 décembre 1793, il est
à nouveau arrêté. Mais, cette
fois, c'est parce que le président de la
section des Piques qu'il est devenu est
accusé d'être timoré. Le 8
thermidor, Sade, emprisonné à Picpus,
est une fois encore condamné à mort.
C'est Fouquier Tinville qui a requis la peine. Mais
Sade reste introuvable dans les prisons où
l'on fait l'appel. Libéré le 13
octobre 1794, il est arrêté le 6 mars
1801. Ce sont ses scandaleux romans, Justine et
Juliette, qui sont la cause de cette
dernière arrestation.
Aucun nom
ne marque la pierre tombale de celui qui meurt le 2
décembre 1814 et qui a passé trente
ans en prison. Les innombrables manuscrits de celui
qui sera plus tard surnommé " le divin
marquis " et dont le nom propre deviendra nom
commun sous la forme de " sadisme " ne
seront publiés qu'après sa
mort.
|
- Nan,
Sadien ! ! !...
23 avril
2002, par rocbo [retour au
début des forums]
D.A.F
De Sade
Bon, vas
pour sadique ! ! !
J'en profite pour faire d'la pub pour mon site sur Sade
(click, click) et pour te proposer de lire ce
que pensait Sade de la peine de mort
@+
sanmartinou
Æo©þo
- Effectivement...
23 avril
2002, par Alain [retour
au début des forums]
... Sade était contre la peine de mort. Mais je
n'avais pas encore lu ce qu'il en disait. Merci donc
pour cette page.
A
bientôt. Alain
- et
comment je fais
27 avril
2002, par DoM [retour
au début des forums]
pour lire en-dessous de la grande bande noire ?
Même si j'imagine aisément qu'il
était contre la peine de mort, ses arguments
m'intéressent tout de
même ! :-))
- Passionnante,
27 avril
2002, par DoM [retour au
début des forums]
ta série ! et en même temps, comme
quand on feuillette une encyclopédie, on a envie
d'en savoir plus, sur ceux-là et d'autres qui
viennent à l'esprit ; Ambiorix comme
"pendant" à Vercingétorix, etc, etc.. Je
vais essayer de trouver quelque chose sur Ambiorix,
tiens.. ou si j'ai trop la flemme, je demanderai à
sun.dance qui est de sa famille... :-)))
|
Un nom donne un plat : le
hachis parmentier.
|
|
19 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
PARMENTIER Antoine Augustin
- (17 aout 1737-17 décembre 1813)
Pharmacien, agronome.
A vingt
ans, il est engagé en tant qu'apothicaire
sous-aide dans l'armée royale. Pendant la
guerre de Sept ans à laquelle il est
amené à participer, il est fait
prisonnier. Dans le Hanovre, il herborise... En
1766, il devient pharmacien gagnant-maîtrise
aux Invalides et, six ans plus tard, en 1772,
obtient le brevet d'apothicaire-major des
armées. La même année,
l'Académie de Besançon propose pour
son concours le thème des
végétaux de remplacement dans
l'alimentation humaine. Le mémoire de
Parmentier qui a pour titre Végétaux
qui pourraient suppléer en temps de disette
à ceux que l'on emploie communément
à la nourriture des hommes lui vaut
d'être lauréat dès 1773. C'est
en 1785 que Louis XVI lui accorde de tenter la
plantation sur cinquante arpents de la plaine des
Sablons, à Neuilly, à
côté de Paris, des pommes de terre. Au
sein de l'armée, il est amené encore
à prendre part à la guerre
d'indépendance des Etats-Unis en
Amérique et, militaire toujours, il
participe encore aux guerres de la
Révolution. Dès 1793, il
préconise, sans que les moyens techniques
dont il dispose lui permettent de mettre en
úuvre ce que son intuition lui
suggère, la conservation de la viande par la
réfrigération. Il met encore au point
la fabrication de sirop de raisins et propose de
remplacer le sucre de canne par celui du raisin.
