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Monge, Casteljau et Bézier

Jusqu'à la Renaissance, l'art du trait est l'instrument de définition de la forme des pièces. Ce que l'on connait de la géométrie et du calcul sert à traçer directement la forme de la pièce à réaliser.
Au XVieme siècle, un architecte - Brunelleschi - crée une méthode établissant la correspondance entre plan et élévation, ce qui permet de définir complètement les dimensions d'un objet.

Au début du XIXieme siècle, la géométrie descriptive, crée par Monge, fut appliquée pour tenter de combler le retard technique et industriel de la France. Avec la "Descriptive" le dessin technique devint un outil de calcul, de prévision et de communication.
En 1935 apparaissent les premiers dessins tolérancés, permettant la création de pièces parfaitement interchangeables. Cinquante ans plus tard, la CAO allait reproduire un bouleversement analogue.

 

En 1958, Casteljau, chez Citroën, crée une méthode de définition des surfaces complexes (formes à pôles) permettant l'usinage des outillages de carosserie par MOCN.

 

En 1960, Pierre Bézier, qui avait conçu et réalisé en 1945 les premières machines-transferts chez Renault, s'attaque au même problème. Trouver une définition unique, complète, invariable, transmissible sans altération et immédiatement utilisable par tous afin d'éviter les dispersions créées par les différentes méthodes et "tours de main" de chacun.

 

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