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Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie

mardi 1er janvier 2002, par fabermother



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Les Tenues Blanches...

La Franc-Maçonnerie est un ordre humaniste et ésotérique très ancien. Ses racines plongent dans plusieurs Traditions, au fil des ’ges, la plus récente étant celle des Compagnons B’tisseurs, la plus antique se perdant dans la nuit des temps.

Une Tenue Blanche est une soirée où nous avons plaisir à accueillir les parents, les amis proches, les sceptiques honnêtes, pour dialoguer, pour informer de notre recherche et de notre implication dans la vie au quotidien.

Cette Tenue vous est ouverte : posez vos questions, apportez-nous vos contributions... nous nous enrichirons les uns les autres, et ainsi avancerons ensemble.

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> Un hommage au rossignol andalou
29 mai 2006, par Fabermother

Pas hors sujet du tout.

La démarche del ANTOÑITO EL CAMBORIO est, d'une certaine façon, initiatique, surtout quand il prend des citrons pour transmuter l'eau en or. Ce n'est pas de l'alchimie, ça ?

Désolée pour les catalans, pour les basques, pour les français, pour les belges (faut pas les oublier les petits chéris), je ne parle que castillan quand je ne parle pas provençal, sauf des fois une dérive vers la langue de Shakespeare et de Lewis Carrol.

Mais comme je suis gentille, je veux bien vous traduire, sur demande. Ca vaut son pesant de citrons.


Federico García Lorca (1898 - 1936)

PRENDIMIENTO DE ANTOÑITO EL CAMBORIO EN EL CAMINO DE SEVILLA A Margarita Xirgu

 Antonio Torres Heredia,
 hijo y nieto de Camborios,
 con una vara de mimbre
 va a Sevilla a ver los toros.

 Moreno de verde luna
 anda despacio y garboso.
 Sus empavonados bucles
 le brillan entre los ojos.

 A la mitad del camino
 cortó limones redondos,
 y los fue tirando al agua
 hasta que la puso de oro.

 Y a la mitad del camino,
 bajo las ramas de un olmo,
 guardia civil caminera
 lo llevó codo con codo.

 El día se va despacio,
 la tarde colgada a un hombro,
 dando una larga torera
 sobre el mar y los arroyos.

 Las aceitunas aguardan
 la noche de Capricornio,
 y una corta brisa, ecuestre,
 salta los montes de plomo.

 Antonio Torres Heredia,
 hijo y nieto de Camborios,
 viene sin vara de mimbre
 entre los cinco tricornios.

 Antonio, ¿quién eres tú ?
 Si te llamaras Camborio,
 hubieras hecho una fuente de sangre
 con cinco chorros.
 Ni tú eres hijo de nadie,
 ni legítimo Camborio.

 ¡Se acabaron los gitanos
 que iban por el monte solos !
 Est·n los viejos cuchillos
 tiritando bajo el polvo.

 A las nueve de la noche
 lo llevan al calabozo,
 mientras los guardias civiles
 beben limonada todos.

 Y a las nueve de la noche
 le cierran el calabozo,
 mientras el cielo reluce
 como la grupa de un potro.

  • > Un hommage au rossignol andalou
    30 mai 2006, par Anne

  • Les gitans


    Bonjour à tous, voici une traduction (voir site référencé).

    J'y reviendrai ce soir pour ce qui est des gitans.

    Très bonne journée à tous, Anne

    • > Un hommage au rossignol andalou
      30 mai 2006, par
      Eléonore


    • Tenez mes chatons, j'ai dégotté une traduction.

      Eléonore

      ARRESTATION D'ANTONITO EL CAMBORIO SUR LE CHEMIN DE SéVILLE

      Antonio Torres Heredia, fils et petit-fils de Camborios, à la main une badine d'osier, va à Séville voir les taureaux.

      La peau brune de lune verte, il marche à l'aise et dégagé. Ses boucles de métal bronzé entre ses yeux brillent.

      Arrivé à mi-chemin, il cueillit des citrons tout ronds et il les lança dans l'eau, jusqu'à la rendre couleur d'or.

      Et arrivé à mi-chemin, sous la ramure d'un orme, la garde civile toujours en route l'emmena coude à coude.

      Le jour s'en va doucement, le soir pendu a une épaule, en passant une vraie cordouane sur la mer et les ruisseaux.

      Les olives attendent la nuit du Capricorne, et une brise courte, sur son cheval, saute les montagnes de plomb.

      Antonio Torres Heredia, fils et petit-fils de Camborios, vient sans badine d'osier, au milieu des cinq tricornes.

      ´ Antonio, qui donc es-tu ? Si tu t'appelais Camborio, tu aurais fait une source de sang à cinq sourdants. Tu n'es fils de personne ni Camborio légitime.

      Ils sont finis les gitans qui allaient seuls par la montagne ! Les vieux couteaux sont en train de grelotter sous la poussière. ª

      A neuf heures du soir, on l'emmène au cachot, tandis que les gardes civils boivent tous de la limonade.

      Et a neuf heures du soir, on l'enferme au cachot, tandis que le ciel reluit comme la croupe d'un poulain.

      • > Un hommage au rossignol andalou
        30 mai 2006, par Eléonore


      • zut, le copié-collé a esquinté le rythme du poême, je me suis encore fais avoir. Désolée. Eléonore

        • > Un hommage au rossignol andalou
          30 mai 2006


        • Bonsoir Eléonore et bonsoir à tous,

          merci pour la traduction directement sur le site.

          Je ne peux pas me prononcer sur l'alchimie, mais je souhaitais juste revenir sur les gitans, tziganes, roms, gipsys... Rien que la multiplicité des appellations montre leur hétérogénéité qui se généralise dans nos sociétés ouvertes et multi-culturelles. Une chance à saisir, à notre époque de "mondialisation" et une porte ouverte à tous.

          Je connais mal les cultures tziganes. Je crois les savoir d'une certaine manière épris de liberté, comme les franc-maçons si je ne me trompe et comme tant d'autres parmi nous.

          Quand je pense à leur musique, si vivante, transmise par tradition orale.

          Avez-vous vu le film "Le temps des gitans" d'Emir Kusturiva ? Une splendeur...

          Je ne peux pas vous faire entendre de la musique avec ce mail, mais le coeur y est.

          Douce nuit à tous, Anne

          • > Un hommage au rossignol andalou
            31 mai 2006, par Eléonore


          • Bonjour Anne

            Moi non plus je ne peux me prononcer sur l'Alchimie, quoique...laissons mšrir.

            Par contre je peux éclairer un peu ta lanterne sur ce que moi j'appelle le peuple des voyageurs, les Roma comme ils se définissent eux même.

            Entre eux c'est le terme voyageur qui est retenu. Je les ai fréquenté beaucoup car ma profession m'amenait à travailler avec eux. Le lien qui m'unissait est le cheval, car malgré qu'ils souffrent tous de dissension entre eux, leur symbole du voyage est le cheval. Chez les voyageurs, les forains ne fréquentent pas les gitans, qui ne fréquentent pas les gypsies qui ne fréquente pas les circassiens ect. Et certains sont tout en bas de l'échelle (les manouches), en fait ils ont un peu un système de caste comme en Inde.

            Effectivement, ils sont tous assez épris de leur liberté (tout dépend des tribus) mais cela n'est à mon avis, en rien, comparable à ce que je ressens vis-à-vis de la Franc-Maçonnerie. Un peu la différence entre un groupe qui serait apparemment libre, alors que touts les membres sont tous dépendant les un des autres, sans liberté (l'instinct grégaire), et un autre groupe ou chacun seraient absolument libre individuellement et que le groupe ne serait pas l'addition de ces liberté, mais le lien qui les uni entre elles. Le contraire à mon avis, mais ce n'est que mon avis.

            Je ne peux te développer, ici, tous ce que je sais car ce n'est pas le sujet, mais comme je les fréquentent énormément (et moi je peux évoluer librement d'une tribu à l'autre), je veux bien communiquer par mail, si tu le désire. Ce que je sais, c'est que quand on est accepté, on est rudement protégé.

            A bientÙt Anne

            Eléonore

            • > Un hommage au rossignol andalou
              31 mai 2006, par Anne

            • Le voyage


              Avec plaisir Eléonore et merci pour ces premières précisions sur les "voyageurs".

              Certains disent qu'il y a aussi une dimension initiatique dans le voyage ? Dans l'oeuvre de Jules Verne par exemple, qu'en pensez-vous ?

              Très bonne journée tous.

              Anne

              • > Un hommage au rossignol andalou
                31 mai 2006, par Eléonore


              • Anne.

                Je pense que le voyage, juste par le mot en lui-même, qui m'évoque l'action ´ d'aller vers ª, correspond à la recherche de quelque chose, et à ce sujet chacun sa recherche. Et si pour moi le but peut représenter une certaine importance comme ayant motivé l'impulsion du départ, le cheminement parcouru, avec toute la richesse rencontrée, et tout ses enseignements, expériences de vie partagées, suffit à lui seul à combler toutes les attentes de celui qui sait voyager. Comme un vrai nomade (d'origine, celui qui mène les troupeaux, donc qui cherche la nourriture) on peut savoir ou et quand on part mais jamais quand et ou on arrive.

                Et si c'était le voyage lui-même le but ?

                Amicalement et bisous à tout ceux qui en veulent.

                éléonore

                • > Un hommage au rossignol andalou
                  31 mai 2006, par Fabermother


                • Voyageons donc !

                  Et j'en veux bien de tes bisous. Je t'en envoie plein des miens (parfumés à l'aÔl, mais tant pis, les aulx sont très bon pour la santé).

                  Faber

                  Ps : tu as vu, j'ai réussi à mettre le pluriel aulx (qui ne sont, après tout, que des têtes d'aÔl, ce qui vaut que... stop, j'allais dire une sottise) et pour faire voir que ma culture est de la confiture, comme je n'en ai pas beaucoup, je l'étale LOLLL

                  • > Un hommage au rossignol andalou
                    31 mai 2006, par Eléonore


                  • Ma douce Fée

                    J'ai bien reçu tes bisous à l'ail qui se marrient fort bien avec les miens, au basilic et à la lavande (j'ai du m'en gaver ces derniers temps) A nous deux on peut préparer bientÙt une soupe de sorcière, dis ?

                    A plus

                    eléonore

                    • > La soupe des sorcières
                      1er juin 2006, par Fabermother


                    • Et même une soupe au pistou dans le chaudron des gentilles sorcières ! J'ai le mortier de ma Mère-Grand.

                      Mais je n'y mettrai pas de lavande, on se contentera de s'en parfumer.

              • > Un hommage au rossignol andalou
                31 mai 2006, par Fabermother


              • Bonjour Anne (et tous bien sur),

                Tu dis : "Certains disent qu'il y a aussi une dimension initiatique dans le voyage ?"

                En plein de le mille !!!

                Il y a même deux sortes de voyages : les voyages intérieurs et les voyages extérieurs.

                Bonne réflexion,

                Faber :-))

          • > Un hommage au rossignol andalou
            31 mai 2006, par Fabermother


          • Et merci à toi pour ce joli post.

            La musique est "aussi" initiatrice. Je ne vais pas te contredire sur ton gout musical, ayant moi-même une certaine affection (pour ne pas dire affection certaine) pour le cante jondo andaluz. J'ai assez traÓné mes ballerines dans les tavernes du sacro-monte à Grenade. Sans appareil photo et sans monnaie. J'étais fauchée (ça n'a pas changé :-)).