Membre du Conseil de santé des armées
en 1792, il est fait, dans le cours de germinal an
IV, inspecteur général du Service de
santé des armées de terre. C'est
à ce titre qu'il impose la vaccination
contre la variole entre 1805 et 1813. Depuis 1795,
il est membre de l'Institut et il ne cesse par des
livres autant que par des mémoires de
chercher, plutôt que de lutter contre les
maladies, à convaincre qu'une meilleure
nourriture et qu'une amélioration de
l'hygiène peuvent et doivent être
efficaces.
|
|
Les plus connus sous un autre
nom.
|
|
19 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
François NOEL dit
Gracchus BABEUF - Saint-Quentin 1760 -
Vendôme 1797
Arpenteur, plus tard
commissaire à terrier, autrement dit
employé du cadastre, en Picardie, Babeuf se
lance dans une activité intense de
journaliste et de pamphlétaire, après
le commencement de la Révolution. Il vient
à Paris en 1793, après avoir
été élu au conseil
général du département de la
Somme et nommé administrateur du district de
Montdidier et après avoir été
radié de ses fonctions en raison d'un faux.
Dans Le Tribun du Peuple qu'il crée
après le 9 thermidor, Babeuf prône
l'égalité sociale. L'abolition de la
propriété privée qu'il
envisage et la certitude qui est la sienne que
l'Etat doit être la source du progrès
aussi bien moral que social l'amène à
imaginer un système socialiste autoritaire
qui redistribuerait les biens à chacun selon
ses besoins. Dans un pays exaspéré
par la vie chère, Le Manifeste des Egaux de
1795 ne laisse pas indifférent. Au
début de l'année 1796, il
crée, avec des hommes qui ont
été Jacobins, Hébertistes pour
les uns, Robespierristes pour les autres, une
organisation, la Conjuration des Egaux, qui se
propose de renverser le Directoire.
Dénoncé à Carnot, le complot
est conjuré. Arrêtés, Gracchus
Babeuf et soixante-cinq inculpés sont
condamnés à mort par la Haute Cour de
justice de Vendôme, à l'issue d'un
procès de trois mois. Lorsque la sentence
est prononcée, Babeuf se poignarde. C'est
sanglant qu'il est porté jusqu'à la
guillotine, le lendemain à 5 heures du
matin..
|
|
Ecole célèbre :
CONDORCET
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Marie
Jean Antoine Nicolas CARITAT, marquis de CONDORCET
- Ribemont 1743 - Bourg-la-Reine 1794
C'est
dans un collège jésuite de Reims
qu'il commence ses études. A quinze ans il
est au collège de Navarre à Paris. A
seize ans, il soutient une thèse de
mathématiques. A vingt-six ans, ses travaux,
en particulier son Essai sur le calcul
intégral de 1765 et son Mémoire sur
le problème des trois corps de 1767, lui
valent d'être élu à
l'Académie des sciences. D'Alembert l'invite
à participer à l'élaboration
de l'Encyclopédie.
Régulièrement, il donne à
celle-ci de nombreux articles. En 1773, il est
élu secrétaire perpétuel de
l'Académie des sciences, et, en 1782, il
entre à l'Académie française
en dépit d'une timidité dont il ne
parvient pas à se départir. Il
publie, en 1786, une vie de Turgot avec lequel, par
ailleurs, il entretient une correspondance et qui
fait de lui l'inspecteur des Monnaies. Il publie,
en 1789, une vie de Voltaire dont il a
été l'ami et avec lequel il s'est
battu pour l'abolition des corvées comme
pour la liberté du commerce. Condorcet a
épousé Sophie de Grouchy qui a
vingt-deux ans de moins que lui ; il bascule
avec la France dans la Révolution qui
éclate alors. En 1791, il est à
l'Assemblée législative
député de Paris. Il s'attache
à l'élaboration de projets pour une
instruction publique, qu'il veut déjà
laÔque, gratuite et ouverte à tous. En
août 1792, s'il écrit un manifeste
pour expliquer à la France, comme à
l'Europe entière, les raisons pour
lesquelles le roi a été suspendu,
lorsqu'il refuse de voter à la Convention la
mort de Louis XVI, il est, quoique
député de l'Aisne, mis hors la loi.
Il parvient à prendre la fuite. Il se cache,
séparé de sa femme et de sa fille
pendant plus de huit mois, chez une amie et profite
de ce temps de réclusion pour écrire
L'Esquisse d'un tableau historique des
progrès humains, où il affirme sa
certitude que les progrès peuvent suivre une
marche plus ou moins rapide mais qui ne peut
être rétrograde. Alors qu'il vient
d'achever l'ouvrage dans lequel il affirme que
l'homme ne peut qu'accroître sans cesse, dans
le cours de l'histoire, sa raison et sa
liberté, il est arrêté à
Clamart le 27 mars 1794. Le suspect se fait passer
pour un certain Pierre Simon et est enfermé
dans une cellule de la prison de Bourg-la-Reine que
l'on appelle alors Bourg-Egalité. Le 29
mars, lorsque ses geôliers ouvrent la porte
de la cellule, Condorcet est découvert mort.
