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L'hoax, canular, plaie des messageries

Hoax : canular qui circule grâce au courrier électronique.
Qui ne s'est jamais déjà fait "hoaxer" et, en toute bonne foi, animé d'un sentiment de culpabilité, de solidarité, d'altruisme, de civisme, d'humanisme ou de cupidité a répondu présent à l'injonction ?

Pétitions par e-mails : Le cas des femmes afghanes

Relatant des faits réels et graves, cet appel n'est pourtant qu'un hoax d'origine américaine écrit par "sarabande@brandeis.edu". Les limites du compte e-mail étant largement dépassées, les sanctions ont été prises : le fournisseur a fermé son compte. Dans sa traduction française, l'ONU est mise à contribution par l'intermédiaire de deux adresses e-mails dont l'une est fausse. Ne pas confondre pétition à signer par e-mail et pétition sur un site web, seule, la deuxième solution peut être efficace.

Si vous souhaitez aider les femmes afghanes, ne propagez pas l'hoax que vous avez reçu mais, visitez le site de l'association NEGAR ainsi que le site the Feminist Majority Foundation, des pétitions sont à votre disposition.

Au reste, ce petit calcul prouve l'ineffiicacité et la nuisance des chaines et pétitions par e-mails :

Vous signez et envoyez à 10 destinataires qui signent et renvoient à 10 autres destinataires qui ... A partir du 3ème niveau, la pétition a recueilli 100 signatures. Pourtant, seules 3 signatures figureront sur chacun des mails partant vers 1000 destinataires différents.

Malgré les quelques 407 millions d'internautes, le calcul nous montre qu'au bout de 10 envois, ce sont 1 milliard d'e-mails (10 puissance 10) qui risquent de transiter sur l'internet et pourtant, seules 10 signatures au maximum peuvent se trouver sur chacun des e-mails. Le "poids" du fichier faisant 7ko, le total des e-mails risque de frôler les 7000 giga-octets... Et pourtant, aucun e-mail ne sera envoyé à l'adresse indiquée !!!

 