            Comme dit Eleonore plus bas, quand on est accepté on est protégé. On n'est plus un payo mais un amigo, même un hermano.

            Je continue à croire que quand on donne du respect, du vrai sans servilité ni hypocrisie (sauf tomber sur des cas graves, il y en a de partout), on reçoit du respect.

            Je ne connais pas les autres branches de ces tribus étranges, mais Eléonore nous explique bien.

            Ta réflexion me paraÓt passionnante : notre planète terre est une mosaÔque humaine de mille saveurs, mille parfums, mille sons, mille cultures. Pourquoi en ferait-on un pavé uni et bien fade et tristounet ?

            Je ne connais pas le film, mais je vais essayer de combler cette lacune.

            Bonne soirée.

            Faber

            • > Un hommage au rossignol andalou
              31 mai 2006, par Eléonore


            • Mes cher(res) tous(tes)

              Il y en a un autre super top de film, avec de la musique à vous renverser et des couleurs à vous éblouir.

              Latcho Drom de Tony Gatlif Traduction : bonne route.

              Emotions garanties.

              Enormes bisous.

              Eléonore

            • > Un hommage au rossignol andalou
              1er juin 2006, par Anne

            • Emir Kusturica


              Bonsoir à tous,

              merci pour les précisions sur le cinéma et la musique. Je n'ai pas vu Latcho Drom, je ne connais que le titre. De Tony Gatlif, j'ai vu Gadjo Dilo, très beau humain et drÙle.

              Faber, Emir Kusturica a fait différents films sur les gitans. "Le temps des gitans" est un de ses plus anciens. J'avoue très sincèrement que c'est celui que j'ai préféré. Mais il en a fait d'autres. J'ai mis un lien en titre si cela vous intéresse.

              Par contre je ne connais pas la musique andalouse que tu cites. Je vais creuser.

              Bonne soirée à vous tous, amicalement,

              Anne

      • > Un hommage au rossignol andalou
        31 mai 2006, par Fabermother


      • Bonjour tous et toutes,

        Voici ma traduction personnelle de ce poème, qui colle "peut-être" un peu plus à la pensée de Federico. Enfin, c'est la mienne, et comme je ressens ce texte.

        ARRESTATION D'ANTONITO EL CAMBORIO SUR LE CHEMIN DE SéVILLE
         Antonio Torres Heredia,
         fils et petit-fils de Camborios,
         avec une badine d'osier,
         va à Séville voir les taureaux.

         Brun de verte lune,
         il marche à l'aise et dégagé.
         Ses boucles de métal bronzé
         brillent entre ses yeux.

         A la moitié du chemin,
         il cueillit des citrons ronds
         et les lança dans l'eau,
         jusqu'à la transformer en or.

         Et à la moitié du chemin,
         sous la ramure d'un orme,
         la garde civile mobile
         l'emmena coude à coude.

         Le jour s'en va doucement,
         le soir pendu à une épaule,
         faisant une ample passe tauromachique
         sur la mer et les ruisseaux.

         Les olives attendent
         la nuit du Capricorne,
         et une courte brise, équestre,
         saute les montagnes de plomb.

         Antonio Torres Heredia,
         fils et petit-fils de Camborios,
         vient sans badine d'osier,
         entre les cinq tricornes.

         ´ Antonio, qui donc es-tu ?
         Si tu t'appelais Camborio,
         tu aurais fait une fontaine de sang
         avec cinq jets..
         Tu n'es fils de personne
         ni Camborio légitime.

         Ils sont finis les gitans
         qui allaient seuls par la montagne !
         Les vieux couteaux sont en train
         de grelotter sous la poussière. ª

         A neuf heures du soir,
         on l'emmène au cachot,
         tandis que les gardes civils
         boivent tous de la limonade.

         Et à neuf heures du soir,
         on l'enferme au cachot,
         tandis que le ciel reluit
         comme la croupe d'un poulain.

        Je vous rappelle que F. Garcia Lorca a rencontré une nuit la guardia civil. Ce fut sa dernière nuit.

        Bonne journée,

        Fabermother

> A mon Frère en Humanité que j'espère voir un jour sur les colonnes, pour me donner sa lumière, à sa juste place
26 mai 2006, par Fabermother
lut

Bonjour à toi, Cobravif.

Bonjour à toi qui a tant souffert de l'iniquité des profanes profanant le temple dont tu devrais être un lumière, si la bêtise de la FM ne t'avais pas empêché, politique oblige.

Bonjour à toi qui a tellement privilégié l'Humain, et qui a su donner de l'amour où existait la guerre, la douceur où existait la souffrance.

Qui a tant souffert dans ta cachot et qui a continué à tant aimer l'humain, en discrétion et volonté de vie.

Bonjour à toi qui m'a toujours soutenue comme je t'ai soutenu dans nos chemins de recherches et de vérité. Dans nos douleurs et notre amour du bien, du beau, du vrai.

Salut à toi, au soleil levant ou couchant. Salut à toi qui a empêché, à ta mesure, que la mère souffre, et que les enfants meurrent.

Si tu viens chez moi, le soleil se lévera à l'Est.

  • > A mon Frère en Humanité que j'espère voir un jour sur les colonnes, pour me donner sa lumière, à sa juste place
    26 mai 2006, par Cobravif


  • Je suis en veine de citations, ce soir, alors je me lance... "Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie et sans dire un seul mot te mettre à reb’tir..."

    Rudyard Kipling.

    Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer...

    Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, mais...

    Mais il suffit d'un petit caillot de sang pour transformer un homme vigoureux et plein de prestance en un grabataire impotent...

    Ce n'est pas un hasard si je prends cet exemple. Cela vient d'arriver à un de mes proches et je ne l'en aime que plus, si possible.

    J'ai traversé, en effet des tunnels bien sombres et angoissants, mais j'en suis toujours sorti. Et gr’ce à toi, à Serge, mais aussi à d'autres qui font partie de mon univers et sont dans mes prières. Méru, Rocbo, Backgamette, et tant que je ne cite pas mais que je retrouve dans les archives papiers que j'ai d'Infonie.

    Et je crois que lorsque je passerai la dernière porte, comme nous tous, je déboucherai dans la lumière de l'Orient Eternel.

    En attendant, ma soeur, je fais comme toi, je poursuis la route de la quête... la taille de cette pierre que nous avons tous au fond de nous.

    Car comme le dit ce HaÔku que m'avait légué un professeur d'AÔkido japonais égaré en Europe :

    "Même le dur rocher n'empêche pas le torrent vif et frais de suivre son chemin."

    Comme l'écrivait ce grand voyageur qu'était Guy de Larigaudie : "Ou je trouverai un chemin, ou je le tracerai". Et ce n'est pas de l'immodestie, c'est de la persévérence.

    Je crois que c'est ce qu'il nous faut à tous, que nous soyons modestes ou "grands". Mais il faut rester conscient :

    1. de ce que nous ne sommes pas éternels,

    2. de ce que les bons moments comme les mauvais sont rapidement du passé,

    3. que l'éternité c'est long, surtout vers la fin.

    Carpe diem, vivons l'instant présent et pour cela soyons présents à l'instant.

    Et si la franc-maçonnerie est une route où l'on est nombreux - plus ou moins - à cheminer tout seul, c'est le cas de toutes les voies de la quête de ce qui fait que l'être humain peut être plus grand qu'il ne le lui semble.

    Certes, un jour que j'espère proche, je viendrai chez toi et le Soleil se lèvera à l'est...

    Oui, c'est vrai, j'ai toujours essayé de mettre de l'humanité dans les relations internationales et de la fraternité dans les relations humaines.

    Un jour, en Bosnie... j'ai compris ce HaÔku d'un chasseur japonais :

    La biche me regarde, Pourquoi mon arc n'est-il pas un pinceau ?

    Quant à ce qu'on peut m'avoir fait qui semble mal, je n'en veux pas aux hommes qui me l'ont fait, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient. C'est bien volontiers que je pardonne à ceux qui ont cru bien faire, mais aux autres...

    Mais pour mon compte, dans l'étroitesse de la vie humaine, j'ai choisi la voie de l'éternité.

    Où nous sommes nombreux à voyager tout seul. Même si on sait s'entraider.

    • > A mon Frère en Humanité que j'espère voir un jour sur les colonnes, pour me donner sa lumière, à sa juste place
      31 mai 2006


    • Autre HaÔku de ma composition :

       Regarde la vie s'écouler de toi.
       Regarde la mort venir dans sa beauté.
       Espère !

> Un peu de bon sens maçonnique...
25 mai 2006, par Fabermother

Bonjour tous et toutes.

Plus bas, je vous avais déjà livré un morceau d'un travail du Frère Roger-Luc MARY, passé à l'Orient éternel (j'ai eu l'immense chance et honneur d'avoir pu l'accompagner jusqu'au bout).

Je continue par un autre petit extrait qui est encore un rayon de lumière. Et dans l'axe de mes réflexions et, j'espère, de nos réflexions communes sur ce forum des Tenues Blanches, profanes et intiés confondus.


Le premier principe de la Franc-Maçonnerie est de réunir des femmes et des hommes appartenant à toutes les couches de la société pour les enrichir de leurs différences, les fondre dans l'unité de l'amour fraternel. Le but n'est pas de former une ´ intelligentsia ª comparable à ce qui existe dans certains milieux profanes où chaque grosse tête détient le monopole de la vérité.

Ce phénomène d'intellectualisme forcené, où les citations fusent à outrance et sont lancées par les archers encyclopédiques de la science infuse, se produit parfois dans des Ateliers par la bouche de ceux-là même qui critiquent, à juste titre, toute espèce de ´ psychologisme ª : nul n'ignore qu'un excès d'analyse déforme la vérité.

En formulant cela, je pense à certains Maçons, nantis d'un modeste certificat d'études primaires, qui ouvrent des yeux de hibou en écoutant des planches savantes aux titres ronflants. Et pendant que l'orateur se chatouille délicieusement la cervelle et le nombril en exposant sa superbe culture (qui n'est souvent que le résultat d'une compilation livresque), l'esprit simple décroche, rentre dans sa coquille, se demande pourquoi il est là, ou combien d'êtres humains sont en cet instant même en train de mourir de faim, ou encore s'il n'ešt pas été préférable de passer sa soirée en famille.


Merci Frangin, je suis fière d'avoir à présent ton maillet. Ta parole n'est pas lettre morte. Surtout venant d'un grand ésotériste et initié comme toi ayant su garder la simplicité du paysan, la délicatesse de l'artiste et l'amour pour tous. Comme tu ne peux pas intervenir pour rouspéter, car tu détestes les compliments, je n'ai plus à me gêner.

Fabermother

  • > Un peu de bon sens maçonnique...
    25 mai 2006, par Anne


  • Bonsoir à tous,

    très beau texte effectivement. Les "gens simples" sont plus proches de la vie que bien des "intellectuels" ou énarques pris dans leur milieu et coupés du monde. (cf nos dirigeants, toutes tendances confondues). D'ailleurs, il est bien regrettable que leurs mandats ne soient pas limités dans le temps comme dans les loges. Ils seraient plus à même de remplir leurs fonctions au lieu de préparer leur réélection.