Peut-être s'est-il empoisonné.
Peut-être désespéré,
déçu par ses amis Suard qui
refusèrent de l'héberger à
Clamart, est-il mort d'épuisement.
|
|
Hôpital
célèbre : BICHAT
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Marie
François Xavier BICHAT - Thoirette 1771 -
Paris 1802
Son
amitié avec Desault, dont il a
été l'élève et dont il
publie les úuvres chirurgicales après
sa mort, lui vaut d'être nommé
médecin de l'Hôtel-Dieu en 1801,
année de publication de son Anatomie
générale. Bichat y montre qu'il ne
faut pas considérer les organes en
particulier, mais qu'il faut tenir compte des
éléments qui entrent dans leurs
structures. Il définit ce que sont, selon
lui, les deux propriétés
fondamentales des tissus : sensibilité
et contractilité. Ses travaux de
physiologiste et de pathologiste ouvrent de
nouvelles voies à l'embryologie. " La vie
est l'ensemble des fonctions qui résistent
à la mort " est la phrase la plus forte
d'une úuvre qui fonde l'anatomie
générale.
|
|
Mesure célèbre :
AMPERE
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
André Marie AMPERE -
lyon 1775 - Marseille 1836
Excessivement
précoce, Ampère compose à
treize ans un traité des sections coniques.
Passionné par la poésie, la musique
et la botanique, il doit à son ouvrage
publié en 1802 Considérations sur la
théorie mathématique du jeu de
devenir professeur. En 1809, il obtient la chaire
de mécanique à l'Ecole polytechnique.
Elu à l'Académie des sciences en
1814, il élabore en 1820, en quelques jours,
la théorie mettant en évidence la
source des actions magnétiques dans
l'électricité en mouvement. Il prouve
encore que deux courants fermés agissent
l'un sur l'autre. Il crée ainsi
l'électrodynamique. Précurseur de la
théorie électronique de la
matière, il invente dans son ouvrage de
1827, Sur la théorie mathématique des
phénomènes électrodynamiques
uniquement déduite de l'expérience,
le vocabulaire de l'électricité, par
le recours au mot " courant " et à celui de
" tension ". Il invente le premier
télégraphe électrique ainsi
que l'électro-aimant avec Arago.
|
|
Monnaie
célèbre :
RICHELIEU
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
cardinal
Armand Jean du Plessis duc de RICHELIEU - (9
septembre 1585-4 décembre 1642)
Cardinal,
homme politique
C'est
pour que sa famille ne perde pas les revenus de
l'évêché de Luçon
qu'Armand Jean du Plessis entre dans les ordres. A
vingt-deux ans, en 1606, il est sacré
évêque. Il administre avec zèle
son diocèse. En 1614 il participe aux Etats
généraux. Concini l'y remarque et le
nomme secrétaire d'Etat à
l'Intérieur et à la Guerre. Marie de
Médicis, quant à elle, fait de lui
son grand aumônier. Il la suit dans son exil
après l'assassinat du maréchal
d'Ancre, Concini. Louis XIII le récompense
d'avoir permis son rapprochement avec sa
mère par le chapeau de cardinal, qu'il
obtient pour lui en 1622. Le 29 avril 1624, il
entre au Conseil pour y prendre bientôt la
première place. Dès lors, il est
intraitable, inébranlable et implacable
lorsque les intérêts de la couronne
sont mis en jeu. Infatigable, en dépit des
migraines qui l'accablent, il travaille la nuit.
Après la " journée des
Dupes " de novembre 1630, il devient
intouchable. Ses soucis ne cessent d'être
l'affirmation de l'Etat, et donc du pouvoir du roi,
d'une part, et l'affirmation de la place de la
France en Europe d'autre part. Il s'entoure, pour
mener cette politique, de secrétaires
attachés à son service et de
serviteurs de l'Etat dont il ne doute pas de la
fidélité. Parmi eux, le Père
Joseph, le chancelier Séguier,
François Sublet de Noyers, secrétaire
d'Etat à la Guerre, Claude Bouthillier,
surintendant des Finances. L'un des premiers soucis
de Richelieu est de mater les agitations des
huguenots et de la noblesse, que soutient le duc de
Buckingham. Richelieu, après un long
siège, obtient la reddition de La Rochelle.