Texte de l'hoax version française

Merci d'avance de bien vouloir prendre le temps de lire ce message. N'hésitez pas à le copier, le transmettre au plus grand nombre de personnes possible, sans oublier de le signer en rajoutant votre nom à la liste.
Le gouvernement afghan mène la guerre aux femmes. La situation s'est détériorée à un tel point que, dans un éditorial du Times, quelqu'un a comparé le traitement des femmes là-bas au traitement des juifs dans la Pologne du pré-holocauste. Depuis la prise du pouvoir par les Talibans en 1996, les femmes doivent porter le burqua, sont battues et lapidées en public si elles n'ont pas l'habit adéquat, ne fut-ce que si le filet ne couvre pas les yeux. Une femme a été battue à mort par une foule de fondamentalistes pour avoir incidemment exposé son bras en conduisant. Une autre a été lapidée A MORT pour avoir tenté de quitter le pays avec un homme qui ne faisait pas partie de sa famille. Les femmes ne sont pas autorisées à travailler ni même à sortir sans un parent de sexe masculin. Les femmes, qui travaillent en tant que professeurs, traductrices,
médecins, avocates, artistes et écrivains, ont été contraintes de quitter leur travail et ont été renvoyées à la maison, de sorte que les dépressions deviennent tellement répandues que le phénomène a atteint un seuil d'urgence. Il n'est pas possible, dans une société islamique à l'extrême, de connaître le taux de suicides avec certitude, mais les représentants d'organismes humanitaires estiment que, pour les femmes qui ne parviennent pas à trouver les médicaments et traitements adéquats pour dépression et préféreraient mourir que de vivre dans ces conditions, le taux a augmenté de manière significative, Les maisons occupées par des femmes doivent avoir leurs fenêtres peintes, de sorte que les femmes ne puissent jamais être vues de l'extérieur. Elles doivent porter des chaussures qui ne font pas de bruit, de manière à ne jamais être entendues. Les femmes craignent pour leur vie à la moindre "mauvaise conduite". Le travail leur étant interdit, les femmes célibataires ou sans membres de leur famille de sexe masculin meurent de faim ou mendient dans la rue, fussent-elles titulaires d'un doctorat. Il n'y a pratiquement pas de traitements médicaux pour les femmes, et les représentants d'organismes humanitaires ont pour la plupart quitté le pays. Dans un des rares hôpitaux pour femmes, un journaliste a trouvé des corps immobiles, presque sans vie, couchés sur des lits, enveloppés dans leur burqua, réticents à parler, à manger ou à faire quoi que ce soit, dépérissant à petit feu. D'autres sont devenues folles. On les a vues tapies dans les coins, se balancant ou pleurant, pour la plupart, de peur. Un médecin envisage de laisser ces femmes face à la résidence du Président, en signe deprotestation pacifique, quand le peu de médicaments restant sera épuisé. La situation est arrivée à un point où le terme "violation des droits humains" est un euphémisme. Les maris ont droit de vie et de mort sur les femmes de la famille, en particulier sur leurs épouses, mais une foule en colère a tout autant droit de lapider ou de battre une femme, souvent jusqu'à ce que mort s'en suive, pour avoir exposé une once de chair ou avoir offensé l'un d'entre eux de la manière la plus insignifiante. Selon David Cornwell, les Occidentaux ne devraient pas juger le peuple afghan pour ces traitements, parce que cela fait partie de leur "culture"; ce qui est faux. Jusqu'en 1996, les femmes jouissaient d'une relative liberté pour travailler, généralement pour s'habiller comme elles le souhaitaient, pour conduire et apparaître seules en public. La rapidité de la transition constitue la principale raison des dépressions et des suicides. Les femmes qui, par le passé, étaient éducatrices ou médecins, ou qui, simplement, étaient habituées à des libertés humaines basiques, sont à présent durement réprimées et traitées comme des sous-êtres, au nom de l'islam fondamentaliste et rétrograde. Il ne s'agit pas de tradition ou de culture, au contraire. Les mesures sont extrêmes, même dans les cultures ou le fondamentalisme constitue la règle. Par ailleurs, s'il était possible de tout expliquer par la culture, nous ne devrions pas être horrifiés de ce que les Cartaginois sacrifiaient leurs nouveaux-nés, de ce que des petites filles sont excisées dans certaines régions d'Afrique, de ce que les noirs, dans les années trente au fin fond des Etats-Unis, étaient lynchés, interdits de vote et forcés à se soumettre á des lois racistes. Tout être humain a le droit à une existence tolérable, y compris les femmes d'un pays musulman situé dans une partie du monde que les Occidentaux ne comprennent pas. Si nous pouvons user de menaces militaires au Kosovo au nom des droits humains des Albanais, l'OTAN et l'occident peuvent certainement dénoncer pacifiquement le scandale de l'oppression, du meurtre et de l'injustice commis à l'encontre des femmes par les Taliban.

""""""""""""""DECLARATION""""""""""""
Par notre signature, nous nous accordons à reconnaitre que le traitement actuel des femmes en Afghanistan est tout-à-fait inacceptable et mérite le soutien et l'action des peuples des Nations Unies, et que la situation actuelle en Afghanistan ne sera pas tolérée. Les Droits de la femme ne constituent nulle part un sujet mineur. Il est INACCEPTABLE qu'en 1999 des femmes soient traitées comme des sous-etres et des propriétés. L'égalité et la décence sont un DROIT, nonune liberté, que l'on vive en Afghanistan ou ailleurs.
Veuillez indiquer votre nom, ville et pays, en signe de soutien. Ensuite, copiez et envoyez le message par E-MAIL à autant de personnes que possible. Si plus de 50 noms figurent sur la liste qui vous parvient, veuillez envoyer une copie à :
Mary Robinson, Haut-Commissaire, UNHCHR : webadmin.hchr@un.org, et à Angela King, Conseiller spécial sur les questions de genre et l'avancement des femmes, UN, daw@undp.org courrier à : daw@undp.org Dans l'éventualité où vous vous décidez de ne pas signer, n'arretez pas la pétition (faites suivre)!

 

Voir aussi :

Pour éviter de propager ces rumeurs du Web, nous vous conseillons de jeter un coup d'oeil sur le site HoaxBuster, véritable centre de veille sur les nouveaux "hoaxes". Pour ce site, une seule devise :
"Merci de ne pas faire suivre cet Hoax et de le détruire dès réception."

 


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