    C'est la même chose pour certains corps de métiers : 2 exemples au hasard :

    1/ les avocats qui utilisent un jargon incompréhensible pour les autres pour qu'on ne puisse pas suivre leurs méandres alors que la même chose peut être exprimée avec du vocabulaire courant.

    2/ certains spécialistes qui veulent "impressionner" le patient qui se sent en plus obligé de l'appeler par son titre au lieu de dire tout simplement Monsieur ou Madame...

    On pourait en trouver beaucoup d'autres...

    La culture académique ne peut être un but en elle-même ; il est souvent plus utile de savoir trouver une information et l'utiliser, que de faire du par coeur. De toute façon, on ne peut pas tout savoir et on oublie...

    La transmission, qui si je ne me trompe est un des buts essentiels de la franc-maçonnerie, se vit et ne se mesure pas au diplÙme.

    Souvent, les gens les plus "brillants" sont loin d'être les meilleurs enseignants...

    A quand le temps où un employeur demandera à un candidat : que savez-vous faire et que voulez-vous faire ?

    Au lieu de dire : quel ’ge et quel diplÙme avez-vous ?

    Laisser une chance aux gens, quelqu'ils soient, partout dans notre vie... et en FM aussi...

    Bonne soirée à vous, Anne

  • Ca existe le bon sens Maçonnique ?
    25 mai 2006, par Antonio


  • Hello à toutes (et tous ? Hum.)

    Depuis quelques temps je commençais à désespérer que les travaux en Loge longs, fastidieux et indigestes étaient l'apanage de ma Loge. Je suis ravi de constater qu'il n'est rien. Je peux bien vous avouer que c'est justement parce que sur ce forum il n'en est rien que je gošte le plaisir de discourir avec vous. Comme vous l'avez constaté, mes interventions sont parfois longuettes. Mais comme il s'agit d'apporter des infos à des profanes (Dieu, que je n'aime pas ce mot. Faber, aide-moi STP !) je préfère la totale pour être clair. Pour un Frère ou une Soeur ce serait sans doute plus concis, mais là il faut être précis.

    Je suis bien d'accord avec Anne, la simplicité arrive toujours à passer et le Frère cité par Faber a on ne peut plus raison : beaucoup de Frères préfèrent pratiquer l'adage qui énonce : "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué".

    Cependant je me permettrai de corriger Anne un tantinet en précisant que la Tradition n'est pas un but en soi mais je suis pleinement d'accord pour reconnaÓtre qu'elle se vit, indéniablement. Sans cette "vie" il n'y aurait pas d'initiation non plus. Je considère plus la Tradition comme étant un moyen, un moteur. Dans ce cas précis il ne faut pas confondre contenu et contenant.

    Et je suis encore en phase avec Anne quand elle écrit "Au lieu de dire : quel ’ge et quel diplÙme avez-vous ? - Laisser une chance aux gens, quelqu'ils soient, partout dans notre vie... et en FM aussi...". La Franc-Maçonnerie ne doit pas se préoccuper des encadrés où figure le nom du candidat mais découvrir ce qu'il a au fond du coeur, pour autant qu'il en ait un. Et ensuite seulement évaluer s'il a suffisamment de raison que pour briser les élans de la passion sans museler entièrement cette dernière. Mais à voir parfois les galeries d'honneur, la déprime me prend un peu.

    Enfin, et pour contredire encore un peu ma chère Anne, il arrive que des gens "brillants" soient vraiment de très bons enseignants. Je le sais, j'en ai connu. Il est vrai que cela s'apprend et que cela ne s'obtient pas sans un travail assidu. Nous parlons de lumière, thème chéri de la Maçonnerie. Quelque part plus bas je faisais une citation d'un rituel : "... et porter parmi les autres hommes les vertus dont vous avez promis de donner l'exemple...". C'est pas briller ça quand c'est bien appliqué ?

    Sans plus pour aujourd'hui, et avec mon amitié fraternelle à TOU(TE)S.

    Antonio.

    • > Vous avez dit "profane" ?
      25 mai 2006, par Fabermother


    • (Dieu, que je n'aime pas ce mot. Faber, aide-moi STP !) dixit Antonio.

      Tu m'as appelée mon Frère, j'arrive tel le génie de la Bastille, non, je voulais dire le génie de la lampe d'Aladin.

      Rien de tel qu'un peu d'étymologie.

       Profane : du latin profanum. Pro = devant --- fanum = lieu consacré.

      Un profane est quelqu'un sur les parvis.

       Initié : du latin initium qu'on peut traduire par "commencement".

      L'initié est celui à qui on a donné une clé pour commencer le chemin, mais qui ne sait pas encore où est la serrure correspondante, même si on lui a entrebaillé une petite porte.

      L'initié est-il dans le temple ou encore sur les parvis ? Hein ? Je vous le demande mes Frères et Soeurs !

      Où étaient les colonnes du temple de Salomon ?

      Pour transposer, je propose "promeneur" pour "profane", "chemineur" pour "initié".

      Si tu trouve mieux, j'en serai ravie, car là, je commence à sécher. Et après tout, faut accepter les termes tels qu'ils sont, en leur redonnant leur vrai sens.

      Douce nuit à toi et à tou(te)s.

      Faber

      • > Vous avez dit "profane" ?
        25 mai 2006, par Antonio


      • Comme toujours, fidèle au poste. Mais comment tu fais ?

        Enfin. Et merci tout d'abord. Sans vouloir minimiser ta réponse, je possède un bon dico même avec un peu d'étymologie. Bref, j'étais tombé sur des trucs comme tu dis. Et faute de mieux car je n'ai rien trouvé d'autre, je retiens ta proposition de promeneur et de chemineur.

        Cependant en te lisant, mon malaise perdurait. ET j'ai enfin saisi ce qui me troublait dans ce mot : et c'est justement son étymologie ! Si celle que tu écris est bien exacte, il est un autre mot qui a la même racine : profanateur. Celui ou celle pour qui la chose sacrée a une importance, un profanateur est vite assimilé au diable. En tout cas il a une connotation sacrilège (synonyme) qui me déplaÓt profondément. C'est peut-être puéril mais je n'arrive pas à m'en défaire et ça fait plus de 20 ans que ça dure. Le poids des mots disais-je ici, quelque part.

        Merci de ta solution mon ange.

        Bonne nuit à tout le monde (c'est plus neutre comme ça ?). Antonio.

  • > Un peu de bon sens maçonnique...
    26 mai 2006, par Cobravif


  • En vérité, je vous le dis, il est plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux qu'à un chameau de passer par le chas d'une aiguille...

    Signé jésus, autonomiste palestinien juif mort en 33 après lui-même.

    Trève de gaudriole, par riche il ne faut pas seulement entendre riche en pognon. Mais ceux qui causent riche oublient cette remarque plus laÔque : " Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire vous viennent aisément."

    J'appréciais beaucoup ce sage qu'était le Roi Hussein de Jordanie qui avec les Bédouins parlait comme eux et avec les "grands" de ce monde tenait le langage qu'ils comprenaient. Ses discours souvent longs étaient des modèles de clarté et nous laissaient un gošt de bonheur...

    Il faut dire qu'il avait traversé le Cabinet de Réflexion lorsqu'il était élève officier à Sandhurst et il vivait sa fraternité avec modestie mais fermeté... envers lui-même.

    Il fait partie de ces frères qui me font ne pas regretter d'avoir vécu.

    • > Un peu de bon sens maçonnique...
      6 juin 2006, par Fabermother


    • Et toi tu fais partie des frères qui me donnent l'envie de vivre.

> Petit moment de poésie pour la route de la nuit
24 mai 2006, par Fabermother

Pas trop envie de parler ce soir. Alors je laisse la place au Poète.

Pour vous, pour moi ce texte enchanteur, et qui contrairement à ce que vous pouvez croire, n'est pas triste, mais simplement amour et vie après la mort.

La queste d'Orphée vers Euridyce.


EL DESDICHADO

 Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,
 Le prince d'Aquitaine à la tour abolie.
 Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
 Porte le soleil noir de la Mélancolie.
 Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
 Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
 La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
 Et la treille où le pampre à la rose s'allie.
 Suis-je Amour ou Phébus ? Lusignan ou Biron ?
 Mon front est rouge encore du baiser de la reine ;
 J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...
 Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron
 Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
 Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Gérard de Nerval

> Les 3 enquêtes
24 mai 2006

Bonjour chers lecteurs et intervenants.

Ce post aurait pu être une réponse à Caro, mais je pense que le sujet peut intéresser tous les participants d'une tenue blanche ouverte.

Il faut dédramatiser le mot "enquête" auquel on donne une connotation flicarde ! Je préfère le mot "rencontre".

Trois MaÓtres, membres de la Loge à laquelle postule le profane, sont mandatés par le Président (le Vénérable MaÓtre) pour se faire une opinion de la recherche, des attentes du dit profane, de ce que la Franc-Maçonnerie peut lui apporter, de ce qu'il peut apporter à la Franc-Maçonnerie. Pour découvrir sa personnalité (il n'y a pas de profil type), son cursus dans la vie, ses centres d'intérêt...

Déjà, pour déclencher ces trois rencontres, il a fallu que le présentateur du profane (son parrain ou sa marraine, qui se porte garant) soit reconnu lui même comme authentique FM.

Très souvent (mais cela dépend des pratiques de l'Obédience ou de la Loge) le Vénérable MaÓtre a déjà rencontré le profane pour avoir un "feeling",juger de la pertinence de déclencher les fameuses 3 enquêtes, l'informer de certaines choses de base.

Les trois MaÓtres sont mandatés dans le secret : chacun ignore quels sont les deux autres. Ils ont interdiction de faire savoir aux autres membres qu'ils ont été désignés.

Quand les comptes rendus des rencontres seront lus en Loge, les noms des "enquêteurs" seront tus.

Cette pratique permet de sauvegarder un maximum d'objectivité en évitant de se laisser, même insconsciemment, influencer par une tierce opinion.

Ces rencontres sont plus des dialogues que des questions. La vie privée du profane est totalement respectée. Ses opinions ne sont pas critiquées.

Le profane peut aussi poser ses questions, et dans la mesure du possible, il lui est répondu.

Rappelez-vous que tous les FM sont passé par cette première phase qui fait partie des épreuves.

Si le courant passe entre l'enquêteur et l'enquêté, cela devient un souvenir inoubliable.

Mon cher co-animateur Antonio a déjà répondu à Caro sur l'attitude à avoir, c'est à dire pas d'attitude spéciale si ce n'est qu'être tout simplement soi-même.

Bonne journée à tous et toutes.

Fabermother

  • > Les 3 enquêtes
    24 mai 2006

  • Chere Faber, Merci pour la reponse... j'avais deja ete informée des modalités et buts de l'enquete mais 2 avis valent mieux qu'un... Je prefere parler de mes "angoisses" cela me permet de mieux les gerer, les apprehender pour les faire disparaitre et trouver la serenité necessaire... on verra bien... carpe diem... Bisous caro

> Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
23 mai 2006

Bien le bonjour chers tous,

Il n'y a pas a dire vos ecrits sont vraiment tres sympas... chacun son style, chacun son humour... je vais arreter de dire cela a chaque fois car vous allez penser que je radote et a 30 ans c'est encore un peu tot...