La paix d'Alès, le 20 juin 1629,
entérine la victoire du cardinal, qui
enlève aux réformés les places
de sûreté que l'édit de Nantes
leur avait accordé. Quant aux nobles, qui
complotent, Richelieu les fait arrêter.
Cinq-Mars est l'un de ceux qui sont
exécutés. Dans le domaine de la
politique étrangère, Richelieu
s'allie avec les puissances et les hommes qui lui
permettent d'affaiblir les Habsbourg. Il
préfère le concours des princes
protestants au soutien des puissances catholiques.
En outre, pour assurer la liberté de passage
aux frontières du royaume, il s'empare de
Suse comme de Pignerol. Il annexe la Lorraine. Qui
plus est, il soutient Christian IV de Danemark et
Gustave Adolphe de Suède qui combattent
l'Autriche, mais l'échec des Suédois
le contraint à faire entrer la France
elle-même dans la guerre de Trente Ans.
Après des revers, en 1636, les prises de
Brisach en 1638, celle d'Arras en 1640, celle de
Perpignan en 1642, rétablissent la puissance
de la France. S'il a dû réprimer
implacablement les provinces qui ont grondé
parce que la guerre a imposé des contraintes
financières lourdes, s'il a
précisé les rôles des
différents services du Conseil, s'il a
ébauché un empire colonial, il lui a
fallu encore créer l'Académie
française en 1635, élever la
même année un nouveau collège
de la Sorbonne, construire des palais pour affirmer
le pouvoir absolu de l'Etat. Lorsqu'on lui
présente, dans la chambre de planches que
l'on a construite pour le ramener mourant à
Paris, le viatique, le cardinal murmure :
" Oh ! Mon juge, condamnez-moi si j'ai eu
d'autres intentions que de servir le roi et
l'Etat. "
|
|
Lieu coquin :
PIGALLE
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
PIGALLE
Jean-Baptiste - (1714-1785)
Sculpteur
C'est
dans les ateliers de Le Lorrain puis dans ceux des
Lemoyne que se forme Jean-Baptiste Pigalle. En
dépit de son échec au prix de Rome,
il passe plusieurs années en Italie, de 1734
à 1739. C'est à la protection de
Mme de Pompadour qu'il doit la plupart de ses
commandes, sa carrière et sa place. Si les
portraits qu'il sculpte de ses modèles, tels
Diderot et Voltaire, témoignent d'une
attention scrupuleuse, les tombeaux qu'il
conçoit pour le maréchal de Saxe ou
pour le duc d'Harcourt semblent devoir leur
composition à des mises en scènes
théâtrales.
|
|
Institut
célèbre :
PASTEUR
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
PASTEUR
Louis - (1822-1895)
Chimiste,
biologiste
Alors
qu'il est âgé de vingt-six ans, la
publication d'un mémoire de cristallographie
le rend célèbre dans le monde
scientifique. Les travaux de Pasteur, doyen de la
faculté des sciences de Lille, lui
permettent d'affirmer en 1862 que la
génération spontanée est une
inconséquence. Ses travaux sur la
fermentation le conduisent à conseiller,
pour éviter l'altération des vins, de
les chauffer à 55 ƒC, procédé
bientôt appelé
" pasteurisation " qui permet la
conservation des liquides fermentescibles.
Après avoir découvert la
bactéridie charbonneuse, le vibrion
septique, après avoir mis en évidence
la cause des furoncles et de
l'ostéomyélite, il démontre
que l'infection puerpérale est due aux
streptocoques. Il lutte pour montrer que les
micro-organismes sont les agents des maladies
contagieuses et qu'ils propagent l'infection. C'est
en 1881 qu'il commence avec Roux ses recherches sur
la rage. Le vaccin qui est utilisé pour la
première fois sur l'homme en 1885 lui vaut
une gloire incomparable. Entré en 1862
à l'Académie des sciences, il est
élu à l'Académie
française en 1881.
|
|
Place célèbre :
ETOILE CHARLES DE GAULLE
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Charles
André Joseph Marie de GAULLE - Lille 1890 -
Colombey-les-deux-Eglises 1970
Reçu à
Saint-Cyr en 1909, Charles de Gaulle est promu
sous-lieutenant en 1912 et lieutenant en 1913.
