|
D'une dernière cuite,
Oliver Reed s'en est allé. Il tournait son
cinquante-troisième film, The Gladiator, production signée Spielberg.
«Détruisez-moi et vous
détruisez le cinéma
britannique,
disait-il, laissez-moi
grandir, au contraire, et je serai la plus grande
star du pays. Je suis monsieur Angleterre.»
Sale
caractère, Oliver Reed fut viré du
plateau de l'ile aux
pirates de Renny
Harlin après avoir montré ses fesses
au réalisateur et à sa star
d'épouse, dragueur
invétéré, il aime mieux boire
et voyager que faire l'acteur.
Oliver Reed débuta sa carrière, avec
le grand cinéaste de l'horreur anglaise
Terence Fisher (les
Deux Visages du Dr Jekyll, la Nuit
du loup-garou), il
est parfait. Ses larges épaules soutiennent
la comédie musicale Oliver
de son oncle Carol Reed (Le troisième
Homme). Admirable
dans les
Damnés de
Joseph Losey, Oliver Reed y est un chef de bande
inquiétant, à la tête d'un gang
de blousons noirs qui sèment la terreur dans
toute la région.
Juste après Losey et mai 1968, Oliver Reed
se rend célèbre avec une scène
de lutteur nu dans Love
signée Ken Russell qui l'emploie de nouveau
dans les
Diables (1971) et
Tommy (1975). Reed est l'Athos
des Trois
Mousquetaires de
Richard Lester. Il sera Proximo pour longtemps, il
venait d'avoir 61 ans.
|