En fait, je realise que je n'ai pas forcement quelque chose a ecrire.. je ne dois pas etre encore bien reveillée... ah si en cherchant bien, j'ai une question pour Antonio... comment sais tu pour les blondes ? quoi que la je n'engage que moi qui suis effectivement blonde...

Le temps passe tres vite et je realise ce matin que dans environ 1 mois et demie, je vais recevoir 3 enquetrices de la loge en vue de decider de mon sort... j'ai beau essayer de relativiser, d'en parler avec mon cher et tendre, lui meme frere, et bien c'est plus fort que moi, je ne reste pas sereine... cela me tient tellement a coeur que je redoute un eventuel "echec"... mon ami est plus que confiant, la personne que j'ai rencontré et qui m'a longuement entretenue aussi mais moi.... et bien pas trop... Vivement que je reprenne le travail... une fois sur la tournée, j'oublie mes petits inquietudes personelles pour me consacrer entirement a mes patients... Dailleurs en ce moment, je vis quelque chose de tres dur pour un soignant ; nous avons pris en charge mon associé et moi meme, une dame de 55 ans qui est atteinte d'un cancer avec metastases, elle partit faire sa quatrieme chimio hier... elle a fait un scanner de controle et il y a une flambée... c'est super douloureux d'accompagner un etre humain dans la mort, de rester a sa place de soignant, de tenter de lui apporter le soutien et l'esperance dont elle a besoin pour que ces derniers mois soient plus ..beaux, alors que l'on sait qu'il n'y a plus d'espoir de remission... cela fait vraiment suer.... cette pateinte me donne des supers leçons de vie chaque jour dont une en particulier... ne jamais oublié de dire aux personnes que l'on aime, qu'on les aime et pourquoi on les aime car on ne sait jamais quand on va devoir partir...

Finalement, je croyais n'avoir rien a dire...une vraie pipelette...je ne sais meme pas pourquoi je vous ai raconté tout cela... peu importe, cela m'a fait du bien.

Passez une bonne journée, je vous embrasse

Caro

  • > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
    23 mai 2006, par Fabermother


  • Chère Caro,

    Une fois de plus je constate que c'est quand on pense qu'on a rien à dire qu'on en dit le plus et qu'on partage sans compter. Cela change agréablement de ceux qui ont beaucoup à dire même si on a pas encore réussi, malgré leurs discours, à deviner ce qu'ils avaient à dire.

    Hier soir, en Loge maçonnique, un Frère s'est attelé à l'éthique (de façon fort intelligente). Et j'ai remarqué que ce qui fait le plus frémir l'assemblée (à tort ou à raison, mais ce serait un autre débat) c'est quand on attaque l'éthique dans le domaine médical.

    L'accompagnement à la mort n'est pas une attitude spontanée dans notre civilisation occidentale. On a diabolisé la mort.

    En plus on hésite à dire "je t'aime", "je vous aime", comme si c'était un signe de faiblesse nunuche ou de séduction manipulatrice alors que c'est un signe de force tranquille !

    Le doux poids des mots d'amour aident les survivants à continuer, et aident aussi ceux qui nous précèdent dans le grand voyage à partir avec un viatique précieux.

    Ne soyons pas avares de nos mots quand ils sont beauté et non pas des maux. Evitons les mots qui tuent.

    Nous t'embrassons,

    Faber

    Ps : en ce qui concerne les "enquêtes", je ferai un petit post en haut du forum

    • > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
      31 mai 2006, par Cobravif


    • Ethique ou morale ?

      L'éthique est un discours sur la morale.

      Encore des discours ! Ras le bol !

      La Morale est aux morales locales ce que l'espérance est à l'espoir. Une transcendance.

      La morale locale, liée à une culture, s'impose à tous les pratiquants de ladite culture comme la constitution d'un pays s'impose à ses citoyens, tous ses citoyens, qu'il soient les c...ns d'en bas ou les délégués à l'exercice des autorités. Les autorités, i.e. le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et l'autorité judiciaire.

      Donc, il n'y a pas plus de morale universelle que de constitution universelle.

      En parlant d'éthique, on évoque nécessairement la possibilité de décréter la morale, de la faire changer en force au profit de ceux qui ont un certain pouvoir ; de la même façon qu'on fait évoluer les constitutions, en général sans référendum, pour faire cadrer la loi générale avec les intérêts particuliers d'une minorité.

      Ce qui est le plus inquiétant, c'est qu'en général les débats d'éthique portent sur les sujets les plus sensibles. Iceux portent souvent sur les convictions les plus intimes de l'être humain en Quête. Sujets qui sont du domaine de la recherche personnelle et individuelle. Or pour éviter qu'une quête soit anarchique, il lui faut un cadre. Quel alchimiste se lancerait dans sa Quête sans avoir l'appui d'un grimoire ?

      le Grimoire, une transmission de la Tradition et une base de départ pour continuer ce que d'autres ont commencé.

      Le grimoire de l'éthique est la morale. Car comme un grimoire est le fruit d'une vie de travail d'un individu sur un sujet universel, la morale est le fruit de siècles d'évolution d'une tranche de l'humanité.

      Un grimoire ne prétend pas à l'universalité, mais il se réfère à un cadre général que l'on appelle la Tradition. Il peut donc être utile à l'adepte de se référer à un grimoire principal, la tradition qu'il endosse, mais aussi à d'autres grimoires qui se réfèrent à d'autres traditions qui peuvent l'éclairer d'un autre jour.

      Un seul but pour de nombreux chemins.

      Mais alors il faut faire très attention : si tous les chemins mènent au sommet de la montagne, ou à Rome si l'on se réfère à l'Evangile, il faut faire attention de n'en suivre qu'un seul, surtout au début de sa Quête. Si on commet l'erreur d'aller de l'un à l'autre, on reste au pied de la montagne et, comme on marche d'un chemin à l'autre, on a l'impression de progresser. En fait, on marche sans progresser, sans s'élever.

      Si on suit un chemin, en général montant, sablonneux et malaisé, on monte vers le sommet de la colline. On est d'ailleurs nombreux à cheminer tout seul.

      On se rejoint en haut.

      Plus on s'approche du sommet de la montagne, plus on se rapproche du point d'arrivée de tous les chemins. Alors, on perçoit les voyageurs de ces autres sentes. La pente d'adoucit. Ou alors, la vie ayant poli la pierre - celle qu'on a en soi - on accepte mieux les cailloux de la route. Toujours est-il qu'on comprend mieux les autres avec leurs différences. Et les autres nous comprennent mieux avec nos différences.

      Et une fois arrivé en haut de la montagne, on mesure que les différences n'étaient que formelles. Seulement, on ne peut parfaitement comprendre ce que signifie cette découverte que si l'on a suivi toute la Voie.

      Pour conclure : Il me paraÓt indispensable d'admettre que les autres soient différents et donc qu'il n'y a AUCUNE RAISON DE TENTER DE LES CONVERTIR A SES VUES A SOI. Pour autant, il ne faut pas se convertir à leurs vues à eux.

      Non pas par obscurantisme, mais bien pour que perdurent les différences. Icelles sont sources d'enrichissement mutuel. Et ceci pour une simple et unique raison : l'individu n'est pas universel. Le progrès universel est la somme géométrique des progrès individuels de chacun des membres de l'Humanité. (Pas le journal, nous tous.)

      Si tout le monde suit la même route, on réduit la progression de la quête d'autant qu'on a réduit le nombre des voies initiatiques. Voilà pourquoi, la notion de morale, pour limitative qu'elle soit, joue un rÙle déterminant dans le cadrage de l'éthique.

      Car ce qui est vrai au-delà des Pyrénées ne l'est pas forcément en-deça, ce qui est vrai en Orient ne l'est pas forcément en Occident.

      Ce qui est universel, c'est une quintessence que l'on ne commence à percevoir qu'après avoir longtemps progressé sur un Voie qui n'a rien d'universel mais qui conduit tout de même vers, croit-on, l'universalité trÙnant au sommet de la montagne.

      Eh ! Vous savez quoi ? Si, ceux qui ont atteint le sommet de la montagne le savent. Il leur faut redescendre.

      Ce faisant, ils rencontrent ceux qui ont entamé depuis plus ou moins longtemps leur ascension. Et ils les aident un peu, dans la mesure où les grimpeurs sont en état de comprendre leur message.

      C'est d'autant plus difficile que souvent on redescend par un autre chemin que celui qu'on a pris pour monter, et qu'on est soi-même un peu pressé : depuis le sommet de la montagne, on a découvert une autre montagne qu'on bršle d'escalader à son tour...

      C'est pourquoi, on s'est lancé vers le bas de celle qu'on vient de finir de grimper par un autre chemin que celui par lequel on était monté.

      Eh Oui ! On vient de prendre le chemin qu'on pense le plus court pour escalader le lieu de la nouvelle Quête.

      Allez ! En marche !

      • > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
        31 mai 2006, par Anne


      • Bonjour Cobravif,

        je saisis bien l'image de la montagne ou plutÙt des montagnes : d'où l'idée d'universalité de l'humain mais non d'une morale "locale".

        Par contre j'avoue que le début du texte sur l'éthique, la transcendance, le grimoire m'est un peu obscur. Est-ce que l'idée que j'ai comprise et résumée au début est bien ce que tu voulais dire ?

        Au plaisir de te lire, Anne

        • > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
          15 juin 2006, par Cobravif


        • L'éthique est un discours qui s'appuie souvent sur des contingences temporaires parce que temporelles. Il ne peut donc pas exiter de véritable éthique - discours sur la morale - sans morale.

          La morale est donc première par rapport à l'éthique, comme le grimoire est premier par rapport à la quête du nouveau chercheur.

          De même que la nouvelle recherche doit prendre la suite de ce qui a déjà été cherché et trouvé, de même l'éthique qui se propose de réfléchir et discourir sur un point de morale doit s'appuyer sur une morale.

          Sinon, il est bien évident que le débat éthique se développe dans le vide...

      • > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
        31 mai 2006, par Fabermother


      • Et bien voilà mon serpent favori qui se met à ressurgir au soleil, après avoir médité en hiver sous sa pierre !

        Quelle verve et quelle verdeur ! Ca me manquait, même si des fois je dois relire à plusieurs fois (ne serait-ce que pour le plaisir de relire).

        Je vais encore être plus directe que toi (plus triviale) : il n'y a pas plus de morales et de constitutions universelles (pluriel singulier) que de beurre en broche !

        Faut arrêter de se regarder le nombril et de s'écouter ronronner quand on a pas vécu, eu le cas en face.

        L'éthique me donne des tiques, quand, après un exposé plein de réflexion et de mesure (merci au conférencier qui s'y était attelé, et a ignoré superbement les idioties d'usage, car lui était sur le chantier), on entend dire "il faut", "il ne faut pas", avant de se remettre à roupiller.

        D'accord, je vais passer encore pour une mystique, une révolutionnaire, une déiste, une anarchiste, une humaniste inconditionnelle,totalement atypique... (tout dépend de quel oeil on me regarde), qui privilégie la pensée et l'intuition du coeur sur la raison raisonnante, mais ce n'est pas maintenant que je vais me refaire.

        Même si il faut penser avec ses petites cellules grises, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que d'aimer avec mon coeur.

  • Big bisous
    23 mai 2006, par Antonio


  • Bonjour Caro.