Dès le début de la Première
Guerre mondiale il est blessé, le 15
août 1914. Capitaine en 1915, il est
blessé encore trois fois avant d'être
fait prisonnier le 2 mars 1916. Interné dans
la forteresse d'Ingolstadt, il tente à
plusieurs reprises de s'évader. En 1920,
c'est avec le grade de commandant qu'il se bat en
Pologne contre l'armée Rouge. Sa bravoure
lui vaut d'être cité à l'ordre
de l'armée une seconde fois, comme il l'a
été déjà par
Pétain, pour sa conduite lors de la bataille
de Verdun. Professeur d'histoire militaire à
Saint-Cyr en 1921, il suit l'année suivante
les cours de l'Ecole supérieure de guerre.
Dans les années qui suivent c'est par ses
conférences, ses articles et ses ouvrages,
tels Le Fil de l'épée en 1932 ou Vers
l'armée de métier en 1934, que de
Gaulle se fait connaître. C'est une
armée mobile d'unités
cuirassées et motorisées qu'il
réclame pour la France. Lorsque la guerre
cesse d'être la " drôle de guerre ", en
1940, de Gaulle réussit à la
tête de la 4e division cuirassée des
contre-offensives qui refoulent l'ennemi. Ses
actions lui valent d'être promu, le 1er juin
1940, général de brigade à
titre temporaire. Quelques jours plus tard, le 6
juin, il entre, en tant que sous-secrétaire
d'Etat à la Défense nationale, dans
le gouvernement de Paul Reynaud. Le 17 juin il est
à Londres. Le 18, il lance son appel
à la poursuite des hostilités. En
1944 il est parvenu à incarner la France
libre. Son entrée dans Paris le 25
août 1944 est une sorte de sacre populaire. A
la tête du gouvernement provisoire de la
République, il met immédiatement en
place l'administration militaire qui restaure
l'autorité de l'Etat. Mais,
contrecarré par les manúuvres des
partis politiques et certain que la Constitution
donnée à la France ne peut apporter
force et stabilité à
l'exécutif, il se retire le 20 janvier 1946.
Il crée le 7 avril 1947, le Rassemblement du
peuple français. En 1951, son parti perd les
élections. De Gaulle fait le choix de se
retirer dans sa propriété de
Colombey-les-Deux-Eglises pour y rédiger les
trois tomes de ses Mémoires de guerre que
sont L'Appel, L'Unité, Le Salut. En 1958,
les menaces qui pèsent sur la
République en raison de la situation en
Algérie font de lui un recoursÖ le seul
recours ! Le président de la
République René Coty l'appelle
à la présidence du Conseil
après que, le 13 mai 1958, le
général Salan a lancé son nom
lors de l'insurrection des Européens
d'Alger. L'Assemblée lui accorde les pleins
pouvoirs. Le 28 septembre, par
référendum, la France approuve la
Constitution qui met en place la Ve
République. De Gaulle en devient le premier
président, le 8 janvier 1959. A
l'Elysée, la Constitution lui donne des
pouvoirs lui permettant de conduire
l'Algérie à une indépendance
qui devient effective 1er juillet 1962. La
même année, il obtient, avec 62,25 %
de oui, que l'élection présidentielle
se fasse désormais au suffrage universel.
Cette modification de la Constitution lui vaut
d'être mis en ballottage par François
Mitterrand lors du premier tour des
élections présidentielles en 1965. Il
est cependant réélu avec 54,4 % des
voix. Ce sont les séquelles du mouvement de
contestation de mai 1968 qui l'amèneront
à démissionner après
l'échec du référendum par
lequel il demandait qu'une réforme du
Sénat soit approuvée. Pendant les dix
années où il fut au pouvoir, de
Gaulle a reconnu la Chine populaire, a
condamné l'intervention au Vietnam en 1966,
a désengagé la France de l'OTAN en
1967. Il a refusé encore que le
Marché commun s'ouvre à l'Angleterre,
à ses yeux trop tournée vers le grand
large. Après s'être retiré, de
Gaulle se consacre à la rédaction de
ses Mémoires d'espoir.
|
|
Avenue célèbre :
FOCH
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Ferdinand
FOCH - Tarbes 1851 - Paris1929
Après avoir
été élevé chez les
jésuites, il entre à l'Ecole
polytechnique en 1871. C'est en 1885 que Ferdinand
Foch entre à l'Ecole supérieure de
guerre. Il y est élève, puis
professeur, et atteint le grade de commandant en
1907. Il a quelques années plus tôt
publié des traités militaires,
Principes de la guerre, en 1903, Conduite de la
guerre, en 1904. Sa contribution en septembre 1914
à la tête de la IXe armée est
décisive. Après avoir dirigé
la bataille de la Somme en 1916, il est
nommé chef de l'état-major
général des armées en 1917.
