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L'Office Central de Lutte contre la Délinquance Itinérante
L'Office Central de Lutte contre la Délinquance Itinérante (OCLDI) est une structure interministérielle rattache à la sous-direction de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale.
Il est Installé sur le site d'Arcueil (94).
Créé par décret du 24 juin 2004 et dirigé par un colonel de gendarmerie qui a pour adjoint un commissaire de police.
Effectif :
35 officiers et sous-officiers,
7 policiers,
2 inspecteurs des impôts,
un inspecteur des douanes.

L'office central de lutte contre la délinquance itinérante, qui dispose de groupes d'enquête à compétence nationale, est plus particulièrement chargé du démantèlement des réseaux structurés de criminels et délinquants itinérants en plusieurs points du territoire, voire au-delà de nos frontières.
Agissant en concours des unités de gendarmerie et des services de police, d'initiative ou sur saisine des magistrats, l'office est en mesure d'apporter une aide et une expertise aux unités.

Il constitue pour la France le point de contact central, entretenant des liaisons avec les services spécialisés des autres Etats et avec les organismes internationaux en étroite collaboration avec les services concernés de la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

L'OCLDI intervient dans le cadre de la formation continue des militaires de la gendarmerie et des fonctionnaires de la police nationale afin de les sensibiliser à la la délinquance itinérante et aux moyens les plus adaptés pour lutter contre ce type de criminalité.

Les infractions les plus caractéristiques de la délinquance itinérante sont :

- les arrachages de distributeurs automatiques de billets
- les vols dans les châteaux
- les vols de métaux et de fret
- les vols avec effraction au préjudice d'établissements bancaires ou de grandes surfaces
- es escroqueries avec ou sans violence commises en bande organisée
- les vols avec effraction commis par des mineurs dans des maisons d'habitation
- les agressions de personnes âgées.

Sans écarter les actions de prévention et de sensibilisation à destination des victimes potentielles, le dispositif mis en oeuvre est principalement répressif. Il s'engage dans les enquêtes et dans l'élaboration de plan d'action pour faire face à cette criminalité en s'appuyant sur le maillage et la complémentarité fonctionnelle des unités de gendarmerie et des services de police.

L'OCLDI met sur pied des cellules d'enquête à compétence nationale pour contrecarrer les exactions de ces équipes de criminels spécialisées et organisées.

Depuis 2004, le travail de 68 cellules d'enquête au sein de la gendarmerie et de 42 groupes d'enquête au sein de la police a permis d'aboutir respectivement à 708 et 152 interpellations. L'office assure également l'observation et l'étude des comportements délinquants les plus significatifs de la criminalité itinérante, ainsi que l'animation et la coordination des investigations entrant dans son champ de compétence au niveau national.

En outre, il centralise, analyse et exploite la documentation relative aux faits et infractions liés à la délinquance itinérante ; il assiste les unités de gendarmerie et les services de police confrontés à ces phénomènes.
Au plan international, l'office entretient des liaisons opérationnelles avec les services spécialisés des autres Etats confrontés aux mêmes phénomènes criminogènes. Il a noué des relations privilégiées avec la Roumanie, la Bulgarie, la Lituanie, par le biais du réseau de ses correspondants à l'étranger ou celui des attachés de sécurité intérieure.

Cette vocation internationale de l'OCLDI tend à se développer du fait du nombre des crimes et délits perpétrés sur le territoire national par des ressortissants des pays d'Europe centrale, orientale et balkanique. Elle contribue aussi à l'enrichissement des fichiers d'analyse de l'office européen de police (EUROPOL) liés à cette criminalité.

Après deux années d'existence marquées par un bilan satisfaisant, les axes d'effort de l'office sont actuellement les suivants :
- soutien des cellules d'enquête mises en place dans les régions de gendarmerie et des groupes d'enquête de la police nationale
- création d'un groupe "relations internationales" destiné à assurer le traitement des commissions rogatoires concernant les phénomènes de délinquance itinérante, qu'elles soient à destination des pays étrangers ou qu'elles proviennent de ces mêmes pays
- organisation de deux séminaires internationaux dans le cadre du collège européen de police (CEPOL) et du programme européen de coopération policière et judiciaire en matière pénale (AGIS)
- accentuation de la coordination en matière de lutte contre les vols de fret et, plus particulièrement, de métaux en développant un partenariat soutenu avec les organisations professionnelles.

Source : Sirpa Gendarmerie.

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Fichier de suivi des titres de circulation
délivrés aux personnes sans domicile ni résidence fixe (SDRF)

Service gestionnaire : gendarmerie
Référence légale : arrêté interministériel du 22 mars 1994 modifié par l’arrêté du 28 février 2005
Finalité : assurer le suivi des titres de circulation délivrés aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe
Informations enregistrées
– État civil du titulaire du titre
– Photographie
– Informations sur le titre (no, date, etc.)
Destinataires des informations
– Unités de gendarmerie
– Services de police
– Services préfectoraux
Durée de conservation
– 6 mois après la sédentarisation du titulaire
– Fiches détruites au décès de la personne SDRF ou lorsqu’elle atteint 80 ans
Droit d’accès : direct, auprès de la DGGN

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