    Là, tu me prends à la gorge. Et comme je n'ai pas du tout envie de publier mes petits secrets, va falloir patienter un petit peu que tes enquêtes finissent et que tu passes à la casserole, comme tout le monde, enfin, les Frangins et Frangines en tout cas. Les autres c'est comme pour les pigeons : plafond bas, risque d'averse, les convoyeurs attendent.

    Pour la question papote, ne te trouble pas, vas y de bon coeur, on ne s'en lasse pas. Je crois que Faber a déjà raconté quelque chose là-dessus, moi j'abonde.

    Je me doutais bien qu'il y avait anguille sous roche. Donc, si les enquêtes aboutissent, te voilà membre du club ! L'échec tu peux te le payer si tu continues comme ça. Il faut surtout retrouver ton calme, ne penser à rien et être toi-même. Pour ce que j'ai pu lire de toi, c'est tout à fait à ta portée. N'essaye surtout pas d'imaginer ce que les enquêteurs aimeraient que tu dises, il n'y rien de pire si tu veux tout rater. Fais comme ici, laisse-toi aller en confiance et je t'assure que c'est in ze pocket. Et si cela te soulage, pendant les entretiens, pense à Faber, à moi et à mes c..ies en boÓte et aux élucubrations d'éléonore, ça devrait faire passer le tout : comme une lettre à la poste !

    Quelque part par là, j'ai du parler de la vie et de la mort. De par ton métier tu y es confrontée et assez étonnamment je peux en parler. Mon fils cadet (qui va quand même sur ses 21 ans) est secouriste dans une unité spécialisée (12 véhicules dont 4 réas et un semi-remorque contenant une unité chirurgicale de campagne et bientÙt un hélico) opérationnelle 24h/24 et intégrée aux plans catastrophe nationaux (Belgique) et internationaux (Nord de la France) avec environ 70 personnes dont 60 bénévoles. Il a eu son premier décès irrécupérable il y a à peine quelques jours : une dame ’gée en arrêt cardiaque transportée avec une réa et mon fils au massage cardiaque, décédée à l'hÙpital pendant la tentative de réanimation. Bien sšr, nous en avons parlé. Alors, si tu en as l'occasion, fais-lui à ta patiente un léger bisou de ma part, même si ru ne lui dis rien. C'est le moins que je puisse faire par personne interposée.

    Je ne me lasse pas d'écouter tous les élans du coeur, d'où qu'ils viennent. Et dis-toi bien que si tu n'étais pas là, avec un coeur gros comme ça, Dieu seul sait si elle serait seulement accompagnée. Tu as la chance malgré tout de pouvoir lui offrir ta compagnie et ton amour. Parle-lui donc d'amour et tu verras ce qui se passe. COntinue à papoter, tu m'intéresses.

    Big bisous, Antonio.

    • > Big bisous
      23 mai 2006


    • Bonsoir Faber, bonsoir Antonio, bonsoir a tous,

      Tout dabord merci, je n'etais pas forcement a l'aise de vous avoir raconté mes petits tracas quotidiens...les papotages d une jeune femme, d'une infirmiere, qui se questionne qui doute, se rebelle et cherche toujours le moyen de faire mieux... bref... merci de votre "oreille" de vos mots sur mes maux... Pour ton fils Antonio , si c'est son premier deces, en tant que soignant, prends bien soin de lui... c'est un moment tres important et tres douloureux, on se sent "inutile", on s'en veux, on est triste... cela passe avec le temps, apres on s'y fait... la mort c'est la vie... l'essentiel est de donner a chaque fois le meilleur de soi meme sans y laisser des bouts de soi meme... et la je sais bien de quoi je parle... j'ai ete infirmiere sapeur pompier et j'ai travaillé quelques années dans un service d'urgences... a chaque horreur, on se dit que cela ne pourra jamais etre pire et pourtant ... les coprs mutilés, le sang, les larmes des proches, les cris de douleur... rien ne s'oublie, tout reste graver en nous et on fait avec... bref... pas tres gai comme sujet de conversation... si ton fils reste dans la " douleur" du moment, dis lui bien qu'a son age, j'ia vecu les memes choses et qu'avec le temps on s'y fait... Dieu est seul maitre a bord... il decide et meme si on n'est pas daccord avec lui, lui a ses raisons...

      tendres pensées a vous tous et bonne soirée

      Caro

      • sentiments
        23 mai 2006, par Eléonore


      • Bonsoir à toutes et tout seul.

        Le sujet qu'a lancé Caro sur la mort me réveille bien des choses. Ma profession m'amène à cÙtoyer la mort d'une façon courante (éleveuse), d'apprendre à la contrer de toutes les façons possibles mais aussi à l'accepter.

        Je me suis régulièrement trouvée là aussi près de certaines personnes (encore la en ce moment) qui se trouvent à s'approcher de la mort. Que faire lorsque tout à été fait à part écouter ce que l'autre a à partager (s'il désire en parler) et lui porter le maximum d'amour ainsi qu'à ces proches. Que faire à part ne pas laisser monter l'angoisse que l'état de l'autre éveille pour soi-même, pour pouvoir lui offrir un peu de sérénité et de légèreté.

        J'ai eu avec un ami, à essayer de réanimer un voisin qui a fait une crise cardiaque, en attendant les secours. Que dire du sentiment qui m'a habité, alors qu'au premier coup d'oeil je savais la finalité, et que nous avons continué, continué en attendant de passer la main aux pompiers. On l'a fait pour les vivants, pour sa compagne et ses enfants qui étaient présents. Face à l'impuissance, je n'ai pas oublié de lui souhaiter intérieurement un bon voyage.

        Et combien de fois, je suis arrivée dans ma bergerie, et qu'une brebis que je savais malade, m'avait attendue toute la nuit pour mourir dans mes bras.

        Je remercie mes amis médecins, vétos d'avoir accepter de me transmettre quelques gestes qui peuvent sauver.

        Tout ça me fais dire que la mort peut être proche de chacun d'entre nous et pour moi être consciente de ceci me fais penser qu'il n'y a en fait pas de temps à perdre dans les broutilles de la vie ordinaire, cesser de croire en la continuité de sa personne et penser qu'on a tout le temps. Je veux ne plus jamais oublier ceci et faire chaque chose comme si c'était la dernière de ma vie et ainsi me tenir droite et propre si la mort devait se saisir de moi.

        J'sais plus quoi dire, ça me cloue.

        Eléonore

      • > Big bisous
        23 mai 2006, par
        Antonio


      • Bonsoir Caro, et à toutes.

        Au fond, Caro, si ton pote aurait l'intention de partager nos échanges, tu lui dis qu'il peut se pointer quand il veut. Comme pour toi, à bras ouverts qu'il va être reçu.

        En fait mon fils cadet est le seul des trois qui semble avoir hérité de notre force morale à ma femme et moi. C'est pas que je sois un champion, mais les aléas de la vie ont fait que, très tÙt et jeune, j'ai du apprendre à survivre. Cela forge un caractère. Le sien semble être déjà de l'acier trempé mais je le suivrai encore quelques temps, histoire de voir s'il n'est pas un colosse aux pieds d'argile.

        ... lui a ses raisons, que la raison ignore bien souvent. Je ne sais pas pour toi mais moi je suis croyant. A ma manière, mais croyant. Je ne sais pas dans quelle mesure Dieu est mêlé à nos affaires ici bas ni même s'il en est à l'origine. En tout état de cause, je n'arrive pas à entraver pourquoi, si nous sommes des créatures à son image, qu'il nous laisse nous dépatouiller dans la gadoue en nous regardant faire. OK, je l'humanise un peut trop, d'accord. J'en oublie sa transcendance et tout ce qui va avec. Mais je l'aime bien comme ont dit éléonore et Faber, en parlant du GADLU en Grand P’tissier, Grand Architecte et tout ça. Je l'imagine bien en constructeur d'univers et, ayant fait le nÙtre, il ajuste quelques lois physiques histoire de permettre la liaison carbone-hydrogène et nous le sert : maintenant les fêlés de la coiffe c'est à vous, dém...-vous. Il a été acteur il n'est plus que spectateur. C'est une option et c'est la mienne pour le moment.

        Pour la misère humaine, là, je ne connais qu'une solution : l'Amour à apporter à tous les êtres humains, sinon tous les êtres vivants, quels qu'ils soient : nous sommes tous sur le même bateau. J'ai dit être croyant, je préciserai chrétien aussi mais sans appartenance à une quelconque église. Et si je devais préciser, je dirais un peu comme Proust, à la recherche du christianisme perdu. Disant cela je ne me sens pas du tout sur la même longueur d'onde que sur les fondamentalistes actuels. mais je suis prêt, non à débattre mais à en parler s'il s'en trouve.

        Douce nuit et que l'Amour soit avec toi. Antonio.

>petites reflexions sur l'initiation
22 mai 2006

Apres avoir relu le message d'Antonio je suis restée interrogative quand a la "symbolique " de l'initiation... Ayant le vice, oui cela devient un vice, d'essayer de comprendre tout ce qui m'interroge, j'ai decouvert quelques perles dont je voulais faire part, à vous amis des mots, des maux et toutes les reflexions... "le savoir comme sagesse, but de toute initiation, est la delivrance de l'illusion de l'etre "

"Jesus a dit : Si ceux qui vous guident vous disent, voiçi, le royaume est dans le ciel alors les oiseaux vous devançeront

s'ils vous disent qu'il est dans la mer alors les poissons vous devançeront

mais le royaume est le dedans de vous et il est le dehors de vous

quand vous vous connaitrez alors vous serez connus et vous saurez que c'est que c'est vous les fils du pere vivant mais si il vous arrive de ne pas vous connaitre alors vous etes dans la pauvrete et c'est vous la pauvrete "

Evangile selon Thomas... cela donne sujet a reflexion...

Au fait juste pour partager un avis avez vous lu l'article dans l'express ?

au plaisir de vous lire caro

  • > petites reflexions sur l'initiation
    22 mai 2006, par Anne


  • Bonsoir Caro et bonsoir à tous,

    très agréable à lire ton extrait de l'évangile selon Thomas, surtout pour une personne comme moi qui n'a aucune culture religieuse et qui ignore tout.

    L'initiation, je ne vois pas comment la définir, ni ce qu'elle peut représenter. Je ne suis pas adhérente de la FM, vous l'aurez compris. J'aspire à son idéal, sans comprendre le pourquoi des enquêtes préalables pour toute personne qui souhaite s'y associer.

    J'ai survolé l'article de l'express sur Internet. Je ne connais pas le GO. Difficile de se faire une idée. J'avais déjà lu un article dans le même sens ailleurs sur le web (voir lien en bas).

    En cas de malversations, à mes yeux, tout adhérent devrait être exclu définitivement. Il y en a sšrement, mais ni plus ni moins qu'ailleurs probablement. Ce qui me gêne par contre, c'est la non initiation des personnes en fonction du sexe et la non mixité des réunions. C'est surréaliste à notre époque.

    Sarah, merci beaucoup pour ton accueil et pour ton message.

    Bonne soirée à tous, Anne

    • > petites reflexions sur l'initiation
      22 mai 2006, par Anne

    • Franc-Maçonnerie


      Excusez-moi, le lien indiqué n'est pas passé ; je le réécris :

      http://transgression.blog.lemonde.fr/transgression/

      Au plaisir de vous lire tous.