Après avoir mis fin à une situation
difficile en Italie, désigné sur la
proposition de Clemenceau comme
généralissime des forces
alliées sur tous les fronts
européens, en mars 1918 il met au point une
contre-offensive qui amène les Allemands
à demander l'armistice. C'est en tant que
maréchal de France, titre qui lui a
été donné le 6 août
1918, qu'il signe à Rethondes l'armistice,
le 11 novembre 1918. Scrupuleux et fidèle,
quoique souvent opposé au président
du Conseil qu'est Georges Clemenceau, il se veut,
en tant que soldat, un serviteur du gouvernement de
la République. Après la guerre,
président du Conseil supérieur de la
guerre, il souhaite que le Rhin devienne la seule
frontière naturelle avec l'Allemagne, mais
doit renoncer face à l'opposition des
gouvernements alliés. Membre de
l'Académie française, élu en
1918, il laisse des Mémoires de
guerre.
|
|
Monument
célèbre : la Tour
Eiffel
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Gustave
BONICKAUSEN, dit EIFFEL Dijon 1832 - Paris
1923
C'est
l'étude de la Galerie des machines,
construite pour l'Exposition universelle de Paris
en 1867, qui amène Gustave Eiffel à
créer les Ateliers de construction
mécanique. La rigueur des études et
la préfabrication de tous les
éléments en atelier permettent
à la société Eiffel de
construire des charpentes d'usines, de gares ou de
galeries d'exposition, des ponts routiers ou
ferroviaires, les coupoles de grands magasins,
d'églises ou d'observatoires. La
renommée de la société Eiffel
est telle qu'elle emporte des contrats en Russie
comme au Portugal, en Roumanie comme en Espagne, en
Hongrie comme en Cochinchine. C'est le projet
qu'Eiffel propose pour marquer le centenaire de la
Révolution française à
l'Exposition universelle de 1889, une tour qui
domine Paris à l'extrémité
septentrionale du Champ-de-Mars, qui est retenu.
Elevée en deux ans, elle devient
aussitôt le symbole de Paris en dépit
des violentes polémiques qu'elle
suscite.
|
|
Station de métro :
BARBES
|
|
18 avril
2002, par Alain
[retour
au début des forums]
|
|
Armand
BARBES Pointe à Pitre 1809 - La Haye
1870
Opposant
républicain à la monarchie de
Juillet, après les émeutes
républicaines du 13 avril 1834, il est
arrêté. Il l'est encore après
l'attentat de Fieschi contre Louis Philippe Ier en
1835. Il est arrêté encore avec
certains des dirigeants de la société
secrète des Saisons, comme Blanqui ou
Martin-Bernard, qui organisent l'insurrection du 12
mai 1839. Accusé d'avoir tué un
officier, il est condamné à mort.
Parmi d'autres, l'intervention de Victor Hugo
permet que celle-ci soit commuée en peine de
prison à perpétuité.
Libéré par la révolution de
1848, Barbès est élu
député de l'Aude et siège
à l'extrême gauche. En tant que
colonel de la garde nationale, il entraîne
ses troupes à marcher sur l'Hôtel de
Ville le 15 mai 1848. Cette insurrection lui vaut
d'être une nouvelle fois condamné
à la détention perpétuelle.
Parce qu'il refuse l'amnistie accordée par
Napoléon III en 1854, il est
libéré contre son gré. C'est
en exil à La Haye que meurt ce
révolutionnaire condamné et
emprisonné par tous les
régimes.
|
|
> Jacques de Molay
...
|
|
29
d»cembre 2001, par serghis
[retour
au début des forums]
|
|
...
dernier Maître (connu) du Temple.
Il fut sacrifié par
Philippe IV dit "le Bel".