      • > petites reflexions sur l'initiation
        22 mai 2006, par Anne

      • Franc-Maçonnerie


        Encore une erreur ; je n'ai pas encore la technicité voulue, désolée !

        Je réécris l'adresse url.

    • De belles interrogations en tout cas
      23 mai 2006, par Antonio


    • Chère Anne,

      Avec le lien ci-dessus vous avez l'intégrale et il n'est besoin d'être catho ni même chrétien pour le lire et l'apprécier. Il n'est pas besoin d'être Maçon pour apprécier les textes ecrits par des Soeurs ou des Frères. En fait une partie de la réponse a été donnée par Caro avec son lien vers l'Express : si enquête préalable il y a, c'est pour s'assurer que le candidat est bien ce qu'il prétend être. Maintenant, si ceux qui font subir l'entretien sont juges et partie et qu'en définitive sont aussi pervertis que le profane, voyez où cela peut mener. Je pense cependant que là où le b’t blesse c'est dans la manière : ces enquêtes prescrites par pratiquement tous les rites, sont b’clées et on en arrive au même résultat.

      Et je suis bien d'accord avec vous, les malfrats devraient se faire virer. Mais là ce sont les grandes instances qui traÓnent des pieds. Oh, pas par gošt de la malversation, loin de là. Je suis même tenté de les croire vraiment honnêtes dans leur grande majorité (sans charre). Mais ils restent des hommes ou des femmes avec leurs faiblesses quand ils n'ont pas su ou pu les dominer ou les éliminer. Il est quand même difficile de faire la police envers son Frère et j'avoue, même pour moi, ayant été mené un jour à prendre des sanctions. C'est pourquoi, dans les cas difficiles le mieux est de laisser faire la Justice. Au moins elle est extérieure à la chose et même si elle-même a parfois ce genre de problèmes, elle peut ne pas prendre de gants.

      Pour comprendre ou saisir les spécificités de l'initiation, il suffit d'être soi-même initié. Pas de souci, je connais La Palisse aussi. Je veux dire par là que ce n'est qu'en ayant assimilé le processus initiatique qu'on peut en aborder ce qui semble être un paradoxe, et là je pèse mes mots. Je sais que je ne dis pas grand chose en écrivant cela mais je vais prendre un petit exemple, il sera plus parlant. Faber (notre boss dans ce forum) a été initiée (c'est une femme, elle me l'a dit et je n'ai pas de raison de douter, quoique parfois je me le demande... bref passons) et j'ai été initié. Nous faisons partie de la même Fraternité mais nos visions intimes de la Franc-Maçonnerie, sans être divergentes, sont différentes et c'est heureux. Lorsque la RATP décide de fermer deux ou trois gares sur la ligne 4 après 10 heures du soir, les 3 noctambules qui les utilisaient crient aux petits pois comme des gorets. Mais est-il indispensable de citer toutes les prémisses qui ont conduit à cette situation ? Pour les membres du conseil d'administration, c'est une absolue nécessité : une décision est à prendre. Lorsqu'un médecin doit prendre une décision qui peut affecter la vie de son patient sur le champ, pensez-vous qu'il va d'abord consulter le conseil de l'Ordre pour savoir si sa décision sera légitime ? A la place du patient ou de la famille je préférerais qu'il fasse fissa.

      Je m'arrête là pour l'instant mais il y a encore pas mal de sous questions dans votre intervention.

      J'ai mes paupières qui commencent à faire bravo. Je l’che et au dodo. Arrivederci bella. Antonio.

      PS. Ne vous tracassez pas trop, c'est ma semaine italienne.

  • > petites reflexions sur l'initiation
    23 mai 2006, par Antonio


  • Bonsoir Caro.

    Oui, je l'ai lu. Et je répète ce que je pense avoir écrit quelque part plus bas, qu'il est très heureux que quelques magistrats, dont un certain procureur de la République, ne prennent pas de gants pour mettre un terme aux activités de ces malfrats et je n'ai ni peur ni honte mes mots. Mais j'ai honte parfois de ces personnes à qui je dois donner ce titre si touchant de Frère. Alors je me suis dit que l'allais mener le combat à ma manière. Puisque les citoyens du monde n'osent pas aller ver la Franc-Maçonnerie j'ai décidé que la mienne irait vers eux (non, non, j'ai pas trop bu de Lagardère, mais oui la bière...). Et je tombe sur ce forum, et puis Faber me tombe dessus, et ensuite vous toutes. Ca n'a pas traÓné.

    Et s'il se fait que dans l'immédiat il n'y a que des représentantes féminines de cette humanité, je n'y vois aucun inconvénient. De manière à bien mettre les choses au point et vous éviter des questions oiseuses, oyez, oyez : cela fait un peu moins de 20 ans que mes Frères me reconnaissent comme tel. Je suis affilié à une Loge qui est elle même membre d'une Obédience française et pratiquant le Rite écossais Rectifié, rite chrétien adogmatique et non confessionnel. Bien sur, vous devez bien me croire sur parole mais tout cela est vérifiable.

    Et quand j'ai écrit "ma Maçonnerie" cela dit bien ce que je veux dire : c'est la vision que j'en ai et qui peut ne pas correspondre à celle de ma Loge ou de mon Obédience. Mais cela c'est mon problème et je dénie à quiconque le droit de m'en empêcher. De même vous comprendrez que je ne puis en aucun cas parler au nom de ma Loge ou de mon Obédience ni les engager en quoi que ce soit, ce qui fait que je ne parlerai plus ni de l'une ni de l'autre.

    Mais revenons à notre poulailler, pardon, ménagerie (c'est pas mieux, mais bon). J'aimerais, dans la mesure du possible, pour éviter les malentendus (voir mes excuses à Sarah) que s'il vous arrive de citer quelqu'un ou quelque chose (le net, un bouquin) incluez les références. Cela vous rend plus crédibles car vérifiables et permet de ne citer qu'un court extrait. Si votre lecteur veut la totale, il a une référence sous la main. Lorsqu'il s'agit de textes de votre cru ou de commentaires tout droit sortis de votre imagination féconde, l'indiquer n'est pas plus mal.

    Cela dit, j'ai lu l'évangile apocryphe de Thomas, il est intéressant et suscite facilement des réflexions. Voici un lien parmi d'autres agrémenté d'un peu d'histoire et commentaires : http://users.telenet.be/thomasevangelie/index_fr.htm. Dans son genre celui de Jean n'est pas mal non plus.

    Allez, ciao bella et bonne nuit. Antonio.

    • > petites reflexions sur la bêtise
      23 mai 2006, par Eléonore

    • petites reflexions sur la bêtise


      Mes chers tous et toutes

      Là, la bête fait une ruade.

      J'ai pas lu l'article, et je pense qu'après avoir lu ce que vous en dites je ne risque pas de le lire, j'aime pas ce qui cherche à casser mes rêves ou au moins la réalité que je recherche. Next, au suivant.

      Finalement, je suis allée lire. Alors je pense (désolée j'ai pas oublier d'être bête pour parler poliment) : je vois 1) un type qui aimerait bien foutre la m.. 2) un autre homme qui marchande sa police d'assurance avec un autre (normal, tout le monde fait cela). 3) le Go qui paie plus d'intérêt que le crédit souscrit (on me l'a fait aussi) 4) un abus de bien sociaux présumés, on peut présumé beaucoup sans preuves (surtout si quelqu'un nous en veut, ça aussi je connais). 5) l'expert comptable refuse l'accès aux comptes ? Avec un point d'interrogation ? Et la plainte est contre X ? Faudrait être un peu niais pour faire un jugement h’tif et suivre uniquement l'auteur de l'article. Moi aussi on m'a proposé lors de mon installation un bidouillage de compta, honorable chambagri, débrouillez vous avec l'info incomplète (oh, pas beaucoup d'Euros, quelques milliers, autant vous dire que j'ai envoyé ch... tout le monde, je sais compter, zut et tant pis pour les subs )

      Donc si vous êtes amateur de sensation, suivez les journaleux, si vous êtes amateurs de vérité, lisez, et pas que ce qui vous intéresse, lisez et jugez après. Moi j'en sais rien, par rapport à ce qu'il a d'écris, il n'y a pas assez de matière à réfléchir, mais ce que je sais quand même c'est qu'il y en a pour f... la m... sans forcément être clair dans leurs écrits, j'aime pas, chacun ses préférences.

      S'il vous plait, tout ça c'est vraiment pas important, ne vous salissez pas avec toute ces informations destinées à discréditer le peu qui peut être beau et représenter un espoir. Moi je ne lis pas un journal, n'écoute pas la radio, et je n'ai pas la télévision, (ah, oui j'ai le web !) bref une vraie sauvage dans sa campagne. Je reçois les (pseudos) informations au travers de mes proches (bien plus civilisés, même très fins), j'ai confiance en eux mais pas en les pouvoirs qui essaie de les manipuler. C'est pas la peine de se fatiguer pour des pseudo frères qui sont peut-être inventés de toute pièce pour des besoins politiques ou autres dans le but de dégueulasser. Et ceux qui se délectent et répètent ceci, comment s'estiment t'ils ?

      Complicitement tienne Antonio et amicalement pour tout les autres.

      Eléonore

      • > petites reflexions sur la bêtise
        23 mai 2006, par Eléonore


      • Après un peu de repos...

        je suis allé vite en besogne, cette nuit, faut dire je suis rentrée tard (3 h) et me suis acharnée quand même. je n'étais pas déscendue partout dans le blog, Mais ça ne change pas le fond de ce que je pense des informations en général, données par des gens qui ont leurs façon de le faire. je ferais plus, être crevée et vouloir quand même faire,j'attendrais plus tard.

        A plus toutes et tous et bonne journée

        Eléonore

      • > petites reflexions sur la bêtise
        1er juin 2006, par Fabermother


      • Décidément, combien j'aime les Maçons sans tablier, bien plus que les tabliers sans maçons derrière ! Pour aimer la vacuité, et la vanité du décor, faudrait être très sot.

        C'est par le sang neuf que la Tradition perdurera, si les bachis bouzouks et les mamachouchis arrêtent de faire leur cirque stérile.

        Et si il reste encore quelques Transmetteurs pour initier, guider, les Apprentis et les Compagnons (et les jeunes MaÓtres, faut pas les oublier les petits chéris livrés à eux-mêmes).

        C'est pas gagné, mais c'est en route.

> Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
20 mai 2006

Bonjour à toutes et à tous, A la lecture de vos messages, je reste a chaque fois aussi satisfaite et ravie d'avoir decouvert ce site... Reflechissant et tentant de realiser un petit travail personnel, j'ai pris quelques notes sur le symbole dont je voudrais vous faire part... ces dernieres m'ont aidées dans l'approche de la conception symbolique...

le symbole est a l'origine une representation porteuse de sens, un systeme relevant de la connotation de l'analogie, des operations de distinction et de relation /unification qui produisent du sens pour 1 individu ou un groupe social.Raymond de Becker le definit dailleurs : " le symbole peu etre comparé à un cristal restituant differement la lumiere selon la facette qui la reçoit"

Le symbole est la realite visible qui invite a decouvrir des realités invisible ( miroir mon beau miroir... ) le symbole ne fait qu'un avec les symbolisés ; selon Creuzer il serait situé entre la forme et l'etre entre l'expression et l'idée. D'ou l'ambivalence et la polysemie du symbole ; son interpretation decoulant de la culture de chacun En tant que terme, symbole serait apparu en 1380. Le "symbolon" etait constitué de 2 morceaux d'un objet brisé, de sorte que leur reunion par un assemblage parfait constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaisance tres sur. Chez les romains Sacramentum designe le gage de fidelité, le serment prété a... l'empereur. Le symbole est donc dans une dualité entre un signifiant et un signifié...

plus trop le temps d'etre prolixe, je dois reprendre le travail, mais je tenterais de vous "produire" quelque chose d'un peu moins brouillon. Bon week end a tous Caro

  • > Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie
    21 mai 2006, par Fabermother


  • Bonjour chère Caro, bonjour toutes et tous.

    Quand à moi, je suis satisfaite et ravie de constater que tu es en train de passer tranquillement du stade "questions" au stade "réflexion".

    Rien à redire sur tes notes concernant le Saint du jour (St Bol, je suis d'humeur mutine en ce dimanche loll).

    Nous attendons avec impatience la suite de ta réflexion.

    Et comme je radote souvent (c'est l'’ge), je me plais à répéter : qui pose la question a déjà la réponse en lui (elle).

    A bientÙt de te lire.

    Faber

  • Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
    21 mai 2006, par Antonio


  • Hello folks, bonjour Caro.

    J'aimerais bien continuer à lire des brouillons pareils chère Caro. Bon il n'y en a pas que pour vous. Il y a un peu plus bas quelques paragraphes qui valent aussi leur pesant de caramels mous. Entre les posts de Faber (la boss du site), éléonore (qu'on ne présente plus), Sarah et Anne (les nouvelles petites dernières) je me dis qu'il n'y aurait actuellement que des femmes à oser y aller de leur réflexion ? Si les matous sont trop frileux, qu'il restent bien au chaud, pour pas qu'ils s'enrhument. Je me fais parfois la réflexion qu'il m'arrive souvent (un peu trop à mon gošt) de lire ou écouter des textes profanes dans un cadre Maçonnique (comme de forum, par exemple) dont le contenu est plus pertinent que ceux qu'il m'arrive d'écouter ou lire sortis de la bouche ou de la plume de Frères. Du coup je me pose aussi la question de savoir si le fait d'être un jour reçu dans une Loge fait oublier au nouvel Apprenti qu'il a un jour été curieux, qu'il a eu un jour soif d'apprendre. Je suis persuadé que même Jules Boucher ne trouverait rien à redire à votre approche de la symbolique, alors moi, vous pensez !

    En gros, la différence majeure entre la symbolique courante et la symbolique Maçonnique réside dans l'initiation. Cette dernière est nécessaire pour percevoir les sens qui peuvent s'attacher aux symboles communément attachés à le Franc-Maçonnerie. C'est vrai pour la Maçonnerie mais cela reste tout aussi vrai pour toutes les sociétés de ce type : initiatique et traditionnel. Et elles sont bien plus nombreuses qu'on ne l'imagine.

    Au plaisir de continuer à vous lire, Antonio.

    • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
      22 mai 2006


    • Bonjour Antonio et bonjour a toutes,

      Avant d'attaquer la journée, j'ai pris le temps de faire un tour sur ce forum . Je me suis posé la meme question que vous concernant la curiosité et la soif d'apprendre... j'y ai reflechi, j'ai observé autour de moi, ecouté et j'en suis arrivé a une conclusion qui m'a fait sourire.

      J'ai trouvé une analogie certaine entre la franc maconnerie et la maternité. je m'explique car cela pourrait paraitre confus. J'ai dans mon entourage un bon nombre de mes amies enceintes. certaines de leur premier d'autres de leur second voir de leur troisieme ; les nullipares se questionnent et cherchent a glaner des informations sur tout ce qui peux toucher de pres ou de loin la grossesse, l'accouchement, etc, etc la joie immense de devenir maman est sous tendue par une certaine apprehension liée a la nouvauté et au desir de bien faire, a la remise en question, a l'engagement que represente le fait de devenir parent ... bref a ce grand boulversement d'une vie ; quand a mes amies qui n'en sont pas a leur premier bebe, elles sont beuacoup plus dans le vecu immediat, dans l'eveil des sens... l'anxiété et la hate et les differentes apprehensions ne les tracassent guere car elles savent ce que cela est d'avoir un enfant et de le mettre au monde. Elles se posent donc beaucoup moins de questions car elles sont en terrain connu. Elles se basent sur leur experience et leur questionnement devient beaucoup plus metaphysique ; questionnement relativement peu comprehensible par les nullipares...mais tellement plus constructif meme si moins emouvant.

      Pour faire un clin d'oeil au symbole, j'en viens a me demander si l'approche du "monde franc maçon" n'est pas comparable a une premiere grossesse, l'initiation a un accouchement et la vie en loge a celle de l'education d'un enfant ou la remise en question, les valeurs et l'amour sous tendent un quotidien non plus centré sur l'apprehension et le questionnement mais sur le desir de voir grandir et s'epanouir la chair de notre chair... un petit frere ou une petite soeur dort tres certainement en chacun de nous, certains en ont pris conscience il y a longtemps et l'ont fait "evolué", d'autres le laissent " murir" alors que certains ne le voient ni ne le sentent meme pas...

      D'ou l'interet toujours grandissant que je porte a l'autre, a celui qui sait comme a celui qui doute car c'est dans le partage et le respect des differences de chacun que je pense que l'Homme évolue le plus justement.

      Sur ces dernieres paroles, je vous souhaite a toutes et a tous une excellente journée.

      Caro.

      • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
        22 mai 2006  


      • Ma file vient de se reveiller.... j'arrete de reflechir et je passe en mode action pour lui preparer son petit dejeuner et l'accompagner a l'ecole... un joli clin d'oeil de la vie qui colle a la perfection avec mes ecrits. caro

        • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
          23 mai 2006, par
        • Antonio


          Ouawou !

          C'est la confirmation de ce que j'avais toujours pensé sans jamais avoir osé me l'avouer : les filles ça empêche de réflechir !

          Vous bilez pas, c'est ma semaine italienne.

          A propos les filles, si des fois il vous prend l'envie de me tutoyer allez-y franco, je ne mords pas. Avec Faber et Léo on y va déjà au poil. Si vous commencez je suivrai. Honneur aux dames, tirez les premières.

          Bonne, quoi au fond ; jour ou nuit (barrer la mention inutile)

          Antonio.

          • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
            25 mai 2006, par Fabermother


          • Ca dépend où est placé le cerveau.

            Chez les femmes c'est dans la boÓte cranienne.

            wahhhhooooouuuu §§§*** ;'-pD))

            (ça y est, je pleure encore de rire, passe moi un mouchoir en papier)

            Fab ta bas mon baf

          • Oui, oui, oui,... encooooooore !
            25 mai 2006, par Antonio


          • Hé ben, dis donc !

            J'aurais jamais cru. C'est fou ce qu'on apprend des choses de nos jours.

            Dites les filles. Vous pensez vraiment que les externes vont radiner sur ce forum de fadas ? Avec toutes ces calembredaines et carabistouilles qu'on se traÓne ça devient douteux.

            Non, mais vous en voudriez vous, d'un site pareil ?

            A+ Mesdames (je commence) Antonio.

      • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
        22 mai 2006, par Fabermother


      • Te lire est un petit bonheur !

        Oui, je confirme, la démarche maçonnique est gestation, naissance, évolution...

        Là, Frère ou Soeur, nous sommes sur le même pied d'égalité en ce qui concerne l'accouchement de soi-même... et des autres.

        Radieuse journée Caro, à toi et à ta petite fille (je lui fais un gros bisou).

        Faber

        • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
          23 mai 2006, par Antonio


        • Dis voir un peu ma grande,

          Pour la grossesse, prière de t'adresser à Schwarzy, lui il connaÓt. Moi y en a pas (encore) connaÓtre. Pour le reste, on s'appelle, on se fait une bouffe et on en parle.

          A+, Antonio.

      • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
        23 mai 2006, par Antonio


      • Re (bonjour/bonsoir/bonne après-midi)(*) Caro.

        Décidément plus la nuit avance plus je me sens inspiré. Pour ce qui est de la grossesse, comme j'ai dit à Faber, je préfère prudemment passer outre. Je sais que de nos jours ce sont de petits détails que l'on peut arranger facilement, mais je préfère m'en passer pour l'instant.

        Par contre, les deux derniers paragraphes méritent que je m'y arrête. Globalement, je suis en phase, à un détail près cependant. La vie en Loge n'est pas tout à fait semblable à l'éducation d'un enfant quoique je doive reconnaÓtre qu'il y a de cela aussi, sans que ce soit la partie importante. Je me rends compte après quelques mois sur ce forum, qu'il est nécessaire de répéter encore et encore le but de la Franc-Maçonnerie. En termes simples c'est de concourir à l'amélioration de l'humanité en tentant de nous perfectionner nous-mêmes. La Franc-Maçonnerie est une voie pour y arriver. Ce n'est pas la plus facile mais je peux vous assurer qu'on y arrive. Tous les sites des Obédiences disent la même chose à quelques nuances près. Elles sont bien toutes d'accord là-dessus.

        Ce qui fait la différence avec l'apprentissage tel que nous le connaissons est que la Franc-Maçonnerie si elle est une école, elle n'apprend rien. Incidemment et au passage, une autre différence majeure avec les sectes. Il y a bien une doctrine mais pas de matière à faire gober et pas de dogme à croire (doctrine n'est pas dogme, mais un dogme a toujours une doctrine). Tout ce que la Maçonnerie fait, c'est de présenter les outils nécessaires à l'avancement et au développement personnels. Elle ne dit pas ce qu'il faut apprendre mais comment apprendre. Et cela fait une sérieuse différence. Et cet enseignement, si tant est que l'on puisse le qualifier ainsi, est gratuit. Enfin, pas tout à fait. On y cotise comme dans n'importe quel club. Faut quand même payer les locaux occupés et une cotisation à l'Obédience pour les charges administratives. mais ce ne sont pas des fortunes, comme ailleurs.

        Enfin, de gr’ce, je vous en prie à genoux gente dame, ne faiblissez pas dans l'intérêt que vous portez aux autres et si vous ajoutez, "quelles que soient leurs différences avec moi", cela devient tout à fait ravissant et, je vous assure, digne de tout le respect dont l'humanité puisse être capable.

        Bon, mes chéries, il se fait tard et à presque deux plombes j'ai les ch’sses qui font des claquettes ! A la revoyoure,

        Antonio


        (*) Barrer les mentions inutiles.

    • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
      22 mai 2006, par Fabermother


    • Bonjour mon Frère, bonjour toutes et tous.

      Il y a tout au moins un matou qu'on adore, dont on lit les réponses et réflexions avec délectation, et qui n'a pas peur de se mouiller. Je crois qu'il s'appelle Antonio, comme toi, quel hasard !

      Il n'est pas vraiment étonnant de voir les femmes oser s'exprimer plus vite. On a tellement mis leur parole sous le boisseau pendant des siècles de notre soi-disant ère, qu'elles ont eu le temps d'accumuler les idées, les questions, les réponses...

      Je le dis en toute tranquilité, car je ne suis pas une féministe acharnée, que je ne vois pas ce que j'ai à prouver, et que j'aime mon altérité masculine.