Jacques de Molay, lors
de son exécution, a prononcé une
malédiction sur 7 générations
de Capétiens.
Ce qui s'est
révélé exact :
hasard ?
Comme
d'habitude, les parisiens, mécontents de
cette exécution, sont allé tué
les Juifs dans les ghettos de Paris. Comme quoi,
les choses n'ont pas beaucoup changées, tout
au moins jusqu'au régime de Vichy.
Les Juifs
et les Arabes sont des Sémites.
Et nous
sommes tous le peuple de la planète Terre,
donc toute guerre est FRATRICIDE.
Serge
|
- La
malédiction ?
2 janvier
2002, par DoM [retour au
début des forums]
les lignées s'éteignent toutes, il suffit
de suivre l'histoire des patronymes sur assez de
siècles ! :-)) Et pour des rois maudits,
ils ont quand même eu quelques très beaux
restes ! ceci dit, nous sommes d'accord sur le plus
important : nous sommes tous citoyens du
monde...
- je
comprends bien
8
janvier 2002 [retour
au début des forums]
mais penses tu réelement que ceux qui , pendant
la guerre , promettaient à des enfants une
excursion à Auschwist si ils avaient de bonnes
notes à l'école étaient des
citoyens du monde ? nous serons d'accord sur ce
point ... ou alors définissons une bonne fois
pour toutes ce qu'est un citoyen et ce qu'est le monde
( où nous vivons ou trépassons selon le
cas ) amitiés , yves ( le cyrena )
- c'est
difficile
9
janvier 2002, par DoM
[retour
au début des forums]
de trouver un message de toi qui ne soit pas
démago... il est presqu'inutile que tu
signes, on reconnaît facilement ta patte.
Voici donc ma réponse, pour éviter de
le devenir moi-même : personne n'a
jamais promis à des enfants une excursion
à Auschwitz s'ils travaillaient bien
à l'école. Ou ils étaient
juifs (ou gitans, ou handicapés...) et
étaient déportés sans
condition, ou ils ne l'étaient pas et
n'étaient pas déportés. De la
même manière, un homme est un citoyen
qu'il soit blanc, noir, assassin, chômeur ou
démago ! :-))
- merci
23
avril 2002 [retour
au début des forums]
c'est toujours sympa de voir qu'on est
jugé à tort et à travers
mais pour ta gouverne je peux te préciser
que effectivement des gens plus ou moins bien
intentionnés promettaient des excursions
à Auschwitz à des enfants s'ils
travaillaient bien à l'ecole . Je peux
même te dire que ça se passait en
Pologne et y'a aucune démagogie la-dedans
. Si tu veux le témoignage , le fait
exact , je te l'enverrais . Là où
carrément tu dérapes , c'est quand
tu dis aussi qu'un assassin est un citoyen , on
doit pas avoir la m^me conception de
citoyenneté . so long
- N'empêche
10
janvier 2002, par Sun [retour
au début des forums]
la république, c'est pas mal, moi je
dis ! :o)
- > >
J'ignorais
10 janvier
2002, par Sun [retour au
début des forums]
cette version du bûcher... il y en a tant eu...
peut-être aurons-nous l'occasion d'en parler ?
Pour le reste, je comprends d'autant moins la position du
gouvernement Sharon qu'il est l'émanation
démocratique d'un peuple dont les racines plongent
dans la souffrance. La guerre ? Il y aurait tant
à en dire... j'ai parlé récemment
avec une réfugiée kosovare, à
laquelle j'expliquais que je ne comprenais pas comment
des mères pouvaient manifester leur fierté,
lors de la mort de leur fils au combat... elle m'a
répondu que la mort était parfois la seule
chose qui reste de potentiellement digne, quand la vie ne
l'est plus ; et que ces femmes manifestaient moins
leur joie que leur désespoir... J'ai
été suffisamment longtemps homme d'armes
pour comprendre l'absurdité du recours à la
violence... le problème, c'est que j'ai
parallèlement conservé de cette
période un sentiment d'absurdité
intégral de la vie, si rien ne la transcende...
reste à savoir ce qui peut la transcender sans la
faire glisser vers l'abrutissement idéologique et
son corollaire, le fanatisme... non, pas facile, tout
ça...
- en
effet..
11
janvier 2002, par DoM [retour
au début des forums]
et comment ne pas se faire dévorer par les
loups si on ne défend pas son toit et sa
famille ? c'est sans issue ...
|