      Si nous avions le temps, la possibilité, d'ouvrir un peu plus le dialogue avec les profanes que nous enquêtons, si les marraines et parrains faisaient un peu plus leur travail, nos Loges deviendraient vite des beaux jardins fleuris au lieu de carrières de caillasses comme il s'en voit parfois.

      La pierre brute, oui, la caillasse, non !

      Fraternellement,

      Faber

      • Vous pouvez venir...
        22 mai 2006, par Eléonore

      • Vous pouvez venir...


        Message à l'intention des hommes qui passent ici sans s'arrêter.

        Après tout, si les autres matous ne montre pas leur nez, c'est p'têtre qu'ils ont une crainte...

        ATTENTION risque de symbolisme à deux balles !!!

        Dans mon troupeau de bêtes à crinières, cela se passe comme suit : La jument la plus expérimentée guide le troupeau, le beau macho ensemence, veille et rassemble amoureusement toutes ses amoureuses, fait l'éducation des petits jeunes et les autres m’les qui se sentent effacés par tant de brillance se tiennent respectueusement en périphérie.

        Alors avis aux matous qui se retiennent, pas la peine de rester à l'écart, toutes ses femmes ne sont pas à Antonio, et on dirait même qu'il se sentirait un peu seul, des fois ! On essaie justement d'être un peu moins primitifs, je le dis, au cas ou cela ne se serait pas remarqué.

        Si il y en a un qui reçoit cette bouteille, je lui dis, ´ bienvenu, assieds toi, et prends quelque chose avec nous ª.

        Désolée, c'était aussi mon quart d'heure de délire, mais ça me démangeais.

        Plein de bonnes choses à tous. Eléonore

        • > Vous pouvez venir...
          22 mai 2006, par Fabermother


        • Quand ça démange, faut se gratter ! C'est ce que as fait avec élégance et beaucoup d'humour décapant.

          J'attends avec impatience la réponse du très respectable animateur cité, par rapport à "ses femmes", et les éventuelles réponses des "m’les qui se sentent effacés par tant de brillance".

          Mais tu sais que tu es redoutable, chère Eléonore ! Je suis tout simplement écroulée de rire ;-DDD))) n'en déplaise aux lecteurs bougons.

          Je suis en l'état du haras qui rit !

          Faber

          • Venez, venez, mais pas trop près
            24 mai 2006, par Antonio


          • Faber, ma chérie,

            Etiens la lampe, sinon les autres très respectables gazouilleurs vont croire que le soleil est revenu.

            Et puis éléonore dans le ton qui la caractérise, ne m'attribue que deux balles. Même pas un paquet de clopes pour ça. Comment veux-tu que je rayonne après ça.

            Bisous à toutes, rideau pour ce soir. Antonio.

            • Mais non, tu vaux plus que ça !!!!
              24 mai 2006, par Eléonore

            • Mais non, tu vaux plus que ça !!!!


              Mes biquets

              Mais hé, ce n'était pas toi qui valait deux balles, c'était mon symbolisme et encore c'étaittrop cher car en réalité il n'a pas de prix. Je n'estime pas une bête sans avoir tourné autour, si tu trottes droit et que tu es planté en terre, que tu es sur le bon pied, que tu as bonne bouche, bon oeil, pas chatouilleux ni ombrageux et pas encore l'age d'être sage, alors tu vaux bien plus que deux balles.

              Faber, ma fée préférée, n'éteins pas la lumière, comme le demande cet affreux jojo, car il commence à y avoir du monde dans ce troupeau, et comme ça d'autres pourront se pointer en disant ´ j'ai vu la lumière alors je me suis arrêté ª.

              Faudra bien qu'il partage un peu, notre petit rigolo d'Antonio. D'autant plus que le lit a été si bien préparé, qu'il n'y a plus qu'à se coucher.

              Je vous étouffe de bisous

              Eléonore

              • > Mais non, tu vaux plus que ça !!!!
                25 mai 2006, par Fabermother


              • Leo mon p'tit lion,

                J'espère que l'autre biquet ne va pas tourner en bourrique avec nos facéties, déjà qu'il parle provençal comme une vache belge, qu'il pense que le loup est un canidé et non pas un poisson de méditerranée, et que l'araignée est forcément au plafond et non pas dans l'assiette (moi j'aime ce "morceau du boucher" saignant - mon nom obscur est Vampirella).

                Pour la lumière, pas de problème : on se partage le boulot. Quand il rayonne au zénith je rayonne au nadir, et vice versa. Ca nous évite les 3-8 stakhanosvistes et qu'on achève pas de suite les bourrins que nous sommes.

                Gros bisous, dame Eléonore.

                Faber

              • langage, finelement qui a de la finesse...
                28 mai 2006, par Eléonore


              • Chers que j'aime,

                Bon, cela m'ennuierait que l'on pense que le jargon des marchands de chevaux est grossier. Ce que j'ai voulu dire à Antonio, vaut pour un très bon cheval et peut servir à un humain, chez nous c'est comme ça, on bouffe du cheval mais pas dans l'assiette.

                Alexis Gruss, un de mes maÓtres, interposé, disait : le cheval est comme l'Homme on ne peut le dresser qu'à l'amour, il ne supporte pas d'être dominé.

                Donc, je recommence : Je ne connais pas quelqu'un tant que je ne l'ai pas vu. Si tu es franc et à l'aise, et que ton corps est solide, équilibré, que tu es sensible, que tu es bienveillant, pas irritable ni coléreux, et que tu es en pleine forme, alors tu vaux bien plus que deux balles. Et phrase finale :

                D'autant plus que la situation est préparée soigneusement, tout fonctionne comme il ce doit.

                La Pouliche avoinée.

              • >re- Mais non, tu vaux plus que ça !!!!
                28 mai 2006, par Eléonore


              • Chers que j'aime,

                Bon, cela m'ennuierait que l'on pense que le jargon des marchands de chevaux est grossier. Ce que j'ai voulu dire à Antonio, vaut pour un très bon cheval et peut servir à un humain, chez nous c'est comme ça, on bouffe du cheval mais pas dans l'assiette.

                Alexis Gruss, un de mes maÓtres, interposé, disait : le cheval est comme l'Homme on ne peut le dresser qu'à l'amour, il ne supporte pas d'être dominé.

                Donc, je recommence : Je ne connais pas quelqu'un tant que je ne l'ai pas vu. Si tu es franc et à l'aise, et que ton corps est solide, équilibré, que tu es sensible, que tu es bienveillant, pas irritable ni coléreux, et que tu es en pleine forme, alors tu vaux bien plus que deux balles.

                Et phrase finale : D'autant plus que la situation est préparée soigneusement, tout fonctionne comme il ce doit.

                La Pouliche avoinée.

            • > Venez, venez, mais tout, tout près
              25 mai 2006, par Antonio


            • Je me réponds à moi, comme cela ça élargit la colonne mais c'est pour les deux nanas ci-dessusse.

              Salut les filles.

              Ca valait le coup. Les deux qui arrivent à la rescousse d'un pauvre petit loup en mal de copains. Je les reconnais bien là mes frangines. Bon je m'avance un peu mais on fait avec ce qu'on a. Et en plus elles se sont si bien comprises que l'un entame à rebrousse-poil et l'autre qui te les lisse les poils. Et j'aurais tort de me plaindre. Pour qui sait lire, il y a autant de fermeté douce que de douceur ferme. Il n'est de pire sourd qui ne veut entendre. Et vous vous demandez pourquoi j'évince la concurrence ?

              Y parle pas provençau nomès un poquèt que ya tant se sembla al catal·. Y sempre pudrem parlar de la porte qui canta cuant s'y toca.

              Le petit intermède linguistique était offert par le Pastis "Tralala" le seul qui chante.

              Bisous mes chéries. Antonio.

        • J'arriiiiiiiiiiiiive !
          22 mai 2006, par Antonio


        • Ohé, les blondes, ça y est ? C'est fini oui ? Z'avez pas encore lu "CHASSE GARDEE" ou quoi ! Non, mais des fois ! Au charbon, tout le monde. C'est la révolution, ma parole ! Et le boss qui s'écroule avec tout ça. On vous a jamais appris qu'un matou ça fait le tour de SON quartier en arrosant à tout va histoire d'affirmer son territoire ? Oui, bon y pas que les matous mais pour l'instant y en a que pour eux. Les autres, à la casbah. Et comme je semble être le seul ... éléonore, y a pas que Faber à s'écrouler. Maintenant, si comme avec tes bestiaux il n'y en a que pour les femmes, je m'esbigne. Les mecs y z'ont qu'à rester à la périphérie comme tu dis. Allez, ciao bellisima ! Bonne nuit quand même.

          Antonio.

          PS : Ah oui, pour la bouteille c'est rapé : je te l'ai coincée au vol, vidée d'un trait et rien laissé pour les autres. Z'ont qu'à se bouger le... popotin quand ça tombre.

        • TaÔaut !
          23 mai 2006, par Antonio


        • Non mais, tu rigoles ?

          Où t'as été pêcher tout ça que je ne peux pas assumer ? éléonore, je suis abasourdi ! Moi ? Seul ? Non, écoute. Avec mes Frangins, on est tout de suite dans le sérieux et tout ça. Pas moyen d'en placer une sans qu'une tronche renfrognée ne vienne y mettre son grain de sel et comme quoi il faut rester sérieux, il faut penser avec sa cervelle et pas avec ses... mains, bref toutes les salades habituelles. Ici, mais je suis au paradis ! Comme dit Faber, faut gratter là où s'que ça pique.

          Il y a quelques temps, un Frérot m'a dit qu'il n'avait jamais trouvé d'ambiance aussi chaleureuse mais qu'est qu'on se marrait bien,... après. Bon, assez dé...blattéré pour aujourd'hui.

          Je t'embrasse et au plaisir de te lire,

          Antonio.

      • > Symbolisme, oui, eau ferrugineuse, non !
        23 mai 2006, par Antonio


      • Re, encore moi.

        Pour la mise sous le boisseau, on peut discuter. Par contre ton dernier paragraphe, je l'épingle. Je dois avoir écrit quelque part plus haut ma prise de position sur les malfrats de la Maçonnerie. Je bois tes mots comme du petit lait. Si ceux qui ont la connaissance faisaient ne fut-ce que leur boulot de base nous n'aurions pas à regretter tout cela. Je ne vais pas encore en rajouter une couche car, au fond, ce n'est même pas les plus important. Comme en plus j'ai promis de dominer mes passions, je stoppe là.

        En avant : je suis avec toi et avec ton pavé.

        Bien fraternellement, Antonio.

> Précisions sur l'utilisation de l'environnement
20 mai 2006, par Fabermother

Bonjour à toutes et tous.

Il n'est peut-être pas inutile (surtout pour les nouveaux participants) de rappeler comment utiliser l'environnement pour les nouveaux messages et les réponses.

Je reprends les rubriques une par une.

Titre : - en standard apparaÓt "Les Tenues Blanches de la Franc-Maçonnerie" ou le titre du post auquel vous répondez
 vous pouvez le garder, ou mettre le titre de votre choix

Texte de votre message : (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)
 à part tapez votre texte, rien à dire, sauf que le " - " devient une jolie petit puce d'alinea.

Lien hypertexte (optionnel) (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

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